dimanche 28 juillet 2024

JAPON, OSAKA, DOTOMBURI LA NUIT, LE CANAL


 Finalement la halte à Himeji s'est prolongée et nous quittons la gare vers 16h pour arriver à la gare de Shin Osaka  vers 17h. La gare est un labyrinthe et je me suis imaginé que notre gare d'arrivée est JR Namba et qu'il suffit de marcher un peu en sortant de la gare pour atteindre notre hotel Grocery Osaka Namba. En fait, il faut prendre le métro à Shin Osaka pour descendre au 7ème arrêt, Namba station. Sur le road book, il est dit de sortir de Namba station par south gate pour retrouver l’hôtel. En fait des south gate, il y a a 7 et nous ne prenons pas la bonne. On se retrouve dans une grande avenue et les 2 wifi pocket se sont déchargés. On demande notre chemin, peu de gens parlent anglais puis je trouve un monsieur élégant, costume cravate qui essaye de nous guider. Il passe un coup de fil et un couple, tout aussi élégant, arrive qui nous indique la voie à suivre. C'est pas loin mais on doit emprunter un dédale de petites rues. Je demande le chemin, je rentre dans un Love hôtel: pas âme qui vive, une table pour 2, une bouteille de champ, mais nobody. Je demande à la pizzeria en face, il se trouve un employé qui connaît, sort sur le trottoir. En fait, il suffit de traverser la rue et l'hotel est là sur une rue importante. Passage à la réception, nos bagages sont là, nous prenons possession des chambres et nous devons nous retrouver à la réception après avoir refait les valises qui nous attendrons à Narita pour le vol de retour. Le réceptionniste est très (trop) empressé, agité, serviable, presque câlin, croupe ondulante et voix sirupeuse, il semble disposé à tous les sacrifices . Il est charmant mais on se contentera du Takkyubin. Pour trouver cet hotel, il serait préférable d'indiquer la sortie de métro la plus proche, la 7, je crois qui se trouve à 50m de l’hôtel qui possède une grosse enseigne sur le toit qui se voit de loin. Ditomburi est le centre de la vie nocturne d'Osaka.Osaka est au Japon ce que Marseille est à la France ou Naples à l'Italie. Osaka est célèbre pour son excellente gastronomie, ses habitants amicaux, son atmosphère décontractée et, bien sûr, sa vie nocturne.Nous suivons en quittant l’hôtel, une longue galerie commerciale, Sennichimae Doguya-suji, une rue dont les magasins vendent principalement des ustensiles de cuisine. La foule est très dense, jeune, colorée, bruyante et on débouche sur Dotomburi. L'arrivée à Dotomburi est un choc, des néons agressifs, des enseignes  extravagantes et disproportionnées une immense variété de restaurants, de stands de street-food et de bars. 


Il y a des poulpe géant, des crabes monstrueux, des vaches énormes. L'alcool semble couler à flot, la cuisse semble légère et l’œil polisson.





Je suis très tenté par les tokoyaki. Ce beignet de poulpe incarne à lui tout seul la street food d’Osaka. Ce sont des boulettes garnies de morceaux de pieuvre, couvertes d’une délicieuse sauce caramélisée, de mayonnaise, d’algues et de copeaux de bonite séchée. Le spectacle de la préparation des beignets que les cuisiniers font tournoyer dans leurs moules est fabuleux. Une variante, le takosen. Un sandwich composé de deux galettes de riz garnies d’un  beignet de poulpe.

 

l’ikayaki est une crêpe épaisse à base de seiche hachée et d’œufs, agrémentée d’une sauce brune semblable à celle des okonomiyaki. Il y a aussi les kushikatsu, des brochettes de viande, de poisson et de légumes frits à Osaka. Porc, poulet, crevette, poulpe, crabe, asperge. On trempe leur panure croustillante dans une sauce sombre et sucrée. La plupart des restaurants sont surbookés mais nous trouvons place dans un restaurant de bœuf de Kobe. L'ambiance est très bruyante, serveurs et serveuses s'époumonent, atmosphère enfumée, il fait très chaud à cause des braseros. Nous prenons la carte et voulons 5 portions de bœuf de Kobe, nos voisins disent que pour 5, 3 suffisent.




Ce sont des petits joueurs et nous commandons 2 portions supplémentaires d'un autre morceau du bœuf qu'on flambe au chalumeau.

Retour sur Dotomburi, dans la cohue.





Nous rejoignons le Dotomburi-gawa, le canal vieux de 400 ans, désormais bordé de passages piétonniers et coupé par passerelles et des petits ponts, la multitude de panneaux d'affichage lumineux se reflète sur les eaux noires.



Retour à l’hôtel. Je reviendrai passer 2 ou 3 jours à Osaka, pour l'atmosphère de fête. C'est bruyant, vulgaire, ça swingue et c'est un autre Japon, festif,moins raffiné, certes, moins ampoulé, plus païen.

 

 

 


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