mercredi 4 février 2026

ROME 2026, PALAZZO DORIA PAMPHILJ, LES CARAVAGE, INNOCENT X

 

Le palais Doria Pamphilij dans la via del Corso, l'un des rares à Rome à être encore habité par ses premiers propriétaires, est le siège de la galerie du même nom et conserve un patrimoine extraordinaire de meubles et d'œuvres d'art.

Le noyau le plus ancien, qui remonte à la moitié du XVe siècle, fut commencé par le cardinal Nicolò Acciapacci, auquel succéda le cardinal Fazio Santorio, qui reconstruisit entièrement l'édifice entre 1505 et 1507. Ensuite, il le céda au pape Jules II Della Rovere, qui souhaita le donner à son neveu. Le palais fut acheté et agrandi en 1601 par le cardinal Pietro Aldobrandini, neveu de Clément VIII. En 1647, Olimpia Aldobrandini l'apporta en dot à Camillo Pamphilj, neveu d'Innocent X, qui chargea Antonio Del Grande de la construction des façades sur la Via Lata et la Via della Gatta. C'est à Innocent X que l'on doit la création de la splendide galerie, dont les peintures sont disposées en respectant le plan de la fin du XVIIIe siècle. 

Le bâtiment, construit au XVIe siècle, est passé aux mains de grandes familles romaines au cours des siècles et il devient possession de la famille Pamphilj en 1647, quand Olimpia Aldobrandini épouse le Prince Camillo Pamphilj. La famille Pamphilj n'est pas favorable à ce mariage car Olimpia est veuve du prince Borghese dont elle a eu 5 enfants et Camillo ,pour ce marier, renonce au cardinalat.

Olimpia est féconde qui a 5 enfants de Camille,dont Giovanni Battista , Benedetto et Anna Pamphili qui épouse à l'aristocrate génois Giovanni Andrea III Doria-Landi en 1671. Lorsque la branche romaine de la famille Pamphlili s'éteint en 1760, ce sont les descendants d'Anna Pamphili et de Giovanni Andrea Doria-Landi qui héritent du palais de Rome. La famille Doria est la grande famille de Génes, amiraux, armateurs ...

L'architecture du Palazzo Doria Pamphilj est un témoignage impressionnant de l'art du baroque romain. La façade du palais, qui se trouve sur la rue animée Via del Corso, reflète l'élégance et le faste de l'époque. Les architectes du palais, dont Carlo Maderno et Antonio del Grande, ont créé une œuvre qui allie monumentalité et finesse. L'intérieur du palais est orné de fresques élaborées, de stucs dorés et de magnifiques peintures au plafond. 


Nous sommes dans la chambre des Velours guidé dans l'audio-guide par l'actuel propriétaire.
On remarque ce buste de Benedetto Doria-Pamphilj. Le génie d'Algardi pour la représentation sobre du caractère a toujours été admiré. Le nombre de bustes de portraits par sa main est considérable. Il semblerait que déjà dans les années 1630 Algardi avait commencé à s’éloigner de son réalisme intense. Abandonnant le traitement chaleureux et vif de la surface et la subtile différenciation de la texture, il a remplacé la fraîcheur des premières œuvres par une noble distance dans ses bustes ultérieurs. L'un des plus beaux de cette période, le membre élégant de la famille Pamphilj expose ce classicisme à la perfection. Le traitement de la chevelure, de la collerette et des plis du vêtement est somptueux. 
La salle du trone : Selon une ancienne tradition romaine, le trône, qui appartenait autrefois au pape Innocent X et qui est tourné vers le mur, n'est tourné que lors de la visite d'un pontife.

 

La salle de danse ou salle de bal a en réalité été rénovée au 19ème siècle par l'architecte Busiri Vici  mais l’ambiance et le style restent en parfaite harmonie avec le reste du palais.  Chacune des pièces montre un plafond avec des peintures de la Renaissance et des stucs dorés. Dans un coin de la salle de dance, une petite pièce est destinée aux musiciens, ouverte sur la salle. 



"Les grands palais seigneuriaux avaient toujours un espace privé réservé à la prière, une île de spiritualité où les membres de la famille pouvaient chercher refuge et trouver du réconfort dans le silence du culte. Au Palazzo Doria Pamphilj, ce lieu est la chapelle enchanteresse, conçue par Carlo Fontana entre 1689 et 1691 et encore rénovée et embellie à diverses époques au cours des siècles. Au milieu du XIXe siècle, Tommaso Minardi, le peintre puriste et conseiller artistique de Filippo Andrea V Doria Pamphilj, a peint le couronnement de la Vierge sur le coffre. Au plafond de l’Antechapel, la fausse décoration monochrome en perspective crée l’illusion d’un dôme, donnant l’impression que tout l’espace est projeté vers le divin. La chapelle et l'antéchapel du Palazzo Doria Pamphilj abritent un certain nombre de reliques intéressantes. Parmi ceux-ci, il y a les vestiges parfaitement conservés de sainte Théodora, sauvés d'une mort enflammée, selon la légende, lorsque l'intervention divine a divisé les flammes devant elle, et les reliques d'un saint martyr connu sous le nom de Centurion, qui aurait été l'un des gardes romains impériaux présents à la crucifixion de Jésus.

Il convient également de noter les anciennes stations céramiques de la Croix et la lampe suspendue en bronze doré conçue par Le Bernin. Il y a aussi un buste du pape Innocent X par Domenico Guidi.

Le sol de la chapelle est recouvert de tomettes en terre cuite qui font un extraordinaire effet de trompe-l'oeil.


J'ai beaucoup aimé cette statue dont je suis incapable de citer le sculpteur,le rendu de la chevelure et des dentelles est étonnant. 
De là partent les quatre galeries qui entourent la cour intérieure, où l'on admire les œuvres de la collection privée, tellement nombreuses qu'elles couvrent toute la hauteur des murs. Les artistes italiens les plus célèbres y sont représentés: Raphaël, le Titien, Hannibal Carrache, Guido Reni, le Corrège, Dosso Dossi, le Dominiquin, le Guercino, Giorgio Vasari, mais aussi les peintres flamands les plus importants comme Hans Memling, Jan Brueghel le Vieux et Pieter Brueghel le Vieux. 

 
On admire d'abord un buste de Olimpia Doria Pamphili et une Descente de Croix par Paolo Veronese.
 
Le cabinet Velasquez est une merveille qui ne recèle que 2 œuvres.
En 1649, Velázquez retourne en Italie, missionné cette fois par Philippe IV qui veut enrichir ses collections : le peintre des Ménines est chargé d'acquérir des œuvres d'art pour les palais royaux. De nouveau séduit par les charmes de la péninsule italienne et de Rome, Velázquez s'attarde un peu plus longtemps que prévu : loin de la cour, l'air doit lui sembler plus léger. Durant ces deux années, l'artiste s'acquitte de sa tâche et peint deux chefs-d'œuvre : la Vénus au miroir et le Portrait du pape Innocent X , deux sommets dans l'art du nu et celui du portrait. En voyant son reflet sous le pinceau du maître espagnol, le souverain pontife l'aurait refusé avec ce commentaire : "troppo vero"  trop vrai... Ce tableau a en tout cas fasciné des générations d'artistes dont Francis Bacon, qui le considérait comme « le plus remarquable portrait jamais peint » et en a réalisé plus de quarante variantes. Le portrait d’Innocent X est sans conteste l’un des joyaux absolus de la collection, un chef-d’œuvre incontesté du XVIIᵉ siècle. On y voit Giovanni Battista Pamphilj, pape de 1644 à 1655, figé dans une vérité troublante par le pinceau de Diego Velázquez, peintre de cour de Philippe IV d’Espagne. Réalisé sans doute entre la fin de 1649 et janvier 1650, lors du second séjour de l’artiste à Rome, le portrait d’Innocent X s’inscrit dans une époque de profonds bouleversements politiques. Au lendemain de la paix de Westphalie, la papauté s’était ralliée à l’Espagne des Habsbourg, délaissant la France.Le pontife, réputé pour son caractère ombrageux, prompt à la colère et difficile à fléchir, fut durablement marqué par l’influence de sa belle-sœur, la puissante Donna Olimpia , véritable figure de proue de la politique romaine du milieu du XVIIᵉ siècle. Assis dans un fauteuil pontifical au haut dossier écarlate, orné de riches pommeaux dorés, il s’impose à la fois par la majesté de sa posture et par la vérité impitoyable du regard. La main droite repose nonchalamment sur l’accoudoir, tandis que la gauche serre une feuille de papier portant l’inscription : « À la Sainteté de Notre Seigneur Innocent X, par Diego de Silva Velázquez, peintre de la Chambre de Sa Majesté Catholique ».
Face au portrait, le buste du pape. Bernin a sculpté 2 bustes sculptés vers 1650,  il l se peut que le Bernin ait exécuté une deuxième version au moment où il a découvert une imperfection dans la première.  
On débouche dans la seconde galerie, perpendiculaire à la première, la "galerie des Glaces".

 

La magnifique galerie des Glaces du palais est la seule partie de la galerie d’art à visiter, où ne sont pas accrochées de peintures. A la place, elle est percée de larges fenêtres et couverte de miroirs, un grand luxe à l’époque de sa création. Avec la fresque de son plafond, ses statues et ses candélabres, on comprend son rôle de salle d’apparat pour relier les différentes parties de la collection d’art.

Isabella di Aragona – Mona Lisa – Raffaello Portrait de Doña Isabel de Requesens y Enríquez de Cardona-Anglesola est une peinture à l'huile datée vers 1518 qui était autrefois censée représenter Isabelle d'Aragon Il a été attribué à Raphael, Guido Romano ou l'école de Raphaël; il est maintenant généralement pris pour avoir été exécuté par Giulio Romano sur la base d'un croquis de Raphaël, puis modifié par Raphaël. Le personnage, représenté assis orienté de trois-quarts vers la gauche et regardant vers le spectateur, remplit l'espace du premier plan jusqu'aux bords droit et gauche du tableau. Il est richement habillé, portant chapeau de la même couleur que la robe de velours rouge ; les revers sont plus clairs, dorés ainsi que les passementeries, l'extrémité des manches apparaît en blanc vers les mains, la gauche en appui au niveau du genou, la droite levée dans une pose élégante, tenant sa fourrure assimilable à un furet.Le décor du fond à gauche laisse entrevoir une architecture classique avec des arcs et deux colonnes ainsi qu'une perspective vers un paysage collinaire à ciel bleu ; un autre personnage vu de dos est visible entre les colonnes. À droite du tableau, entre les détails du mur sombre, apparaissent deux faces simiesques orientées à gauche. Le tableau est traité à la manière de la Joconde de Léonard de Vinci.

Depuis le baies vitrées, belle vue sur le patio arborée.
Dans la galerie des glaces, on est à la fois charmé, surpris et amusé par les nombreuses statues antiques rafistolées. On y voit des bras dépareillés, des longues fêlures comme des cicatrices. 










Peter Bruegel l'Ancien, "bataille navale dans la baie de Naples". Cette vue du port de Naples n'a été exécutée qu'après le voyage du peintre en Italie. Mais si Brueghel s'est bien rendu sur place, il s'inspire ici de vues plus anciennes de la cité. La représentation de bateaux à voile répond à une mode de l'époque. On conserve plus d'une douzaine de gravures sur cuivre de moindre importance, presque entièrement couvertes de navires de guerre et de commerce, et mentionnant Brueghel comme le dessinateur. Pourtant le peintre n'a pas réalisé le moindre tableau figurant une bataille historique. 
Nous allons découvrir les 3 oeuvres du Caravage que possède la galerie, le plafond est superbe.
Le Saint Jean Baptiste au bélier

"La scène est tendre, un peu étrange. Dans ce corps à cornes saisi sur le vif, un jeune garçon enlace un bélier. Étendu nu dans sa diagonale lumineuse, il nous adresse un regard rieur. Ses petites frisettes font écho aux spirales de la bête, comme un clin d’œil complice. Affalé sur un plan de branches, de draps et de peaux de bêtes, il fait penser à L’Amour victorieux. Presque désinvolte, sa posture intrigue. Prend-il appui sur sa jambe droite pour se relever ou est-il confortablement appuyé sur son bras gauche pour un long moment ? L’instant est signé Caravage, à tous les étages : clair-obscur, chair en lumière, drapé rouge et jeune modèle tout droit sorti des bas-fonds romains pour nous présenter son anatomie d’éphèbe.

"Le  Repos pendant la fuite en Egypte".Ce tableau représente la Sainte famille qui fuit la persécution d’Hérode pour aller en Egypte. Dans ce moment dramatique, le peintre invente une pause dans le temps, presque magique, le tout baigné dans la douceur du soleil couchant. On dirait que le temps s’est arrêté. La scène devient alors intemporelle, on n’est plus ni à Noël, ni avec la sainte famille seule, mais dans chaque situation de repos dans une situation difficile.
Comment ne pas penser aujourd’hui encore plus qu’en d’autres temps à chaque migrant,
à chaque réfugié qui fait une pause, reprend son souffle, conscient de ce qui s’est passé et
conscient de ce qui pourrait encore se passer. Il y a de la sérénité dans la scène, mais il y
a aussi de la gravité. Jésus est blotti dans les bras de sa mère, c’est une image de grande tendresse. Une mère protège son enfant, on pourrait imaginer qu’elle lui chante une berceuse et elle le tient comme chaque mère tient son précieux bébé, tentant de le protéger de tout. Mais en même temps il semble qu’elle-même essaie de se persuader que tout ira bien, serrant fort son bébé. Là encore, cette scène est plus qu’une représentation de Marie et de Jésus. Marie semble fatigués, angoissée . Elle sait tout ce qui peut encore leur arriver. Elle sait pourquoi elle a fui, elle sait ce qu’elle a fui. Jésus dort et donne une impression de sérénité absolue, telle qu’on la retrouve en fait dans chaque bébé qui dort dans les bras de sa mère. Enfin, on remarque encore que le centre du tableau, c’est l’ange et non Jésus.  En effet, l’ange est au centre de l’image, mais nous ne le voyons que de dos. Il est complètement tourné vers la Sainte Famille, et nous contemplons ce moment entre ces quatre personnages depuis l’extérieur. Le Caravage était très attentif à la position du contemplateur face à l’image. Il choisissait des positions étonnantes pour les personnages sur ses peintures. Celle que nous contemplons aujourd’hui est d’ailleurs aussi sa première peinture « narrative » – une peinture qui plonge nous dans une histoire entière. Et c’est aussi sa première grande peinture  où Le Caravage commence à peindre des corps entiers. Le repos pendant la fuite en Égypte est une scène qui n’est pas mentionnée dans la Bible, mais qui fait partie d’une légende qui se forma au Moyen Age. Selon cette légende, Joseph et Marie firent une pause sur leur chemin en Egypte.  L’enfant Jésus ordonna à leurs branches de se baisser pour que Joseph puisse
cueillir des fruits, et ordonna qu’une source sorte d’en-dessous les racines pour que ses
parents puissent boire de l’eau. Cette légende fut étoffée au cours des siècles. L’ange qui
joue de la musique pour la Sainte famille, par exemple, vient consoler la Sainte Famille sur
sa longue route. En même temps il ajoute, avec ses ailes noires d’hirondelles, une note de gravité à l’image. Le morceau qu’il joue est un motet du compositeur flamand Noël Bauldewyn inspiré par le Cantique des Cantiques. « Quam pulchra es », combien tu es belle, est le chant adressé à Marie. L’ange, avec l’aide de Joseph qui lui tient les notes, joue donc un air sur la beauté de la mère de Jésus .
La Madeleine repentante est un tableau exécuté par le Caravage, vers 1593, soit peu après son installation à Rome. La prostituée devenue sainte. 

« Le Caravage peignit ainsi une jeune fille assise sur une chaise, les mains dans son giron et occupée à se sécher les cheveux ; il la représenta dans une pièce et, ajoutant un petit vase à parfum et quelques bijoux dispersés sur le sol, il prétendit qu’il s’agissait de sainte Madeleine".

 Marie-Madeleine devient un sujet d’inspiration dans les domaines pictural et littéraire, incarnant, avec ses attitudes , la pécheresse repentie.

Le peintre représente Marie-Madeleine sous les traits d’une jeune femme, vue en plongée, dans un intérieur sombre, dépouillé, éclairé par un rai de lumière projeté dans l’angle supérieur droit et formant un triangle, évocation du message divin. Elle est assise sur une chaise basse, prostrée dans une position ovoïde, les yeux clos, la tête penchée sur le côté gauche, les longs cheveux roux dénoués et venant vraisemblablement d’être lavés ; elle est vêtue d’un chemisier blanc dont la chute dénude son épaule droite, d’une robe retroussée jusqu’aux genoux par-dessus une jupe à tissu damassé.

Subtilement, Caravage nous montre son héroïne dans sa phase ultime de conversion et le conflit intérieur qui l’anime ; elle est solitaire, une délicate larme tombe sur le côté droit de son nez, elle est plongée dans une profonde méditation et, humblement, se prépare à son nouveau destin spirituel. En signe de renoncement aux plaisirs de sa vie passée, elle abandonne sur le sol ses bijoux en or et son collier de perles blanches, qu’elle a cassé. 


Le Cabinet Tenerani

Le cabinet contient trois bustes du XIXe siècle du prince Filippo Andrea V Doria Pamphilj, son épouse Lady Mary Alethea Beatrix Talbot Doria Pamphilj et sa sœur Lady Catherine Gwendoline Talbot Borghese, très appréciée par les Romains pour leurs œuvres de charité inlassables. Les bustes, du sculpteur puriste Pietro Tenerani, un étudiant de Canova, ont été commandés par le prince Filippo Andrea V en 1850. pOur conclure cette visite extraordinaire , nous pénétrons dans la salle  "Aldobrandini"». Ici sont placés un peu pêle-mêle des œuvres antiques et des tableaux de la Renaissance. 


Au milieu de la pièce une belle statue de centaure, en marbres de plusieurs couleurs. Cette œuvre fut découverte à Albano, près de Rome, au milieu du 19ème siècle. Son état impeccable est dû à une restauration très profonde. Il s'agit d'une remarquable réplique, datant probablement de l'époque antonine (138-192 ap. J.-C.), de l'un des centaures dits « Furietti », le célèbre couple conservé aux musées du Capitole et provenant de la villa d'Hadrien. Le modèle original était sculpté dans du marbre gris de Luculla et signé par Aristée, artiste originaire d'Aphrodisias, ancienne petite cité gréco-hellénistique de Carie, en Asie Mineure (actuelle Turquie), ville réputée pour ses exportations de sculptures. La composition de ces statues témoigne clairement de l'influence de la culture hellénique.

Sur le mur, on distingue des restes de fresques du 15ème siècle. Ci dessous, un sublime sarcophage avec une scène de chasse.

 

 Contre le mur de gauche se trouve un sarcophage de marbre blanc remontant au 2ème siècle après Jésus-Christ. Il représente le mythe de Séléné et Endymion. Endymion était un berger aimé de Séléné, déesse de la lune. Celle-ci obtint du Jupiter qu’il garde sa beauté juvénile dans un sommeil éternel. C’est l’image que nous voyons ici. Séléné est représentée au centre. Endymion endormi se trouve à droite. Le foisonnement de l’image, surchargée et en relief très marqué, est assez caractéristique du relief romain de cette époque. Le thème de la beauté dans le sommeil est aussi lié à la mort, et donc particulièrement judicieux pour le décor d’un sarcophage. 

Ulysse caché sous le ventre d'un bélier. Ulysse et son équipage arrivent un soir près d’une côte montagneuse. Ulysse part l’explorer
avec 10 hommes. Ils arrivent à une caverne. Ils entrent, s’installent. Survient un vaste
troupeau que mène un géant à l’œil unique et rond, le Cyclope Polyphème.
Il obstrue l’entrée avec un roc et se met à traire ses bêtes. Soudain, il aperçoit les intrus.
Ulysse lui demande l’hospitalité, au nom des dieux. Mais le cyclope est impitoyable.
Il se rue sur deux hommes, les saisit comme des chiots,
les brise à terre : leur cervelle s’écroule sur le sol. Il en fait son dîner et s’endort, repu. Le lendemain, le monstre en dévore deux autres. Puis, il part avec ses moutons en rebouchant bien vite l’entrée. Ulysse prend la massue du géant – un tronc d’olivier aussi énorme que le mât d’un navire – l’aiguise et la durcit au feu. Le soir, il offre du vin au monstre qui lui demande son nom : Personne est mon nom. Lui et ses hommes saisissent alors le pieu, le chauffent au rouge et l’enfoncent dans l’œil du géant. Le monstre hurle de douleur. Ses
voisins, les Cyclopes, accourent. C’est Personne qui me tue.Tous s’en vont. Le Cyclope déplace le rocher devant l’entrée et, les mains tendues, il est prêt à saisir ceux qui tenteront de sortir. Mais accrochés au ventre des béliers, cachés dans leur toison épaisse, tous réussissent à s’échapper.

Figures allégoriques du Nil et du Tibre.

Villa Médicis, palais Barberini, palais Doria Pamphilj, la saturation est proche mais la journée a été bien remplie. Retour au Royal Court en bus,repos réparateur puis repas à l'osteria Da Vincenzo. Belle cuisine italienne, poulpe, carpaccio de boeuf, aubergines, pasta, poires au vin et pour finir, le patron, classe, courtoisie et élégance romaine me propose un verre dont je dirais des nouvelles.






 





 


 











 



 


 




 



 

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