Nous avons pris le vol Easy Jet de Lyon à Rome qui est partir avec 40 minutes de retard. Le temps de rejoindre l'hotel proche du terminus des bus de l'aéroport et de prendre possession de la chambre, il est 17h30. Nous prenons un bus pour le Campo di Fiori et nous remplaçons la visite de St Jean de Latran par celle du palazzo Spada. Le Palais Spada à Rome est le bâtiment qui abrite de nos jours le Conseil d’Etat et la Galerie Spada, situé près du Campo di Fiori , à proximité de la Place Farnèse.
Construit en 1540 pour le cardinal Girolamo Capodiferro, il fut acquis en 1632 par le cardinal Bernardino Spada qui chargea Francesco Borromini de son embellissement.
Né à Nola, Filippo Bruno prit le nom de Giordano en 1565 quand il entra au couvent dominicain de Naples, après quelques études de littérature classique et de philosophie à l'université. Reçu docteur en théologie en 1572, il quitta définitivement son ordre en 1576, à la suite de deux procès.
En 1579, on le trouve à Genève, où il se convertit au calvinisme. La même année, il vint enseigner à Toulouse, puis monta à Paris en 1582, où il fut chargé de cours au collège de Cambrai. Henri III créa alors pour lui à la Sorbonne une chaire « extraordinaire » qui le dispensait d'assister aux offices religieux. En 1584, il accompagna en Angleterre l'ambassadeur du roi de France ; il y rencontra la reine Élisabeth ainsi que les docteurs d'Oxford. De retour à Paris en 1586, il engagea contre les péripatéticiens une violente polémique, dont il consigna plus tard les principaux arguments dans son célèbre Acrotismus camoeracensis. En 1587, il quitta la France pour six années d'errance dans les pays germaniques. En 1591, Zuane Mocenigo le fit venir à Venise pour y enseigner l'art de la mémoire et la géométrie. Ce riche patricien allait pourtant le livrer à l'Inquisition le 23 mai 1592. Bruno passa les dernières années de sa vie dans les cachots de l'Inquisition romaine qui avait obtenu son extradition. Soumis à d'interminables interrogatoires et à la torture, il fut condamné à mort le 8 février 1600, en tant qu'« hérétique impénitent, opiniâtre et obstiné ». Le 17 février 1600, alors qu'on lui avait arraché la langue pour les « affreuses paroles qu'il avait proférées », il fut conduit au Campo dei Fiori et y fut brûlé vif. Cruelle ironie du destin : le supplice eut lieu le lendemain du mercredi des Cendres.
Le palazzo Spada se trouve à 2 pas. C'est le siège du Conseil d'Etat de la république italienne. Le palais Spada fut construit au XVIe siècle. Sa façade est richement décorée de statues représentant les personnages les plus importants de l'histoire romaine. Ses deux cours sont particulièrement remarquables: la première est ornée de charmants stucs et la deuxième a été réalisée par Borromini avec un splendide effet de perspective. Il y installa des colonnes de taille décroissante, pour rendre la galerie plus longue à la vue qu'en réalité. Nous découvrirons la perspective de Borromini après avoir visité la galerie. Sur la riche façade du XVIe siècle du Palais Spada , au premier étage, neuf fenêtres alternent avec huit niches portant des statues en stuc, inspirés du Palazzo Aquila. Elles représentent Trajan, Pompée, Fabius Maximus, Romulus, Numa, Marcus Claudius, Marcellus, Jules César et Auguste. Leurs exploits sont relatés dans huit grands panneaux qui alternent avec les fenêtres à l’étage supérieur. Au centre se trouve l’emblème des Capodiferro, formé d’un chien à côté d’une colonne de plomb avec la devise « UTROQ (UE) LE TEMPS. » Au centre le blason des Spada se compose de trois épées couronnées de trois lis.
La galerie Spada se trouve au sein du Palais Spada, un édifice bâti en 1540 puis acquis par le cardinal Bernardino Spada. Ce dernier charge l’un des architectes les plus célèbres de l’art baroque – Francesco Borromini – de modifier le bâtiment pour en faire une œuvre d’art à part entière. Cette galerie est hors des sentiers battus du tourisme de masse pourtant c'est témoignage saisissant de l’art de la Renaissance, elle condense à elle seule toute la beauté d’une résidence d’époque, parfaitement conservée. La Galleria Spada est un témoignage de l'opulence et de la créativité de l'époque baroque. L'influence du Caravage est palpable dans le clair-obscur dramatique et le réalisme de nombreuses œuvres exposées. Bien que la galerie comprenne des œuvres d'artistes de premier plan, il ne s'agit pas seulement d'une collection de noms, mais d'un mélange harmonieux de styles qui capturent l'essence de Rome du XVIIe siècle.La première salle abrite les portraits de la famille Spada, cette salle présente aux visiteurs l'élégance de Guido Reni et d'autres artistes de renom. Son cadre somptueux fait écho aux origines Renaissance du Palazzo.On croise d'abord Le portrait du cardinal Bernardino Spada, de Guido Reni.L’œuvre intitulée "Portrait du cardinal Bernardino Spada" est une création magistrale de l’artiste important Guido Reni. Datant de 1631, cette huile sur toile illustre la grandeur et le drame caractéristiques de la période baroque.
Plongeant dans les subtilités visuelles de l'œuvre, on observe la représentation digne du cardinal Bernardino Spada. On le présente assis, revêtant les luxueuses robes cramoisies révélatrices de son rang ecclésiastique. Sa tenue est rythmée par la dentelle complexe et les tissus fins qui cascadent sur la chaise et sur le sol. Le visage du cardinal est calme, présentant un comportement collectif et introspectif susceptible de transmettre son intellect et sa piété. La salle d’entrée a un magnifique sol en carreaux de terre cuite, qui est devenu une surface réfléchissante uniforme au fil des siècles.Autre portrait du cardinal, ce buste de Guerchin qui peignit aussi la"Mort de Didon".
"Antonio Gentili da Faenza: Orfèvre romain de la Renaissance. Je suis tombé en admiration devant cette terre cuite dorée. Le cardinal avait commandé un cadre pour le relief, exécuté par Andrea Battaglini, aujourd’hui perdu, et avait également le relief doré par Silvio Lapi.77 Cependant, l’exécution stylistique de ce relief est proche de la main de Guglielmo et représente une Lamentation plutôt qu’une descente de la Croix."
Cette pièce est décorée dans la partie supérieure des murs de frises peints en partie à la détrempe sur toile par Perin del Vaga. Ces frises avaient été pensées pour la chapelle Sixtine.
J'aime beaucoup ce tableau de Furini, très teinté d'érotisme bien que le sujet soit religieux. Sainte Lucie. Dans l'oeuvre de Furini, le nu féminin dans des poses langoureuses domine. La peinture de
Furini, alanguie et enveloppée de vapeurs bleutées, ne se situe pas dans
le courant du réalisme toscan de son époque, plus appliqué que vraiment
original, mais demeure l'expression d'un idéalisme sophistiqué imprégné
d'érotisme.
Vierge à l'Enfant est une toile de Artemisia Gentileschi vers 1612. De format vertical, cette huile sur toile représente Marie assise en robe rose devant un fond brun pour allaiter l'enfant Jésus installé sur ses cuisses. Les yeux clos, elle semble en état de somnolence, de sorte que le nourrisson tend sans doute la main vers son visage afin de la réveiller.
On est étonné de rencontrer ici, un paysage de bord de mer de Jan Bruegel dit l'ancien ou de velours avec la "mer du Nord pour dernier terrain vague"et un moulin à vent.
"Peint vers 1607 dans ce qui est connu comme la période «mature» de Brughel, il s’agit d’une peinture de paysage contrairement aux représentations antérieures de l’artiste sur les paysages universels. Cette peinture présente un terrain plat brisé par des motifs ruraux, tels que des chalets et des moulins à vent, et présente une lumière changeante qui met en valeur les figures paysannes et leurs vaches au premier plan. Semblables aux paysages de Reubens, les images de chariots traversant la ligne diagonale de la peinture, donnent une impression de distance et de profondeur. Une chose à noter ici est que l'horizon est placé assez haut dans la peinture, qui distingue cette peinture comme flamande plutôt que hollandaise."

Le développement de son réseau de relations et le maintien de son
niveau de vie poussent Tintoret à peindre de nombreux portraits. En
dialecte vénitien, ritrar peut signifier deux choses : portraiturer ou
tirer profit. Les deux sens se rejoignent chez Tintoret. Le genre, avec
ce qu’il comporte de conventions et de compromis, a certainement tout
pour déplaire à un esprit aussi indépendant que le sien, enclin à
l’humour et à l’impertinence. Son style sobre, faisant peu de cas des
parures mais incisif dans le rendu des visages, séduit une certaine
clientèle vénitienne.
Les
portraits qu’il peint à ses débuts trahissent encore l’influence de
Titien, mais ce sont des portraits virtuoses dans la technique,
sensibles et intenses dans l’expression – des radiographies de l’âme,
pour ainsi dire. Beaucoup de modèles n’ont pas été identifiés. Certains
des portraits plus petits représentent sans doute des proches, des amis
ou les mécènes, parmi lesquels des peintres, des écrivains ou des
musiciens. Ici, c'est le cardinal de Zadar
Dans un cadre doré, le fragment d'une fresque.D'origine incertaine, le fragment, déjà considéré de l'école émilienne du XVIIe siècle a été attribué au Parmesan.
Copertini (1932) et Freedberg (1950), quant à eux, parlent d'un
imitateur du Parmesan, en raison de la qualité médiocre de la fresque,
qui pourrait avoir cet aspect à cause de la déchirure. En fait, la tête
de fille, avec une partie des épaules, rappelle les Trois Vierges sages et les Trois Vierges folles de la basilique de Parme, avec une main longue et effilée, typique de l'artiste. À gauche de la jeune femme se tient un putto, et à sa droite, un vieillard barbu.
Mortari en 1969 a réaffirmé son autographe, mais aujourd'hui la tendance est de considérer que les Tre Teste sont non de la main de Parmigianino mais de son école. Des correspondances rapprochent en fait l'œuvre de celles telles que Scènes de la vie de sainte Catherine d'Alexandrie au Palazzo Lalatta de Parme, attribuée à Bertoia.
Après le Tintoret, le Titien. L'œuvre, autrefois attribuée à Giorgone, a ensuite été rapprochée du portrait du musicien Battista Ceciliano di Orazio Vecellio (fils du Titien), cité par Vasari, même s'il n'y a aucune preuve d'une telle identification. C'est Federico Zeri,
en 1954, qui a confirmé l'attribution au Titien, à mi-chemin entre les
portraits des dix premières années, et les traits plus fluides des
périodes ultérieures. D'autres l'ont reporté à une phase ultérieure,
proche des années de la quarantaine de l'artiste, mais c'est une
position minoritaire. On aperçoit au second plan, les volutes d'un instrument à cordes.
Visitation d'Andrea del Sarto (1487-1530) La visite de la Vierge Marie à sa
cousine Elizabeth immédiatement après l'Annonciation est racontée par le
seul évangéliste Luc (1:36-56).
La ville de Judée
a été identifiée à Ain Karim, une ville située à environ six kilomètres
de Jérusalem, où vivaient Elizabeth et son mari Zacharia, prêtre du
temple de Jérusalem. Luc commence son Évangile en narrant la naissance
miraculeuse du précurseur Jean annoncé par l'ange Gabriel à Zacharie,
tout comme dans le temple, il a accompli son office sacerdotal. Zacharie
ne croit pas qu'il peut avoir un enfant de sa femme âgée et stérile et
pour cette raison, l'ange le fera rester muet jusqu'à ce que la
prophétie se réalise. Six mois plus tard, Gabriel annonce à Maria sa
maternité et l'informe qu'Elizabeth était déjà dans le sixième mois de
la grossesse. Alors Marie court de Nazareth à Ain Karim, et Elizabeth, sa parente, la salue comme
et la déclare bénie d'avoir cru sa parole. Marie, pleine d’inspiration,
explose dans la prière de louange et d’action de grâces à Dieu qui
accomplit ses promesses à Israël.
Le portrait d'un notable par Bartolomeo Passarotti. Passarotti, un peintre de la Renaissance, est connu pour ses portraits et ses représentations de
figures humaines avec un accent sur le réalisme et la profondeur
psychologique.
Il y a dans cettte salle un meuble remarquable de Giacomo del Duca, également appelé Jacopo del Duca, (1520-1604) est un architecte et sculpteur de style maniériste.
Ce portrait de Cléopatre alchimiste est surprenant.
Lavinia Fontana (1552-1614) fait désormais partie
des plus grands peintres du courant maniériste italien. Elle accède
très jeune à la peinture mythologique et religieuse, ce qui constitue
pour une femme une rarissime exception au 16e siècle. Les portraits représentent un second volet de son œuvre.
Nous sommes subjugué par les fresques du plafond de la 3ème pièce qui représente les 4 continents par Michelangelo Ricciolini (1645-1715). Michelangelo Ricciolini fut chargé de la décoration, composée de toiles à la tempera placées dans les trois sections du plafond, articulées par des poutres en bois. Les sujets, les allégories des Quatre Continents, des Éléments et des Saisons, sont inspirés de l'Iconologia de Cesare Ripa et sont ponctués de faux bas-reliefs monochromes évoquant la Fortune et la Richesse.
Ricciolini réalisa également la frise inférieure, à l'huile sur mur, représentant un faux relief doré orné de trophées d'armes et d'insignes militaires, de vases et de boucliers figurés, de tritons et de nus tenant des guirlandes. Il peignit des scènes mythologiques tirées des Métamorphoses d'Ovide dans les embrasures des six fenêtres. Il décora les parapets des fenêtres d'allégories de l'Architecture, de la Sculpture et de la Peinture offrant des présents à Minerve, patronne des arts.Cette statue
Sommeil - Alessandro Algardi Réplique en marbre et bois sculpté peint (le berceau) de l'œuvre en marbre noir également d'Alessandro Algardi aujourd'hui à la Galleria Borghese à Rome.L'œuvre de premier plan dans la production artistique du peintre siensien Niccolò Tornioli (1606-51), les Astronomes 1) représente un différend sur les théories astronomiques Conçue au lendemain de la mort de Galilée à Rome dans les années 1640,
la toile dépeint un dialogue animé entre les partisans du géocentricisme
et de l'héliocentricisme, s'appuyant sur la dichotomie entre les
systèmes ptolémaïque et "Dialogue Concerning the Two Chief World Systems" copernicien.
En explorant les choix iconographiques et de composition de Tornioli,
cette contribution se propose de dévoiler la réponse du peintre aux
nouveautés technologiques et épistémologiques de l'histoire de
l'observation scientifique introduite par Galilée et poursuivie par son
héritage. Alors que la représentation précise d'un télescope dans les Astronomes de Tornioli se distingue comme une référence manifeste à l'outil de
précision nouvellement inventé, un déploiement plus subtil de stratégies
picturales, telles que la représentation simultanée de différentes
phases de la lune, peut être lue comme une disquisition picturale sur la
science post-galiléenne de la vision.Le tableau a été
commandé à Tornioli par le prêtre oratorien Virgilio Spada, frère du
cardinal Bernardino . L'œuvre est entrée dans les collections Spada,
parmi les plus importantes de Rome à l'époque, en 1645, avec diverses
autres peintures du peintre siennois. Virgilio Spada était en effet un
admirateur de Tornioli qu'il rencontra lorsque l'artiste toscan demanda
et obtint de participer à la décoration de l'église de la Nuova ,
principal lieu de culte patronné par les oratoriens .
Le tableau témoigne de la passion du client pour la science et pour
l'astronomie en particulier. Probablement exécuté peu après la mort de
Galileo Galilei (1642), il est en même temps un hommage au grand savant
dont Spada était un partisan, plaidant auprès du Saint-Office , au nom
de Leopoldo de 'Medici , une demande de réhabilitation des Galilées .Nous revenons à la galerie après avoir admiré la perspective. Sainte Cécile jouant du luth est un des premiers tableaux de la peintre baroque italienne Artemisia Gentileschi dans un style baroque, très similaire aux
œuvres dramatiques du Caravage. Artemisia était l'une des seules femmes
peintres de l'époque à travailler dans le style du Caravage, ce qui la
distinguait du reste de ses contemporaines. Le tableau montre Sainte
Cécile jouant du luth, qui était un instrument très populaire à
l'époque. Exceptionnellement, il y
a un orgue en arrière-plan. Cela confirme que le sujet est Sainte
Cécile elle-même et l'ajout d'objets inanimés à l'arrière-plan était une
méthode courante pour mettre en évidence le sujet réel de la peinture.
Lamentation sur le Christ mort avec deux pleureuses. La Lamentation semble avoir été le sujet préféré de Borgianni dans ses
dernières années. Il y a au moins quatre versions peintes et une gravure
signée datée de 1615. Dans ces compositions, il y a deux ou trois
personnes en deuil (comme dans la version actuelle). Parmi les
précédents iconographiques du tableau, le lien avec "Lamentation sur le Christ mort"de Mantegna est évident.
"Le Christ et la femme adultère" » est une peinture vraisemblablement
réalisée entre 1630 et 1650 par le peintre d’origine calabraise Mattia
Preti.
La
scène représentée sur la toile est tirée de l’Évangile de Jean lorsque les scribes et les pharisiens conduisent à Jésus une femme
prise dans l’adultère, qui selon la loi aurait dû être lapidée. Jésus
l’absout en prononçant la phrase "que celui qui n'a jamais péché, lui jette la première pierre."
Mattia
Preti (1613 –1699), également connue sous le nom
de Calabrese Cavalier parce qu’il est né en Calabre,
représente ce sujet plusieurs tableaux,
conservés un à Zurich, un autre à Palerme au Palazzo Abatellis (Galerie
nationale de Sicile) et le dernier ici.
Ces derniers tableaux sont dits caravagesques car ils utilisent la technique
picturale du Le Caravage dont les tableaux
présentent un violent contraste entre le noir et le blanc notamment dans
les visages. L'éclairage caravagesque.
En quittant la galerie et le palais Spada, on peut s'interroger sur l'extraordinaire opulence que conférait le titre de cardinal à Rome à la Renaissance. "L'une des problématiques majeures de l'histoire de l'Art à la
Renaissance concerne les modes de diffusion du nouveau langage à
l'antique créé dans les foyers d'avant-garde italiens tels que Rome au
XVIe siècle et l'importance du mécénat
des cardinaux et de la haute prélature dans les différents pays
européens : les prélats humanistes, eux-mêmes grands amateurs d'art et
mécènes, naturellement amenés à fréquenter Rome et à entrer en contact
avec les principaux artistes de la Péninsule, ont fortement contribué à
exporter les formes nouvelles vers des foyers de création plus
périphériques, à l'intérieur même de l'Italie, et surtout dans le reste
de l'Europe catholique."
Il est temps d'aller diner cae nous nous sommes contentés de quelques biscuits dans l'avion. Pour se rendre au Ditirambo, il suffit de traverser le Campo di Fiori. On passe devant le palais Farnese, siège de l'ambassade de France.

La place fut pavée de briques en 1545, et pour l’embellir fut installée
par Paul III la même année en face de son palais une des deux baignoires
de granit égyptien que l’on voit aujourd’hui, qui se trouvaient à
l’origine dans les Thermes de Caracalla.
Il n’y avait à l’époque pas d’alimentation suffisante en eau pour créer
une fontaine. En 1580, fut amené le deuxième bassin qui avait été placé place saint Marc. Ces deux baignoires furent déplacées et transformées en fontaines jumelles en 1626 par Girolamo Rainaldi, raccordées aux récents conduits secondaires approvisionnés par l’aqueduc de l’Acqua Paola. Elles
sont décorées de gueules de lions et d’anneaux, chacune placée dans un
bassin en travertin, avec au centre une coupe quadrilobée qui soutient
le lys farnésien duquel s’élève le jet d’eau. La place servit
longtemps d’espace de tournois, corridas et fêtes populaires, dont
l’inondation estivale avant qu’elle ne soit pratiquée sur la piazza Navona . Excellent repas au Ditirambo, artichauts à la romaine, carpaccio de boeuf, oeuf parfait, truffe et parmesan et la pasta. Belle nuit au Royal Court Hotel près de la gare Termini.

Le développement de son réseau de relations et le maintien de son niveau de vie poussent Tintoret à peindre de nombreux portraits. En dialecte vénitien, ritrar peut signifier deux choses : portraiturer ou tirer profit. Les deux sens se rejoignent chez Tintoret. Le genre, avec ce qu’il comporte de conventions et de compromis, a certainement tout pour déplaire à un esprit aussi indépendant que le sien, enclin à l’humour et à l’impertinence. Son style sobre, faisant peu de cas des parures mais incisif dans le rendu des visages, séduit une certaine clientèle vénitienne.
Les portraits qu’il peint à ses débuts trahissent encore l’influence de Titien, mais ce sont des portraits virtuoses dans la technique, sensibles et intenses dans l’expression – des radiographies de l’âme, pour ainsi dire. Beaucoup de modèles n’ont pas été identifiés. Certains des portraits plus petits représentent sans doute des proches, des amis ou les mécènes, parmi lesquels des peintres, des écrivains ou des musiciens. Ici, c'est le cardinal de Zadar
Dans un cadre doré, le fragment d'une fresque.D'origine incertaine, le fragment, déjà considéré de l'école émilienne du XVIIe siècle a été attribué au Parmesan.
Copertini (1932) et Freedberg (1950), quant à eux, parlent d'un imitateur du Parmesan, en raison de la qualité médiocre de la fresque, qui pourrait avoir cet aspect à cause de la déchirure. En fait, la tête de fille, avec une partie des épaules, rappelle les Trois Vierges sages et les Trois Vierges folles de la basilique de Parme, avec une main longue et effilée, typique de l'artiste. À gauche de la jeune femme se tient un putto, et à sa droite, un vieillard barbu.
Mortari en 1969 a réaffirmé son autographe, mais aujourd'hui la tendance est de considérer que les Tre Teste sont non de la main de Parmigianino mais de son école. Des correspondances rapprochent en fait l'œuvre de celles telles que Scènes de la vie de sainte Catherine d'Alexandrie au Palazzo Lalatta de Parme, attribuée à Bertoia.
Après le Tintoret, le Titien. L'œuvre, autrefois attribuée à Giorgone, a ensuite été rapprochée du portrait du musicien Battista Ceciliano di Orazio Vecellio (fils du Titien), cité par Vasari, même s'il n'y a aucune preuve d'une telle identification. C'est Federico Zeri, en 1954, qui a confirmé l'attribution au Titien, à mi-chemin entre les portraits des dix premières années, et les traits plus fluides des périodes ultérieures. D'autres l'ont reporté à une phase ultérieure, proche des années de la quarantaine de l'artiste, mais c'est une position minoritaire. On aperçoit au second plan, les volutes d'un instrument à cordes.La visite de la Vierge Marie à sa cousine Elizabeth immédiatement après l'Annonciation est racontée par le seul évangéliste Luc (1:36-56).
La ville de Judée a été identifiée à Ain Karim, une ville située à environ six kilomètres de Jérusalem, où vivaient Elizabeth et son mari Zacharia, prêtre du temple de Jérusalem. Luc commence son Évangile en narrant la naissance miraculeuse du précurseur Jean annoncé par l'ange Gabriel à Zacharie, tout comme dans le temple, il a accompli son office sacerdotal. Zacharie ne croit pas qu'il peut avoir un enfant de sa femme âgée et stérile et pour cette raison, l'ange le fera rester muet jusqu'à ce que la prophétie se réalise. Six mois plus tard, Gabriel annonce à Maria sa maternité et l'informe qu'Elizabeth était déjà dans le sixième mois de la grossesse. Alors Marie court de Nazareth à Ain Karim, et Elizabeth, sa parente, la salue comme et la déclare bénie d'avoir cru sa parole. Marie, pleine d’inspiration, explose dans la prière de louange et d’action de grâces à Dieu qui accomplit ses promesses à Israël.
Le portrait d'un notable par Bartolomeo Passarotti. Passarotti, un peintre de la Renaissance, est connu pour ses portraits et ses représentations de figures humaines avec un accent sur le réalisme et la profondeur psychologique.
Il y a dans cettte salle un meuble remarquable de
Giacomo del Duca, également appelé Jacopo del Duca, (1520-1604) est un architecte et sculpteur de style maniériste.
Ce portrait de Cléopatre alchimiste est surprenant.Lavinia Fontana (1552-1614) fait désormais partie des plus grands peintres du courant maniériste italien. Elle accède très jeune à la peinture mythologique et religieuse, ce qui constitue pour une femme une rarissime exception au 16e siècle. Les portraits représentent un second volet de son œuvre.
Nous sommes subjugué par les fresques du plafond de la 3ème pièce qui représente les 4 continents par Michelangelo Ricciolini (1645-1715). Michelangelo Ricciolini fut chargé de la décoration, composée de toiles à la tempera placées dans les trois sections du plafond, articulées par des poutres en bois. Les sujets, les allégories des Quatre Continents, des Éléments et des Saisons, sont inspirés de l'Iconologia de Cesare Ripa et sont ponctués de faux bas-reliefs monochromes évoquant la Fortune et la Richesse. Ricciolini réalisa également la frise inférieure, à l'huile sur mur, représentant un faux relief doré orné de trophées d'armes et d'insignes militaires, de vases et de boucliers figurés, de tritons et de nus tenant des guirlandes. Il peignit des scènes mythologiques tirées des Métamorphoses d'Ovide dans les embrasures des six fenêtres. Il décora les parapets des fenêtres d'allégories de l'Architecture, de la Sculpture et de la Peinture offrant des présents à Minerve, patronne des arts.Cette statue
Sommeil - Alessandro Algardi Réplique en marbre et bois sculpté peint (le berceau) de l'œuvre en marbre noir également d'Alessandro Algardi aujourd'hui à la Galleria Borghese à Rome.
Lamentation sur le Christ mort avec deux pleureuses. La Lamentation semble avoir été le sujet préféré de Borgianni dans ses
dernières années. Il y a au moins quatre versions peintes et une gravure
signée datée de 1615. Dans ces compositions, il y a deux ou trois
personnes en deuil (comme dans la version actuelle). Parmi les
précédents iconographiques du tableau, le lien avec "Lamentation sur le Christ mort"de Mantegna est évident.
"Le Christ et la femme adultère" » est une peinture vraisemblablement
réalisée entre 1630 et 1650 par le peintre d’origine calabraise Mattia
Preti.
La
scène représentée sur la toile est tirée de l’Évangile de Jean lorsque les scribes et les pharisiens conduisent à Jésus une femme
prise dans l’adultère, qui selon la loi aurait dû être lapidée. Jésus
l’absout en prononçant la phrase "que celui qui n'a jamais péché, lui jette la première pierre."
Mattia
Preti (1613 –1699), également connue sous le nom
de Calabrese Cavalier parce qu’il est né en Calabre,
représente ce sujet plusieurs tableaux,
conservés un à Zurich, un autre à Palerme au Palazzo Abatellis (Galerie
nationale de Sicile) et le dernier ici.
Ces derniers tableaux sont dits caravagesques car ils utilisent la technique
picturale du Le Caravage dont les tableaux
présentent un violent contraste entre le noir et le blanc notamment dans
les visages. L'éclairage caravagesque.
En quittant la galerie et le palais Spada, on peut s'interroger sur l'extraordinaire opulence que conférait le titre de cardinal à Rome à la Renaissance. "L'une des problématiques majeures de l'histoire de l'Art à la
Renaissance concerne les modes de diffusion du nouveau langage à
l'antique créé dans les foyers d'avant-garde italiens tels que Rome au
XVIe siècle et l'importance du mécénat
des cardinaux et de la haute prélature dans les différents pays
européens : les prélats humanistes, eux-mêmes grands amateurs d'art et
mécènes, naturellement amenés à fréquenter Rome et à entrer en contact
avec les principaux artistes de la Péninsule, ont fortement contribué à
exporter les formes nouvelles vers des foyers de création plus
périphériques, à l'intérieur même de l'Italie, et surtout dans le reste
de l'Europe catholique."
Il est temps d'aller diner cae nous nous sommes contentés de quelques biscuits dans l'avion. Pour se rendre au Ditirambo, il suffit de traverser le Campo di Fiori. On passe devant le palais Farnese, siège de l'ambassade de France.

La place fut pavée de briques en 1545, et pour l’embellir fut installée
par Paul III la même année en face de son palais une des deux baignoires
de granit égyptien que l’on voit aujourd’hui, qui se trouvaient à
l’origine dans les Thermes de Caracalla.
Il n’y avait à l’époque pas d’alimentation suffisante en eau pour créer
une fontaine. En 1580, fut amené le deuxième bassin qui avait été placé place saint Marc. Ces deux baignoires furent déplacées et transformées en fontaines jumelles en 1626 par Girolamo Rainaldi, raccordées aux récents conduits secondaires approvisionnés par l’aqueduc de l’Acqua Paola. Elles
sont décorées de gueules de lions et d’anneaux, chacune placée dans un
bassin en travertin, avec au centre une coupe quadrilobée qui soutient
le lys farnésien duquel s’élève le jet d’eau. La place servit
longtemps d’espace de tournois, corridas et fêtes populaires, dont
l’inondation estivale avant qu’elle ne soit pratiquée sur la piazza Navona . Excellent repas au Ditirambo, artichauts à la romaine, carpaccio de boeuf, oeuf parfait, truffe et parmesan et la pasta. Belle nuit au Royal Court Hotel près de la gare Termini.
"Le Christ et la femme adultère" » est une peinture vraisemblablement réalisée entre 1630 et 1650 par le peintre d’origine calabraise Mattia Preti.
La scène représentée sur la toile est tirée de l’Évangile de Jean lorsque les scribes et les pharisiens conduisent à Jésus une femme prise dans l’adultère, qui selon la loi aurait dû être lapidée. Jésus l’absout en prononçant la phrase "que celui qui n'a jamais péché, lui jette la première pierre."
Mattia Preti (1613 –1699), également connue sous le nom de Calabrese Cavalier parce qu’il est né en Calabre, représente ce sujet plusieurs tableaux, conservés un à Zurich, un autre à Palerme au Palazzo Abatellis (Galerie nationale de Sicile) et le dernier ici.
Ces derniers tableaux sont dits caravagesques car ils utilisent la technique picturale du Le Caravage dont les tableaux présentent un violent contraste entre le noir et le blanc notamment dans les visages. L'éclairage caravagesque.
En quittant la galerie et le palais Spada, on peut s'interroger sur l'extraordinaire opulence que conférait le titre de cardinal à Rome à la Renaissance. "L'une des problématiques majeures de l'histoire de l'Art à la Renaissance concerne les modes de diffusion du nouveau langage à l'antique créé dans les foyers d'avant-garde italiens tels que Rome au XVIe siècle et l'importance du mécénat des cardinaux et de la haute prélature dans les différents pays européens : les prélats humanistes, eux-mêmes grands amateurs d'art et mécènes, naturellement amenés à fréquenter Rome et à entrer en contact avec les principaux artistes de la Péninsule, ont fortement contribué à exporter les formes nouvelles vers des foyers de création plus périphériques, à l'intérieur même de l'Italie, et surtout dans le reste de l'Europe catholique."
Il est temps d'aller diner cae nous nous sommes contentés de quelques biscuits dans l'avion. Pour se rendre au Ditirambo, il suffit de traverser le Campo di Fiori. On passe devant le palais Farnese, siège de l'ambassade de France.
La place fut pavée de briques en 1545, et pour l’embellir fut installée par Paul III la même année en face de son palais une des deux baignoires de granit égyptien que l’on voit aujourd’hui, qui se trouvaient à l’origine dans les Thermes de Caracalla. Il n’y avait à l’époque pas d’alimentation suffisante en eau pour créer une fontaine. En 1580, fut amené le deuxième bassin qui avait été placé place saint Marc. Ces deux baignoires furent déplacées et transformées en fontaines jumelles en 1626 par Girolamo Rainaldi, raccordées aux récents conduits secondaires approvisionnés par l’aqueduc de l’Acqua Paola. Elles sont décorées de gueules de lions et d’anneaux, chacune placée dans un bassin en travertin, avec au centre une coupe quadrilobée qui soutient le lys farnésien duquel s’élève le jet d’eau. La place servit longtemps d’espace de tournois, corridas et fêtes populaires, dont l’inondation estivale avant qu’elle ne soit pratiquée sur la piazza Navona . Excellent repas au Ditirambo, artichauts à la romaine, carpaccio de boeuf, oeuf parfait, truffe et parmesan et la pasta. Belle nuit au Royal Court Hotel près de la gare Termini.































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