vendredi 30 janvier 2026

ROME 2026, LA VILLA MÈDICIS, L'APPARTEMENT DU CARDINAL FERDINAND DE MÈDICIS.

 La visite se termine avec l’appartement historique du Cardinal de Médicis. En montant l'escalier, je jette un œil indiscret dans la partie ou séjourne les pensionnaires de la villa.

Le temps d’une année y vivent seize pensionnaires : des artistes, des auteurs, des chercheurs, toutes disciplines confondues (musique, livres, architecture, design, arts plastiques, visuels, chorégraphie, mise en scène, métiers d’art, recherches, restaurations…).  La Villa  flamboyante bâtisse Renaissance abrite l’Académie de France à Rome depuis 1803. Berlioz, Ingres, Balthus, Debussy, Gounod, Bizet sont passés ici.

 

Nous entrons dans la Chambre des Muses. Autrefois chambre à coucher du cardinal Ferdinand de Médicis, la Chambre des Muses est ornée d’un plafond à caissons peint par Jacopo Zucchi entre 1584 et 1585. 
 
 
Le Cardinal de Médicis confie le décor peint de sa Villa au peintre florentin Jacopo Zucchi, élève de Vassari. L’appartement noble situé au centre du bâtiment est formé de trois pièces en enfilade. Zucchi et ses collaborateurs réalisent entre 1584 et 1586 un décor allégorique complexe formé d’un ensemble de tableaux peints à l’huile, insérés dans un décor de boiserie, pour le plafond et d’une longue frise peinte à fresque courant tout le long des quatre murs de la pièce. Le programme décoratif du plafond de la pièce centrale, chambre à coucher de Ferdinand de Médicis, est dédié aux neuf muses et s’organise autour de nombreux éléments cosmologiques, astrologiques et talismaniques. À la naissance de Ferdinand, son horoscope lui prédit un destin des plus glorieux. Le décor de la pièce, en illustrant son thème astral, était chargé, pour ainsi dire, de forcer la providence. 
 La chambre des Éléments marie les peintures Renaissance avec un tapis moderne et des meubles récents grâce à un aménagement repensé, entre autres, par la célèbre architecte d’intérieur française India Mahdavi et la maison de mode Fendi. Elle se pare désormais d’un tapis aux couleurs éclatantes de la Manufacture d’Aubusson Robert Four, dont les motifs sont une citation directe des parterres du jardin. Création Phare d' India Mahdavi, les tabourets Bishop, d’un vert émeraude éclatant, réveillent les tons sourds de la patine des murs de la Villa Médicis, imaginée par le peintre Balthus.

Ce tableau représente Ferdinand de Médicis, cardinal qui a donné son nom à la Villa. Ce portrait a été réalisé par le peintre florentin Jacopo Zucchi.

La chambre des Amours de Jupiter: 
La chambre dite « des Amours », située au sein des appartements du Cardinal Ferdinand de Médicis, fut peinte par Jacopo Zucchi et son atelier au XVIe siècle. Au plafond, sept tableaux représentaient des scènes érotiques sur le thème des amours de Jupiter. Mais, vers 1700, le grand-duc Cosme III les juge d’une sensualité obscène. Il aurait alors ordonné qu’elles soient brûlées. Seules les poutres subsistent. Richement ornées de motifs colorés et de scènes érotiques, animalières ou mythologiques, elles font échos aux toiles disparues. Pendant près de quatre siècles, cette chambre resta dénuée de ses toiles.
En 2015, l’artiste italien Claudio Parmiggiani investit ces panneaux par sa technique du « delocazione ». Il expose des papillons – symbole de métamorphose – au feu puis en révèle la trace. Le pouvoir destructeur de la combustion devient un moyen de création.



Nous quittons la villa, éblouis. Nous descendons les escaliers de la Place D'Espagne, nous prenons la via Balbuini avant d'aller manger pasta et pizza chez Gino Sorbillo, piazza Augusto Imperatore. Autre excellente adresse à prix doux. Ensuite nous irons visiter le palazzo Barberini. Dans l'article précédent, j'ai parlé des amours adultères du cardinal, on a visité sa chambre "d' Amours". 
En 1589, deux ans après son accession au pouvoir, Ferdinand Ier, qui était encore cardinal, finit par renoncer à la pourpre pour des raisons dynastiques. Il put dès lors se marier, épousant la princesse Christine de Lorraine, avec qui il eut huit enfants. Son aîné, Cosme II, lui succéda. Un cardinal sympathique, la cuisse légère et l’œil
polisson, il aimait plus les grandes filles que les petits garçons. For sure...







 

 

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