vendredi 3 octobre 2025

ALPES DU SUD, GORGES DU VERDON, LA RIVE GAUCHE

 Ce matin, après le petit déjeuner, nous prenons la voiture pour parcourir la rive gauche des gorges du Verdon. Au pont de Galetas, nous prenons la direction d'Aiguines.


 Le Col d’Illoire est le 1er belvédère du circuit qui se trouve à 967 mètres de haut. Tout au fond de la gorge, on aperçoit le Verdon dont les eaux oscillent entre l'émeraude, la turquoise et l'azur et on a une dernière vue sur le lac de Sainte Croix et le plateau de Valensole.

. Le Cirque de Vaumale est l'étape suivante. Ce cirque s’est creusé naturellement durant des milliers d’années avec l’érosion des eaux de la rivière du Verdon. En forme de demi-cercle, le cirque de Vaumale mesure 700 mètres de haut et 250 mètres de large.

 La falaise de Baucher constitue un autre belvédère d’où la vue est impressionnante. 



 

 A quelque kilomètres, nous nous arrêtons à l'Auberge des Cavaliers posée au dessus de la falaise des Cavaliers. Une petite terrasse où nous prenons un verre s'ouvre sur un panorama incroyable. On est juste face à la Maline et au fond de la gorge, on peut apercevoir la plage où arrive le sentier Martel.  C'est le sentier  mythique et incontournable des gorges du Verdon Le “Martel” est un cocktail de tunnels, d’échelles aériennes, de vues plongeantes vers le vide ou de falaises verticales.  Il part au chalet de la Maline avec son ambiance de refuge alpin, les eaux turquoises de la Mescla,et enfin l’arrivée au Point Sublime.




On aperçoit quelques randonneurs qui descendent dans les lacets, 2 autres qui sont parvenus au bord de l'eau sur une plage de sable presque blanc.



 

 

La route de la Corniche sublime passe par le Tunnel du Fayet où on jouit d’un panorama splendide sur la courbe du Canyon avec la vue sur le Verdon en contrebas. 



Puis on traverse le pont de L'Artuby. Le pont de l’Artuby surplombe la rivière de l’Artuby à 180 mètres de haut.  Il est connu pour être le plus haut pont d’Europe où l’on pratique le saut à l’élastique. La rivière est actuellement à sec mais a creusé dans le calcaire de superbes marmites profondes.


La route s'éloigne du canyon et on aborde une sorte de plateau d'herbes brulées, puis on commence à descendre vers un charmant village Trigance. Village médiéval typique de Haute Provence dans un paysage sauvage, dominant la vallée du Jabron, perché à 790 mètres d'altitude sur le coteau, au pied de la montagne de Breis, dominé fièrement par sa forteresse, aujourd'hui, hôtel de caractère. Trigance à l'abri de son château du XIème siècle, cache un véritable trésor à remonter le temps le long de ses ruelles bordées de vieilles maisons aux portes anciennes: le portail du village, le campanile, le puits, l'église Saint Michel du XIIème, remaniée au XVIIème avec son clocher carré, plusieurs chapelles et ponts.Nous dinons d'une simple omelette, un verre de rosé sur une terrasse sur la place centrale, clientèle d'habitués, estivants, autochtones et de rares clients de passage. Ambiance très méridionale. C'est un village chargé d'histoire avec deux personnages dont la vie a marqué le village. 

Anne-Marie de DEMANDOLX épouse de Cosme-Maximilien de Val-belle, lui succédera durant plus de cinquante ans, jusqu’en avril 1740. On la connait comme la "Dame de Trigance". En 1703, quand la disette menace encore une fois, pour soulager les plus déshérités, la dame de Trigance donne l’autorisation de défricher les terres possibles dans le Défens de Siounès. A titre anecdotique, Anne-Marie de DEMANDOLX, propose en 1727, la construction d’une Tour de l’horloge pour laquelle elle paierait le cinquième de la dépense.L'approvisionnement en eau était la principale difficulté des villages perchés de Provence. En l'absence de source, il fallait avoir recours à des puits et parfois à des réservoirs recueillant l'eau de pluie. L'eau des puits est souvent moins abondante que celles des sources ; mais surtout elle tarit cruellement en été. Les périodes de sécheresse étaient alors une source d'angoisse pour tous les habitants : il fallait aller chercher l'eau très loin, dans la vallée en contrebas et l'économiser le plus possible. Aucune source assez abondante ne permettait l'installation d'une fontaine dans le village et les travaux à entreprendre pour la construction d'une citerne étaient trop coûteux et importants pour la commune qui les repoussa plusieurs fois. Trigance est alors menacé par l'exode rural, tant il est vrai que le maintien de la vie du terroir passe par une solution durable de alimentation en eau. Un bienfaiteur inespéré. Fin XIXème siècle, Honoré Giraud, un enfant du pays qui avait fait fortune à Paris, fit un don à Trigance pour l'aménagement d'une citerne et d'une fontaine publique tant attendue. Il dut se souvenir des pénibles corvées d'eau de son enfance, où, une à deux fois par jour, il fallait allait remplir les seaux pour toute la maison. L'église est très belle avec le toit de son clocher aux tuiles vernissées. Extérieurement elle présente un bel appareil de calcaire clair, aux moellons très réguliers. Elle s'apparente aux églises de Comps et de Bargème et comme ces dernières elle devait être couverte à l'origine de lauzes. Son très beau clocher carré est couvert de tuiles en écaille vernissées polychromes. L'édifice a été restauré en 1990.



Nous reprenons la route qui descend jusquau belvédère du balcon de la Mescla, un des  plus beaux de ce circuit. C’est là que les rivières du Verdon et de l’Artuby se rejoignent. La vue est vertigineuse, spectaculaire, impressionnante. 

 

Puis on franchit le Verdon au pont de Soleils avant de remonter vers Rogon et de prendre à droite pour descendre au Point Sublime.






 



 

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