Le
jardin ferme à 19h, nous avons juste le temps d'admirer la perspective
de Borromini. Ce virtuose architecte met en scène une
colonnade longue de 8,82 mètres, donnant l’illusion d’une longueur de 35
mètres! Toute son œuvre est fondée sur un jeu de convergence à partir
d’un point de fuite unique, correspondant à un petit marbre placé au
fond de la colonnade. L’usage d’une statuette et non d’une statue
grandeur nature, accentue cet effet de profondeur. Toutefois, le
caractère illusoire de cette colonnade atteint son
paroxysme grâce à l’utilisation simultanée de différents procédés: Les
colonnes de droite et de gauche, loin d’être parallèles,
convergent vers la statuette, tout comme le sol s’élève légèrement,
tandis que le plafond s’abaisse. La hauteur des colonnes, de même que
leurs diamètres diminuent à
mesure qu’elles se rapprochent du point de fuite. Il en va de même pour
l’entrecolonnement. Plus notre œil s’éloigne, plus les motifs décoratifs
du sol se réduisent et plus leurs formes trapézoïdales s’intensifie. 
Borromini fut accusé par ses contemporains d’être la « Honte de notre
siècle ». Cette infortune lui vaudra pourtant d’être imité par son plus
grand
rival, le Bernin. L’Escalier Royal du Vatican réalisé par ce
dernier,
reprendra ce même principe de diminution graduelle des différents
éléments qui le compose. La première colonne est haute de 5,68 mètres et
la dernière de seulement 2,47 mètres. Cette
conception accentue grandement l’illusion de la longueur de la galerie,
qui semble longue de 37 mètres, mais en réalité n’est que de 8 mètres.
Au
bout de la galerie se trouve une statue du XIXe siècle de Mars, haute
de seulement 60 cm, mais qui semble de grandeur nature. Un mathématicien
Giovanni Maria da Bitonto aida Borromini. Borromini traite l’ensemble en trompe-l’œil. Ce couloir est bordé par
quatre ensembles successifs de trois colonnes, déterminant autant de
voûtes en caissons et des ouvertures latérales . Ce jeu
d’éléments successifs permet de faire croire à une grande profondeur de
l’ensemble. Celle-ci est encore accentuée par la clarté qui tombe dans
le petit jardin et par une sculpture antique placée contre le mur et qui
ferme ainsi le jardin. Il paraît, qu’autrefois, ce mur était lui-même
peint pour donner l’impression que le couloir se poursuivait plus loin
encore.

Borromini fut accusé par ses contemporains d’être la « Honte de notre siècle ». Cette infortune lui vaudra pourtant d’être imité par son plus grand
rival, le Bernin. L’Escalier Royal du Vatican réalisé par ce dernier, reprendra ce même principe de diminution graduelle des différents éléments qui le compose. La première colonne est haute de 5,68 mètres et la dernière de seulement 2,47 mètres. Cette conception accentue grandement l’illusion de la longueur de la galerie, qui semble longue de 37 mètres, mais en réalité n’est que de 8 mètres.
Au bout de la galerie se trouve une statue du XIXe siècle de Mars, haute de seulement 60 cm, mais qui semble de grandeur nature. Un mathématicien Giovanni Maria da Bitonto aida Borromini. Borromini traite l’ensemble en trompe-l’œil. Ce couloir est bordé par quatre ensembles successifs de trois colonnes, déterminant autant de voûtes en caissons et des ouvertures latérales . Ce jeu d’éléments successifs permet de faire croire à une grande profondeur de l’ensemble. Celle-ci est encore accentuée par la clarté qui tombe dans le petit jardin et par une sculpture antique placée contre le mur et qui ferme ainsi le jardin. Il paraît, qu’autrefois, ce mur était lui-même peint pour donner l’impression que le couloir se poursuivait plus loin encore.
Borromini traite l’ensemble en trompe-l’œil. Ce couloir est bordé par
quatre ensembles successifs de trois colonnes, déterminant autant de
voûtes en caissons et des ouvertures latérales . Ce jeu
d’éléments successifs permet de faire croire à une grande profondeur de
l’ensemble. Celle-ci est encore accentuée par la clarté qui tombe dans
le petit jardin et par une sculpture antique placée contre le mur et qui
ferme ainsi le jardin. Il paraît, qu’autrefois, ce mur était lui-même
peint pour donner l’impression que le couloir se poursuivait plus loin
encore.La création de cette perspective avait
un objectif moral : se méfier de nos sens qui peuvent nous induire en
erreur, mais aussi se méfier des illusions du monde terrestre car la
grandeur des choses peut n’être qu'apparence.
Borromini traite l’ensemble en trompe-l’œil. Ce couloir est bordé par
quatre ensembles successifs de trois colonnes, déterminant autant de
voûtes en caissons et des ouvertures latérales . Ce jeu
d’éléments successifs permet de faire croire à une grande profondeur de
l’ensemble. Celle-ci est encore accentuée par la clarté qui tombe dans
le petit jardin et par une sculpture antique placée contre le mur et qui
ferme ainsi le jardin. Il paraît, qu’autrefois, ce mur était lui-même
peint pour donner l’impression que le couloir se poursuivait plus loin
encore.
La création de cette perspective avait un objectif moral : se méfier de nos sens qui peuvent nous induire en erreur, mais aussi se méfier des illusions du monde terrestre car la grandeur des choses peut n’être qu'apparence.



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