Ce matin après le petit déjeuner, nous partons de Moustiers à pied pour une randonnée facile qui va nous mener jusqu'au lac de Sainte Croix, qu'on longe jusqu'au pont de Galetas. Le départ se fait au pied du village (à côté de l'aire de camping-car et
des terrains de sport), au croisement entre la D952 et le chemin de
Quinson. On suit d'abord ce chemin avant d’emprunter le GR4 sur le chemin de Peyrengues qui passe à quelques pas de la Ferme Rose. On longe la Maïre, un petit ruisseau à fort courant jusqu’ au petit lac qui sert de réserve d'eau au village de Moustiers.

La baignade y est interdite, de nombreuses poules d'eau, des canards et des cygnes broutent le fond de l'eau.
On traverse le camping avec ses bungalows de part et d'autre de la rivière à truite puis on poursuit jusque aux rives du lac de Sainte Croix. A ce niveau, on perd le balisage et au lieu de suivre le sentier, on suit la rive avec des traversées pénibles de flaques boueuses, des demi-tours quand on arrive à une falaise, on doit traverser un maquis pleins de petits épineux, qui flore bon le thym et la lavande sauvage.
On rencontre un petit sentier sympa qui nous mène à la route où on retrouve le chemin normal. La vue sur le pont de Galetas est superbe.
Le chemin traverse une pinède, nous trouvons près de la plage, un petit estanco qui nous sert des boissons fraîches puis on continue dans la foret jusqu'au pont. La circulation des bateaux à moteur non électriques est interdite, le silence n'est troublé que par le chant des oiseaux.


La vue est belle sur les falaises du Verdon. Nous arrivons au pont de Galetas. Situé entre Aiguines et Moustiers , il relie les départements du Var et des
Alpes-de-haute-Provence et franchit le Verdon à la sortie des
gorges, offrant un décor de carte postal avec les gorges d’un côté et
une vue sur le lac
de l’autre.




Nous repartons vers Moustiers sans nous égarer cette fois. Nous marchons d'un bon pas et rapidement nous nous éloignons du lac et nous nous rapprochons du camping. Je marche 10 mètres devant en jetant des coups d’œil dans le sous-bois trop sec, trop brûlé pour espérer trouver quelques sanguins. Catherine pousse un cri apeuré, déchirant. Perdu dans mes pensées, j'ai enjambé sans le voir un long serpent de 1 mètre 50, effilé comme la lame d'une épée, noire sur tout le corps sauf la tête d'un vert vif. Il est passé entre mes jambes, tranquille comme Baptiste et suit son chemin, le long du sentier en direction du torrent tout proche.




A n'en pas douter, il s'agit d'une couleuvre. La couleuvre a toujours une pupille ronde, bien visible
même en plein soleil. Ce détail la rapproche davantage d’un lézard ou
d’un serpent exotique inoffensif. La couleuvre présente une tête ovale, fine, et dans la
continuité du corps. Il n’y a pas de rupture nette au niveau du cou, ce
qui lui donne un profil plus “linéaire”, moins agressif que la vipère. Celle ci a une peau lisse et brillante, avec de
grandes écailles sur le dessus de la tête, bien visibles à la lumière, avec cet aspect “verni” caractéristique. Elle se déplace en mouvements souples et serpentins avec une queue longue et effilée. La suite se passe sans incident et c'est avec un grand bonheur qu'in retrouve la piscine de la Ferme Rose.
Nous retournons chez Benoit pour déguster une cote de Limousine goutue avec des frites. C'est toujours aussi bien chez Benoit mais demain soir est jour de fermeture, nous irons à la Cantina.
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