Notre train, ce matin quitte la gare d'Osaka Shin à 9h48. Nous avons le temps de trainer au petit déjeuner avant de prendre le métro jusqu'à la gare. Notre train est l'Hikari 502 qui nous laisse à Nagoya à 10h42, nous montons à 11h dans le Shimano 9 qui nous dépose vers midi à Nakatsugawa. Nous allons d'abord à l'office de tourisme qui nous donne un plan du Nakasendo. Ce soir, nous dormons au Magome Choya dans le village de Magome, un hébergement qui s'apparente à la chambre d’hôtes, le minshuku. Nous passons à l'épicerie prendre un en-cas pour le déjeuner puis nous essayons de trouver le début du chemin. Nous demandons partout, personne ne parle anglais et le Nakasendo, personne ne connais. Le wifi pocket nous dit de prendre un petit chemin qui monte dans un quartier pavillonnaire et nous faisons le pique-nique à l'ombre.
Le Nakasendo, c’est une des anciennes routes qui reliait Edo (l’ancien nom de Tokyo) à Kyoto. D’une longueur de plus de 500km, il était parcouru par les marchands et les seigneurs féodaux. Aujourd’hui, la majeure partie de ce trajet est urbanisé avec des routes nationales, mais il reste des portions préservées, propices à la randonnée pédestre, comme celle entre Nakatsugawa et Tsumago, dans la préfecture de Gifu, le long de la vallée de la rivière Kiso. C’est une des randonnées les plus populaires du Japon et elle est accessible à tous. La Nakasendo est l’une des 5 anciennes routes du Japon utilisées durant la période Edo (1603-1868). Fréquemment empruntée par les seigneurs féodaux, cette route de 535 kilomètres qui reliait Kyoto à Tokyo est également connue comme « la route des samouraïs ». Elle comprend 69 étapes dont Magome et Tsumago et Nakatsugawa.
On quitte la rivière et le pavage devient superbe, de grandes plaques comme une voie romaine qui monte à travers une grande foret. C'est l’Ochiai stone
pavement road. De temps à autre, il y a des clochettes sur le parcours
pour faire fuir les ours. En fait, c'est plus pour le folklore et pour amuser les enfants car les ours se tiennent en général loin des humains, plus haut dans la montagne

Serge trimbale le sac de détritus depuis le repas. Au Japon, pas de poubelle, les gens rapporte les détritus à la maison et il n'y a pas les moindre papier gras, le moindre déchet, les gens payent leurs déchets individuellement et les gens qu'on croise dans un petit village ne veulent pas de nos cochonneries.
Nous arrivons au bout de la foret sur un petit plateau avec une maison immense, très coquette, une source coule que les habitants ont canalisée. On voit bien la route et son bitume parsemé de petits graviers.

Les hérons attendent la perche ou la tanche. L'eau sourd de toutes parts, la campagne est verte, on espère que Magome va apparaître au bout du plateau mais on redescend encore. Dernière colline, dernier vallon et Magome apparaît, un village en pente autour d'une rue pavée, un petit canal court sur le coté qui entraîne des roues à eau. Le village est authentique, pas de panneaux publicitaires ou de fils électriques car ici ils sont enterrés. Même les bornes à incendies sont rétros : des seaux en bois à l’ancienne pour éteindre les incendies. Très utile ici avec toutes les maisons sont en bois.



Le Magome Choya se trouve au sommet du village, nous sommes accueillis par une dame qui parle un anglais très correct. Les minshuku sont l’équivalent des chambres d’hôtes françaises. Une famille japonaise aménage son logement afin de pouvoir accueillir quelques voyageurs dans des chambres de la maison. Ici c'est un minshuku important, nous logeons à l'étage avec d'autres personnes. Il y a des chambres pour les couples, les sanitaires sont communs et les parois très fines. Ici, le dîner et le petit déjeuner sont compris et ferons le sujet du prochain article, la maison en face fait aussi partie du même minshuku et tous les voyageurs prendrons le repas au rez de chaussée de notre maison.


C'est un autre Japon qu'on découvre ici, le Japon des champs, un contraste saisissant après l'agitation d'Osaka.














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