Cette année devrait être bonne. Début juin, j'ai fait 3 sorties en espérant découvrir quelques girolles. Sur saint Allyre d'Arlanc, c'est trop haut, trop froid, rien, pas même dans mon coin anti-bredouille. Du coté de Pontgibaud, une minuscule et je fais un petit panier de mousserons vers saint Ours. Pas des mousserons, des marasmes, 1000 excuses. Je tente ma chance près de Volvic, une petite encore. 9 juin, on vote, la voiture est pleine, on prend la route et on arrive à Montpezat. Le lundi, je file direct dans "mon" coin, un jolie petit panier qui finit en omelette baveuse. Les jours suivants, entre 2 averses, je varie les plaisirs, un petit panier encore au nord du village. Cette année, les girolles sont petites, il en faut beaucoup pour que le plat soit respectable. Surpris, un jour où ma voiture est chez le garagiste, je pars de chez moi à pied et, au bord du chemin, je me fais un petit kilo là où je ne me serais pas douté qu'il puisse pousser des golden mushrooms. les jours suivants, j'essaye de changer systématiquement de spots, j'en découvre de nouveau, souvent très pentus.
Le premier jour , j'ai découvert un petit cèpe d'été, un autre les jours suivants puis 2 superbes, en bord de route au nord du village. Pour les spots au sud du village, j'ai exploré le bas du volcan, Puis des parties très pentues juste au dessus de la rivière. Jusqu'au 30 juin, les girolles sont de taille modeste. Le 30 juin, au retour de Clermont où la décision de dissoudre nous a contraint de retourner voter à Clermont, je vais faire un tour dans les bois au pied de la Gravenne. Le panier est très correct et les girolles ont pris de la bouteille, quelques beaux spécimens. Tout le reste de la semaine, je continue à explorer le bas du vomcan avec de petits passages dans un spot où j'en trouve toujours des respectables, le panier est de plus en plus beau.
Je débusque quelques magnifiques individus dans un biotopes châtaigniers-conifères avec sol couvert de feuilles et lierre. Jeudi, je décide de monter au sommet de la montagne. Je pose ma voiture sur un grand parking, puis le marche un bon kilomètre avant de trouver des bois qui me semblent intéressants. Au début des petites puis ensuite que des énormes grosses comme des escalopes, bien planquées et dans des lieux difficiles. Avant d'atteindre le spot que je mettais fixé, je folâtre au hasard et c'est l'eldorado, de l'or de partout qui dégouline le long de la pente et je ne consacre qu'une vingtaine de minutes au but de ma matinée, je prendrais ma revanche demain.Finalement, belle cueillette avec 4 kilos de superbes cibarius.
Ce matin, j'y retourne et ne me laisse pas détourner du but ultime , les pentes abruptes du sommet. Sur le chemin, cette pancarte de l'ONF qui fait de l'humour involontaire : foret gérée durablement et certifiée. Ce serait risible si ce n'était pas dramatique. Il y a au bas des pentes, des amoncellements de bois morts qui ne demanderaient qu'un mégot ou un filet d'essence pour s'incandescendre et détruire durablement une foret qui est aussi belle qu'il y a 70 ans quand mon père m'initiait au première girolles et aux cèpes de Bordeaux. Dès que je suis à pied d’œuvre, c'est l'explosion des spécimens énormes, sous les feuilles, les branches, des girolles tordues comme un vieux cep de vigne qui émergent de la pouzzolane et de la caillasse.
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