La visite se termine avec l’appartement historique du Cardinal de Médicis. En montant l'escalier, je jette un œil indiscret dans la partie ou séjourne les pensionnaires de la villa.
Le temps d’une année y vivent seize pensionnaires : des artistes, des auteurs, des chercheurs, toutes disciplines confondues (musique, livres, architecture, design, arts plastiques, visuels, chorégraphie, mise en scène, métiers d’art, recherches, restaurations…). La Villa flamboyante bâtisse Renaissance abrite l’Académie de France à Rome depuis 1803. Berlioz, Ingres, Balthus, Debussy, Gounod, Bizet sont passés ici.
Le Cardinal de Médicis confie le décor peint de sa Villa au peintre florentin Jacopo Zucchi, élève de Vassari. L’appartement noble situé au centre du bâtiment est formé de trois pièces en enfilade. Zucchi et ses collaborateurs réalisent entre 1584 et 1586 un décor allégorique complexe formé d’un ensemble de tableaux peints à l’huile, insérés dans un décor de boiserie, pour le plafond et d’une longue frise peinte à fresque courant tout le long des quatre murs de la pièce. Le programme décoratif du plafond de la pièce centrale, chambre à coucher de Ferdinand de Médicis, est dédié aux neuf muses et s’organise autour de nombreux éléments cosmologiques, astrologiques et talismaniques. À la naissance de Ferdinand, son horoscope lui prédit un destin des plus glorieux. Le décor de la pièce, en illustrant son thème astral, était chargé, pour ainsi dire, de forcer la providence. 
Ce tableau représente Ferdinand de Médicis, cardinal qui a donné son nom à la Villa. Ce portrait a été réalisé par le peintre florentin Jacopo Zucchi.
La chambre des Amours de Jupiter: 

Nous quittons la villa, éblouis. Nous descendons les escaliers de la Place D'Espagne, nous prenons la via Balbuini avant d'aller manger pasta et pizza chez Gino Sorbillo, piazza Augusto Imperatore. Autre excellente adresse à prix doux. Ensuite nous irons visiter le palazzo Barberini. Dans l'article précédent, j'ai parlé des amours adultères du cardinal, on a visité sa chambre "d' Amours". En 1589, deux ans après son accession au pouvoir, Ferdinand Ier, qui
était encore cardinal, finit par renoncer à la pourpre pour des raisons
dynastiques. Il put dès lors se marier, épousant la princesse Christine
de Lorraine, avec qui il eut huit enfants. Son aîné, Cosme II, lui
succéda. Un cardinal sympathique, la cuisse légère et l’œilpolisson, il aimait plus les grandes filles que les petits garçons. For sure...















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