Sur le chemin de retour, dernière étape à Amboise. Nous y étions venus lors du premier voyage, il y a 3 ans. cf : https://www.lemounard.com/2023/01/chateaux-de-la-loire-le-chateau-royal.html. Le château royal d’Amboise se trouve au cœur de la ville. L’accès se fait par la montée de l’Émir Abd El Kader, que l'on emprunte depuis la place Michel Debré (face à la pâtisserie Bigot). Michel Debré, inventeur de notre constitution était maire de la ville. Le château d'Amboise se situe sur l'éperon terminal du plateau des Châtelliers, espace délimité par les vallées de la Loire et de l'Amasse.
Lors de la première visite, la chapelle était en réfection, les travaux sont finis. Déjà présente lors de la venue de Léonard de Vinci, c’est avec un scénario plus que rocambolesque que les centres de l’illustre artiste ont été inhumées sous la Chapelle Saint-Hubert. Totalement intégré au domaine du Château, elle en est l’un de ses joyaux.
La chapelle Saint-Hubert a été édifiée entre 1491 et 1496 sur ordre de Charles VIII. Elle servira d’oratoire à Anne de Bretagne et de mausolée présumé pour le corps de Léonard de Vinci, mort à Amboise en 1519.
Au XIXe siècle, le tympan est modifié et reçoit de nouvelles sculptures. En 1874, les ossements attribués à Léonard de Vinci, retrouvés par Arsène Houssaye en 1863 sous les ruines de la collégiale Saint-Florentin, furent placés dans la Chapelle Saint-Hubert. Pendant la seconde guerre mondiale, ils seront soustraits aux nazis puis cachés par le comte de Paris.
Elle a été réalisée par des artistes flamands, dans un style gothique
flamboyant. Elle est construite en de Tuffeau de Touraine. Sur le linteau de la porte d’entrée a été sculptée la chasse de
Saint-Hubert. Les vitraux qui dateraient des XVIIIe et XIXe siècle
évoquent la vie de Saint-Louis. Le tympan représente Charles VIII et
Anne de Bretagne. La flèche reçoit des bois de cerfs qui évoquent les chasses très en
vogue à l’époque de Charles VIII. A l’intérieur une frise sculptée fait
le tour de la salle. Elle représente des végétaux et des animaux
entrelacés. En quittant la chapelle, on s'attarde, malgré le froid très ville sur l'esplanade qui domine les toits d'ardoise de la ville basse et le cours de la Loire.
"Le Château Royal d’Amboise, situé majestueusement au-dessus de la Loire,
commence son histoire comme une forteresse avant de devenir sous le
règne de Charles VIII une résidence royale emblématique. Transformé
durant la Renaissance, ce château devient le berceau de l’art et de la
culture sous l’impulsion des souverains français." Comme Langeais , il allie avec élégance les caractères d'une forteresse médiévale avec le raffinement d'un château Renaissance.Le sapin est cette année le thème du Noël au château et le château d’Amboise plonge cette année ses visiteurs dans une forêt imaginaire où dix sapins-personnages prennent vie. "Le Sapin qui forgeait des épées légendaires"occupe la salle des Gardes. La salle des gardes possèdent des voûtes en croisée d’ogives et un promenoir des gardes, permettant de surveiller la Loire et donc les alentours de la ville.
On entre ensuite dans la salle du pilier d'où part un escalier qui mène à la chambre à parer du roi Charles VIII qu'on appelle la chambre des Tambourineurs aujourd'hui.
La chambre des Tambourineurs se trouve dans l'ancien donjon du château. Charles VIII fonde l'ordre de Saint Michel qui équivaut à la Légion d'Honneur. La chambre des Tambourineurs évoque les fêtes et les bals donnés au château.Seul fils survivant de Louis XI, Charles est élevé au château d’Amboise aux côtés de sa mère Charlotte de Savoie
et de ses sœurs. Lorsqu’il devient roi à l’âge de 13 ans, il reste sous
la tutelle de sa sœur, Anne de Beaujeu, qui exerce de fait le pouvoir.
Il s’en émancipe en 1491 et se marie la même année avec Anne de Bretagne.
Il entame ainsi le processus de rattachement du duché de Bretagne à la
France. Revendiquant ses droits sur le royaume de Naples, il se lance à
sa conquête en 1494, point de départ des fameuses "guerres d’Italie". Sa mort prématurée, à 28 ans, met fin à la branche aînée des Valois.
Fille de François II, duc de Bretagne, elle lui succède à la tête du duché en 1488, en l’absence d’héritier mâle. Du fait de sa position stratégique et de ses richesses, la Bretagne constitue un territoire intéressant pour de nombreux monarques européens. Elle est tout d’abord fiancée au fils du roi d’Angleterre, Édouard IV, puis mariée par procuration à Maximilien Ier de Habsbourg, futur empereur du Saint-Empire romain germanique. Elle fait annuler son mariage pour épouser finalement Charles VIII roi de France en 1491 et réside principalement au Château d’Amboise.
La mort prématurée de Charles VIII laissera la jeune veuve dans une position délicate Elle accepte, conformément aux termes de son premiers contrat de mariage, d’épouser le nouveau roi de France, Louis XII. Elle s’établit alors à la cour de Blois. Cet épisode tragique fait d’elle la seule femme à avoir porté à deux reprises le titre de reine de France. "Au château d’Amboise, alors que la cour célèbre tournois et fêtes, des manœuvres obscures se trament dans l’ombre. La mort brutale du roi Charles VIII, officiellement attribuée à un accident, suscite pourtant très vite le doute. Le chevalier Bayard, témoin attentif et esprit droit, remarque des incohérences troublantes autour des circonstances du drame. Convaincu qu’un crime a été commis, il se heurte d’abord au scepticisme, avant de rallier à sa cause le prudent mais lucide Philippe de Commines."Officiellement, 7 avril 1498, au château d’Amboise. Marié depuis six ans et demi avec Anne, le jeune roi Charles VIII va chercher celle-ci dans ses appartements. Il veut que la reine assiste avec lui à une partie de jeu de paume qui se joue dans les fossés du château. «Les souverains doivent passer par la galerie Hacquelebac dont la porte, très basse, s’ouvre dans l’enceinte». C e n'était pas vraiment un beau couple : Elle était boiteuse, le roi lui était bossu. Ce fut un mariage un peu"forcé". Plutôt politique, diplomatique et stratégique, ce n'est pas un mariage d'amour. Mais Anne de Bretagne va développer des sentiments amoureux pour Charles VIII. Elle est traitée avec attention par le Roi, et les deux jeunes mariés tombent éperdument amoureux. Ce n’est que 10 mois après leur mariage, dans la nuit du 09 au 10 octobre 1492, que naît le premier enfant d’Anne de Bretagne : Charles Orland, Prince de France et héritier de la Couronne. Envoyé au Château d’Amboise, le premier enfant d’Anne de Bretagne est choyé. Tout est mis en place pour que le petit Prince dispose de tout ce dont il a besoin. Rapidement, Charles-Orland fait preuve d’une grande intelligence et montre des qualités nécessaires à un bon souverain. Malgré tous les bons soins qu’il reçoit, le premier enfant d’Anne de Bretagne est atteint de la rougeole, dont il ne survivra pas. L’enfant chéri d’Anne de Bretagne et de Charles VIII meurt à l’âge de 3 ans, le 16 décembre 1495. Après la perte de son enfant, Anne de Bretagne et Charles VIII accueillent avec joie l’annonce de nouvelles grossesses. Peu de temps après le décès du deuxième enfant d’Anne de Bretagne, la reine met au monde une petite fille. Mais celle-ci décède très peu de temps après sa venue au monde. Mais Anne ne perd pas espoir. Alors qu’elle est âgée de 21 ans, elle annonce sa quatrième grossesse. Malgré la triste perte de ses enfants, elle peut se rassurer quant à ses capacités de procréer. Après une grossesse dans le calme et la prudence, elle donne naissance le 8 septembre 1496 à un troisième fils qu’elle va prénommer Charles, comme son royal père. La venue au monde de l’enfant d’Anne de Bretagne est accueillie avec grande joie, et la Cour fonde tous ses espoirs sur cet héritier. Mais le sort s’acharne, le nouveau Prince de France meurt à seulement 1 mois.
Malgré ses nombreuses grossesses, Anne de Bretagne n’a pas donné d’héritier à Louis XII. Parmi les enfants d’Anne de Bretagne, seules deux filles ont survécu. Louis XII doit se résigner, il n’aura pas de fils pour pouvoir accéder au trône après sa mort. Il lui faut alors prendre une décision et faire ce qu’il y a de mieux pour la France. C’est Claude de France, enfant survivant d’Anne de Bretagne, qui va se retrouver au cœur d’un véritable stratagème. Un stratagème qui va d’ailleurs diviser le couple royal.
Pour Louis XII, pas question de voir un Prince étranger monter sur le trône de France. Il veut un héritier de sang français. Mais Anne de Bretagne œuvre pour contrecarrer ses plans. Elle pense notamment à son duché de Bretagne, et souhaite qu’il revienne de plein droit à sa fille. Mais le Roi aura raison d’elle. L’enfant d’Anne de Bretagne, Claude de France, va épouser François d’Angoulême, qui deviendra le célèbre Roi François Ier. Claude de France devient donc la première des épouses de François 1er. En effet, la jeune princesse va décéder très jeune, à 25 ans seulement, suite à de nombreuses grossesses.
Ici, comme à Langeais, les murs sont couverts de belles tapisseries flamandes.
Nous sommes dans la Grande Salle. Il y régne un froid glacial et les visiteurs s'agglutinent devant la cheminée monumentale où se consume une belle flambée. C'est une cheminée gothique : Sur une base octogonale s'élève un fût monolithe sculpté, de motifs floraux séparés par des rubans à gauche et d'un quadrillage encadrant les mêmes fleurs à droite. Au-dessus, des chapiteaux composites couronnent les colonnes et soutiennent le manteau qui est orné de fleurons, de fleurs de lys, d'hermines et de cordelières. Enfin, la hotte pyramidale, prenant appui sur une grosse corniche moulurée, est recouverte des emblèmes de Charles VIII (1483-1498) et d'Anne de Bretagne (1491-1514) et au centre deux anges présentent les armes.

La sublime tapisserie d'Aubusson du XVIIème,
représente le banquet D'Esther.
La visite du Château se poursuit avec celle des appartements Renaissance : salle de l'échanson.
.
Devant une tapisserie, un beau buste de François 1er.

Dans la chambre du roi, le rêve de Noël a fait naître un arbre magique...Pendant que sur le mur, Léonard trépasse. C'est la célèbre toile de François Guillaume Ménageot, Leonard de Vinci meurt dans les bras du roi François 1er.
Elle fut réalisée en 1781 à la demande du roi de France Louis XVI et inspirera plus tard l’œuvre de Dominique Ingres. Invité du roi en 1516, Léonard résida jusqu’à son dernier souffle au Château
du Clos Lucé à Amboise, à proximité du Château Royal où il se rendit à
de nombreuses reprises avant d’y être inhumé le 6 mai 1519, selon ses
dernières volontés. La sépulture de Léonard de Vinci est aujourd’hui
conservée dans la Chapelle du Château Royal.
« La mort de Léonard de Vinci », œuvre que François-Guillaume
Ménageot (1744 – 1816) met en scène en 1781, a pour objectif d’exalter
le souvenir du génie florentin autant que la stature de « protecteur des
arts et belles lettres » de François Ier. C’est le sens même de la
commande de Louis XVI qui destinait l’œuvre à un modèle de tenture de
l’histoire de France dont le tissage fut confié à la célèbre manufacture
des Gobelins. Ce tableau est inspiré d’un texte de Giorgio Vasari (1511
– 1574), peintre, architecte et historien contemporain de Léonard de
Vinci, auteur de la
première biographie de Léonard en 1551. Si l’œuvre ne
relaie pas la vérité historique, l’artiste y dépeint l’admiration
mutuelle et bien réelle des deux hommes.
François-Guillaume Ménageot situe la scène au Château de
Fontainebleau (résidence du roi à partir de 1528) or Léonard de Vinci
s’est éteint au Château du Clos Lucé où il séjournait. François Ier ne
se trouvait pas à Amboise le jour où Léonard de Vinci y est mort en
1519, retenu à Saint-Germain-en-Laye aux côtés de la reine en train
d’accoucher. Les deux hommes entretenaient cependant de très bonnes
relations, ce qui peut expliquer la raison pour laquelle le peintre
François-Guillaume Ménageot a décidé de représenter le génie agonisant
dans les bras du roi de France.
C'est à Amboisse que les protestants ont fait enlever François II, époux de Marie Stuart pour le soustraire à l'influence des Guises, oncles de la reine. Certains des auteurs sont pendus au balcon d'Amboise pour l'exemple. Près de cette cheminée monumentale, un buste de Charles IX. Cette pièce est la garde robe, c'est là qu'on entrepose les tenues du roi et de la reine à proximité de la chambre.
Fils de Henri II et de Catherine de Médicis, il succède à son frère François II à l'âge de 10 ans et meurt sans enfant mâle légitime à moins de 24 ans.
Sous son règne, le Royaume est déchiré par les guerres de Religion, malgré tous les efforts déployés par sa mère Catherine pour les empêcher. Après plusieurs tentatives de réconciliation, son règne déboucha sur le massacre de la St Barthélemy. Le château connaît une période d'abandon à partir du règne de Henri III. Henri IV, Louis XIII et Louis XIV y font parfois étape.
La pièce suivante, le cabinet Orléans-Penthièvre. A la restauration, Amboise revient à la veuve de Philippe Égalité, Marie Adelaide de Bourbon, duchesse d'Orléans et mère du futur Louis Philippe.

Son éducation libérale le conduit à épouser les premiers idéaux de la Révolution prônant l’évolution politique vers une monarchie constitutionnelle. Embrassant la carrière militaire, il s’illustre comme lieutenant-général lors des batailles de Valmy (20 septembre 1792) et de Jemappes (6 novembre 1792) opposant les troupes françaises aux armées européennes coalisées. Il devra néanmoins s’exiler quand les éléments révolutionnaires les plus radicaux de la Convention ordonneront l’arrestation de son père et des membres de la famille des Bourbons. Son père , Philippe Egalité, député, vote la mort de son cousin Louis XVI.
Commence alors une période d’errance qui le conduira successivement en Belgique (avril 1793), en Suisse (il y exerce le métier de professeur au collège de Reichenau sous le nom de Chabaud-Latour, dans les pays scandinaves où il participe à une première expédition jusqu’au Cap nord. En 1796, il accepte de rejoindre Philadelphie aux Etats-Unis pour y résider avec ses jeunes frères fraîchement libérés de prison, selon les prescriptions du Directoire. Il découvre les territoires du Nord-Est puis séjourne à la Havane de 1798 à 1799. L’arrivée au pouvoir de Bonaparte l’empêche de retourner en France. Il s’établit donc en Angleterre en janvier 1800. Il se réfugie en Sicile en 1809, épouse Amélie de Bourbon, princesse des Deux-Siciles. Le couple s’établit à Palerme et aura dix enfants.
Après l’abdication de Napoléon Bonaparte en 1814, Louis-Philippe retourne enfin en France, où il reçoit le titre de duc d’Orléans et se voit restituer le Palais-Royal et une partie de son patrimoine.
Sous les règnes de ses cousins Louis XVIII et de Charles X, la Restauration, la popularité de Louis-Philippe grandit en raison de sa position politique plus mesurée que celle des ultras du royalisme. En juillet 1830, le roi Charles X abdique sous la pression de trois jours d’insurrection, les " Trois glorieuses". Ses idées avancées le poussent vers le trône. Ainsi débute un règne de dix-huit années (1830-1848), plus connu sous le nom de « monarchie de Juillet ». Il prête serment à la Charte constitutionnelle révisée et devient Louis-Philippe 1er, roi des Français.
Il travaille à restaurer la concorde entre les factions qui se sont déchirées depuis plusieurs décennies : les républicains, les bonapartistes, les royalistes. S’il est un ardent défenseur de la paix en Europe, il favorise la politique d’expansion territoriale hors de France en Afrique et en Asie. Il est à l’origine d’une politique de développement industriel. La prospérité économique du début de son règne cède la place à une grave crise économique et sociale.
Son refus de procéder à une réforme électorale cristallise les mécontentements jusqu’à la "campagne des banquets". L’interdiction d’un banquet politique à Paris dégénère en émeute et pousse le roi à abdiquer le 24 février 1848 et à prendre à nouveau le chemin de l’exil. Il ne reverra plus la France de son vivant et s’éteint en Angleterre en 1850. Son épouse, Marie-Amélie, princesse de Naples et de Sicile, naît en 1782. Elle est la sixième fille du roi Ferdinand Ier des Deux-Siciles (1751-1825) et de la reine Marie-Caroline de Habsbourg (1752-1814), sœur aînée de Marie-Antoinette.
Sur le plan intellectuel, la jeune princesse se montre précoce : elle lit dès deux ans et demi. Pour répondre à son besoin d'apprendre, elle est confiée dès son jeune âge à une gouvernante, madame d'Ambrosio, chargée de lui inculquer les bienfaits d'une éducation très chrétienne. Obéissance et sacrifice sont les maîtres mots de cette éducation. L'art de penser par soi-même ou l'enseignement du questionnement en sont bannis. Le 20 juin 1808, Louis-Philippe, duc d'Orléans, débarque à Palerme dans l'intention de l'épouser. Décidé à fonder un foyer, Marie-Amélie a, selon lui, le profil de l'épouse idéale. L'inverse n'est pas vrai. Louis-Philippe n'a-t-il pas adhéré aux idées de la Révolution? Son père n'a-t-il pas voté la mort de Louis XVI? A quoi s'ajoute une vie privée passée désordonnée. Marie-Amélie a beau être aussitôt séduite par ce prince, ses parents s'opposent à cette union. Elle s'insurge, argumente de son âge avancé – elle a vingt huit ans. Ses parents finissent par céder. Le 25 septembre 1809, Marie-Amélie épouse son Louis-Philippe. Ainsi commence une union heureuse et féconde – ils auront dix enfants.La pièce qui suit est la salle Abd-el- Kader. En 1930, la flotte française arrive à Alger et les troupes débarquent et s'installent dans les ports algériens. Une résistance s'organise à Oran dirigée par le père d'Abd-el-Kader, en 1832, Abd-el-Kader fédère les tribus. Les 5 fils du roi participent aux campagnes d'Algérie et s'y couvrent de gloire : le duc de Nemours prend Constantine en 1837, le prince héritier franchit le défilé des Portes de Fer et le duc d4aumale participe à la prise de la Smala d'Abd-el-Kader, capitale itinérante de l'émir. Cet épisode est représenté sur ce tableau : Prise de la Smala d'Abd-el-Kader par le duc d'Aumale à Taguin, le 16 mai 1843 de Horace Vernet imortalisé par Pierre Dac et Francis Blanche.
- Ah! bon, mais qu'est-ce que vous entendez par là?
- Oh! par là j'entends pas grand-chose!
- Je vous prie de vous concentrer davantage, espèce de malotrou! Alors, que représente le tatouage de monsieur, s'il vous plaît?
- Bon! Le tatouage de monsieur représente... enfin lorsque monsieur est en de bonnes dispositions... le tatouage représente: d'un côté la cueillette des olives en Basse-Provence, et de l'autre un épisode de la prise de la Smalah d'Abd-El-Kader par les troupes du duc D'Aumale en mil huit cent quarante-trois.
- Ah! Parfait! Et de plus?
- Et c'est en couleurs!"
On a une vue superbe sur les jardins. L'histoire du jardin en France va basculer en 1496 quand le roi Charles
VIII, revenant d'une expédition en Italie, ramène avec lui des artisans
qui vont ainsi importer leur savoir-faire au royaume de France. Il y a
parmi eux un botaniste, qui a pour mission de créer à Amboise un jardin
dans le château, à proximité du logis royal. Dom Pacello da Mercogliano s'acquittera de cette tâche avec talent, créant ainsi le jardin de Naples sous les fenêtres royales.
On approche au plus près les lucarnes du logis Charles VIII dont les pinacles élancés sont de style gothique flamboyant, de la Dentelle en pierre de Tuffeau.Ces deux tours quasi jumelles sont édifiées, entre 1495 et 1498, à l’initiative du roi Charles VIII, dans le cadre des grands travaux de transformation du château royal d’Amboise menés durant son règne. Il semblerait d’ailleurs que la construction d’une troisième tour ait été prévue mais finalement abandonnée : on trouve l’amorce de sa base à l’extrémité du rempart nord.
Les tours des Minimes et Heurtault sont des modèles uniques en France de tours à rampe cavalière. Elles sont occupées par deux rampes hélicoïdales en pente douce, prises entre les murs extérieurs et un moyeux central creux.
Buste de Léonard de Vinci dans la partie basse du parc du château. Il a été sculpté dans un marbre de Carrare d’après Henri de Vauréal. Ce buste marque l’emplacement originel de la collégiale Saint-Florentin (édifice roman du XIe siècle, démoli entre 1806 et 1810) où il fut initialement inhumé selon sa volonté.

































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