Le cloître a été érigé à partir de 1222 sous le pape Honorius III jusqu'aux années de Grégoire IX - à l'époque de saint François. Il a été construit par les chanoines du Latran, c'est-à-dire les prêtres diocésains qui avaient adopté la règle de vie commune inspirée par saint Augustin. Le cloître lui-même, c'est-à-dire la cour ouverte qui non seulement reliait les différentes pièces de leur vie, mais facilitait aussi le dialogue, la fraternité, l'étude et la prière commune, est l’image de cette forme de vie. L'inscription en mosaïque, encore parfaitement lisible, dit entre autres : « claustri structura sit vobis docta figura », c'est-à-dire que la structure même du cloître soit pour vous la figure “officielle” de cette vie commune. C'est un magnifique cloitre roman, avec des colonnes aux multiples formes, typique de l'art roman italien, et avec des décors d'opus sectile de pierres polychromes de style cosmatesque, construit aux XIIe et XIIIe siècles.
Les colonnes ondulantes et les mosaïques de marbre colorées sont particulièrement frappantes. Elles se présentent sous différentes formes: lisses, en spirale, torsadés, incrustés de mosaïques, etc ... Les chapiteaux sont également différents les uns des autres et montrent des figures de personnages et d'animaux réels ou imaginaires.Le long des murs est encore conservée la cathèdre papale du Moyen Âge, connue sous le nom de “sedia stercoraria”, car dans l'ancien rituel, on rappelait au nouvel élu qu'il n'était qu'un homme et que, comme le proclame le psaume :
"De la poussière il relève le faible,
il retire le pauvre de la cendre
pour qu'il siège parmi les princes,
parmi les princes de son peuple."
Dans le cloître, chef-d’œuvre de l’art cosmatesque du début du XIIIe siécle, de nombreuses sculptures et ornements sont
conservés, dont des œuvres d’Arnolfo di Cambio. On y accède depuis
l’intérieur de la basilique et l'accès est payant. C’est un des plus vastes de Rome avec des
côtés de 36 mètres de longueur.
Ce cloître est lié au grand monastère
bénédictin enclavé entre les murs d’Aurélien. Les moines étaient
affectés aux services de la basilique.

Avec ses belles colonnes en marbre incrustées, œuvre de la famille Vassalletto, célèbres marbriers romains, son style est intermédiaire entre le roman et le gothique.
Un bel exemple de cosmatesque, l'opus alexandrinum. C' est un type de pavement décoratif en mosaïque,largement utilisé à Byzance au IXe siècle. Il utilise de minuscules morceaux de pierre colorée et de pâte de verre de forme géométrique, agencés en motifs géométriques complexes parsemés de grands disques de pierres semi-précieuses.
Cosmati : Nom traditionnel des ouvriers du marbre de Rome actifs aux XIIe et XIIIe siècles. Leur utilisation caractéristique du marbre polychrome et de l'incrustation de mosaïque est également connue sous le nom d'art cosmatesque. La description des travailleurs du marbre comme «Cosmati» était basée sur l'hypothèse incorrecte que toute l'œuvre de marbre décorative romaine au Moyen Âge a été produite par une famille d'artistes de ce nom. Ce n'est qu'à la suite de recherches qu'il est devenu tout à fait clair qu'il y avait beaucoup d'artistes et de familles d'artistes impliqués, avec la famille Cosmatus qui a donné son nom au style étant parmi les derniers, actifs dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Les noms de plus de 50 artistes sont jusqu'à présent connus, la plupart appartenant à sept grands ateliers familiaux, avec des preuves documentaires de membres de plusieurs générations dans chaque famille.
Le Cosmatus (Cosma) était une famille romaine, dont sept membres, pendant quatre générations, étaient des architectes, sculpteurs et ouvriers habiles en mosaïque géométrique décorative, principalement pour les étages de l'église. Deodato et Giovanni appartenaient à la dernière génération.
Le cloître abrite également ce qui reste du magnifique sépulcre sculpté par Arnolfo di Cambio pour Riccardo Annibaldi, qui était l'oncle d'un Annibaldi, disciple et ami de Thomas d'Aquin. On peut voir dans l'œuvre d'Arnolfo, antérieure à Giotto, l'humanisme naissant du Moyen Âge romain, avec des représentations qui n'ont plus rien de byzantin : dans le cortège funèbre, sont représentés deux porteurs de flambeau, deux qui tiennent le Missel et la mitre, un autre tenant le vase d'eau bénite et même un servant d'autel soufflant, les joues gonflées, dans l'encensoir, pour raviver le feu.
Seuls des fragments survivent du monument d'Annibaldi (aujourd'hui dans le cloître de San Giovanni à Laterano, Rome). Il n'a pas été, comme on le supposait auparavant, érigé pour Riccardo Annibaldi (décédé 1276), le cardinal diacre de Sant'Angelo à Pescheria, mais pour son neveu du même nom, un notaire et sous-diacre qui est mort en 1289. Une caractéristique distinctive de ce monument, qui rappelle les tombes gothiques françaises, est la procession funèbre des clercs sur la frise à l'arrière de la chambre de la mort.Les mosaïques aux allures de joyaux, les arcades délicates ornées de colonnes torsadées et lisses jumelées, ainsi que les motifs animaliers et floraux d'une simplicité étonnante sont caractéristiques du duo Vasselletto (qui a également réalisé un autre cloître pour Saint-Paul-hors-les-Murs).

Le cloître abrite également la pierre tombale avec le visage de Lorenzo Valla, mort chanoine du Latran : la pierre tombale contient également les livres qui révèlent sa qualité d'humaniste.

Curieux, ces sphinx et ces lions qui marquent les seuils qui mènent au centre du cloître. Le sphinx et l’obélisque qui trône sur la place viennent peut-être du même temple égyptien.
Cette fresque de la Vierge était recouverte d'une autre fresque.

Retour dans la basilique Au fond de l'allée de l'extrême droite, à côté de la Porte Sainte, se trouve le tombeau de Paolo Mellini. C'était un citoyen romain qui mourut de la peste en 1527. Au-dessus de l'effigie se trouve une fresque très gravement endommagée de la Vierge et de l'Enfant, inspirée par Melozzo da Forli.
Une fresque de Giotto : Le pape Boniface VIII déclare l'année 1300 Jubilé. L’année 1300 fut particulièrement intéressante dans l’histoire de
l’Italie et de l’Europe. À Rome régnait alors un pape à la forte
personnalité, Boniface VIII. Issu de la noblesse romaine, il était
parvenu – en apparence du moins – à apaiser les tumultes internes de
l’Église et à surmonter une situation de grave incertitude due
principalement à la pression des cardinaux français. Pour imposer à
nouveau la domination absolue de l’Église sur le monde, Boniface VIII
proclame un nouveau jubilé, en 1300 justement, sans doute le plus
somptueux et le plus important qui ait jamais eu lieu. Si, de son vivant, Giotto doit sa notoriété au pouvoir pontifical,
d’abord à Boniface VIII, qui l’aurait associé au Jubilé de 1300, et
encore à Boniface VIII, par l’intermédiaire du neveu du pape le cardinal
Jacopo Caetani Stefaneschi qui commande au peintre l’immense mosaïque,
aujourd’hui quasi invisible, de la Navicella pour orner la façade de l’ancienne basilique Saint-Pierre à Rome, Giotto doit sa gloire posthume à Dante : "Cimabue crut dans la peinture tenir le champ,
et Giotto à présent a le cri,
si bien que la gloire de l’autre est obscure" Dante , Divine Comédie.
Nous traversons le boulevard et juste en face de la basilique, nous allons visiter le sanctuaire qui abrite la Scala Santa qui, selon une ancienne tradition chrétienne, a été transportée en 326 de Jérusalem à Rome à la demande de Sainte Hélène, impératrice et mère de Constantin et la chapelle des papes où l'on vénère l'image du Saint-Sauveur.
Selon la même tradition, les 28 marches qui forment
l'escalier sont celles que Jésus a montées
plusieurs fois le jour de sa condamnation à mort dans le palais de Ponce Pilate. D'où le nom de Scala Pilati ou Scala Sancta. Les photos sont interdites et, contrairement à d'autres, italiens ou japonais, je renonce à en faire. Initialement, l'escalier était situé dans le Patriarchium, c'est-à-dire dans le complexe des Palazzi Lateranensi, l'ancien siège des Papes. C'est le pape Sixte V Peretti qui, en 1589, la fit déplacer dans le bâtiment actuel et fit construire par l'architecte Domenico Fontana quatre escaliers, plaçant la Scala Santa au centre. Les pélerins montent à genous les 28 marches avec lenteur et dévotion en récitant des prières pendant que les touristes empruntent l'escalier de droite qui mène au Sancta Sanctorum. Au sommet de la dernière marche de la Scala Santa, protégé par une
grille massive, se trouve l'ancien oratoire privé des papes, au moins
jusqu'à la Renaissance : la chapelle de San Lorenzo in Palatio, connue sous le nom de Sancta Sanctorum en raison des nombreuses reliques de saints qu'elle contient. Les parois de la Scala Sancta furent décorées en 1588 de par des artistes comme Andrea Lilli, Giovan
Battista Ricci, Giacomo Stella, Paris Nogari, Paul Bril, Giovanni
Baglione, Prospero Orsi et d’autres, sous la direction de Cesare Nebbia
et Giovanni Guerra.
Au XIXe siècle, des sculptures ont été placées dans l’atrium : le Baiser de Juda et l’Ecce Homo d’Ignazio Jacometti, le Christ à la colonne de Josué Meli, Pie IX en prière et La Pietà de Tomasz Oskar Sosnowski et Jésus dans le Gethsémani de Joseph Sartorius.
La belle chapelle a été enrichie et embellie au fil du temps par différents papes, dont Nicolas III, auquel est dû son aspect actuel et qui a commandé les précieuses fresques de l'école romaine du XIIIe siècle, l'achèvement de la mosaïque au-dessus de l'autel et le magnifique sol cosmatesque. Sur le mur derrière l'autel, se trouve l'image du Saint Sauveur Acheropita, représenté assis sur un trône avec sa main droite bénissante et le rouleau de l'Évangile dans sa main gauche. Cette icône, dont l'histoire remonte à des milliers d'années, est l'une des plus aimées et vénérées par les fidèles de Rome et du monde entier.
Sous l'autel papal, se trouve l'arche qui contient le trésor et les reliques du Sancta Sanctorum, "le Saint des Saints".
Il est midi et nous cherchons une adresse citée dans le routard qui a l'air assez proche, nous marchons 2 bons kilomètres avant de découvrir u restaurant moderne, impersonnel genre cantine, très vaste, peu de clients, rien d'engageant et dans l'assiette des pizzas vraiment exceptionnelle et d'excellentes pasta. Pizzeria Sbanco 1 rue Siria, excellente adresse.












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