Notre voyage a été superbement organisé par l'agence Route du Japon, Delphine et Charlène Sur rendez-vous à
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" Que la Beauté puisse exister et le jeune moine s'en trouverait irrémédiablement exclu. Mais la soudaine et commune fragilité qui l'unit au Pavillon d'Or, alors que retentit au loin le bruit des bombes, scelle son destin au temple sacré. La quête de cette ultime communion, en commettant l'irréparable, constitue sa secrète destinée. Bègue et sans beauté, il est en apparence réservé et taciturne ; le mal et la laideur sont les hôtes de son âme. Le pendant de sa souffrance physique est un ego démesuré et tyrannique qui le pousse à croire à sa mission tragique et exemplaire : atteindre le "coeur même du mal" et anéantir le sacré d'entre les sacrés par un acte de "pure abolition".
L'incendie du Pavillon d'Or en juillet 1950 par un moine, anéantit un trésor national. En explorant les désordres psychologiques du coupable, Yukio Mishima établit le mobile d'un crime qui ébranla le Japon.
Serge a lu le roman de Mishima et depuis que nous avons posé le pied sur l'aéroport de Narita, il n'a de cesse de découvrir Kinkaku-ji, le Pavillon d'Or. Nous avons déjeuné tot puis commandé 2 taxis qui nous dépose à l'entrée du monument qui est éloigné du centre de Kyoto. Le temps est maussade, un crachin glacé, des parapluies transparents, des k way, des cirés.
Le Kinkaku-ji est le nom d'usage donné au temple bouddhiste Rokuon-ji, "temple impérial du jardin des cerfs" situé au nord de Kyoto. Incontournable et donc très fréquenté, il est surnommé le Pavillon d'Or pour ces magnifiques façades recouvertes à la feuille d'or. Il est admis qu’elle fut initialement rachetée à un noble de l’ère Kamakura, Saionji Kintsune, par le troisième shogun du shogunat de Muromachi, Ashikaga Yoshimitsu, qui en fit sa villa de montagne, le Kitayama-dono.
La demeure du shogun fut convertie en temple bouddhiste zen Rinzai par son fils.
Le bouddhisme apparaît au Japon au milieu du VIème siècle. Il s’agit du Mahayana ou"Grand Véhicule", pratiqué dans une large partie de l’Asie orientale. Ce courant met l’accent sur la compassion et se fonde sur l’idéal du bodhisattva (être d’Eveil qui œuvre au bien d'autrui en renonçant au nirvâna, l'extinction suprême).
Bien plus tard, au début de la période Kamakura (1185-1333), le zen est introduit de Chine via la péninsule des royaumes de Corée par les moines Eisai(1141-1215), fondateur de la secte Rinzai et Dôgen (1200-1253),fondateur de la secte Sôtô.
Le kôan, questionnement apparemment illogique, participe à l’enseignement des maîtres Rinzai. On ne peut pas visiter l'intérieur du temple et on peut le regretter comme le montre cette photo.
On accède au temple par une allée bordée d'arbres qui nous conduit jusqu'à l'étang au milieu duquel trône le Kinkaku-ji avec sa façade étincelante, couverte de feuilles d'or. Malgré sa petite taille, le temple est sublime. C'est un édifice à trois étages dominé par un phénix qui malgré le moine dément,renaît toujours de ses cendres.
Le Kinkaku-ji ne possède par la sobriété habituelle des temples bouddhistes. Ses parois couvertes de feuilles d'or se mirent sur les eaux de l'étang qui l'entoure Le pavillon regroupe trois types d'architectures : le rez-de-chaussée suit le style des palais de l'époque Heian (794 - 1185), le premier étage celui des maisons de samouraïs, et le second étage respecte le style des temples zen.
Les îlots rocheux sur l'étang sont disposés selon les codes de l'esthétique zen. Le jardin du temple Rokuonji, inscrit au patrimoine historique et paysager, s'étend sur 92 400 m². Parmi la nature luxuriante et les paysages verdoyants du jardin, on trouve l'étang Kyoko-chi, "l'étang miroir", qui reflète l'image du Pavillon d'or. De petites îles de taille variable constellent la vaste étendue d'eau, comme la plus grande, Ashiharajima, ou d'autres plus petites, comme les pierres qui émergent de la surface de l'étang.
Le long des allées, on découvre des statues bouddhiques, les fidèles y vont de leur obole, des petits ponts moussus. " La mousse caresse la pierre"
Dans ce jardin, on trouve tous les éléments du jardin japonais, l'eau, les pins, les ponts, les sakuras...Ce jardin se veut une miniaturisation du paradis du Bouddha Amida. Étangs, bosquets de forêts denses, jardins de mousse... les paysages sont variés dans ce jardin vallonné.
Nous allons maintenant visiter un autre type de jardin zen au Ryoan-ji

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