jeudi 15 juin 2023

LES GIROLLES EN ARDÈCHE, JUIN 2023



 Cette année, nous arrivons le 12 juin en début d 'après-midi. On vide d'abord les 2 voitures et on installe la maison pour l'été. Tout est presque prêt vers 17h, et je me décide à aller faire un petit tour à 10 minutes en voiture, juste après l'orage, il pleut encore un petit peu et je veux voir si mon coin donne. En entrant dans le bois, agréable surprise un petit cèpe d'été. Les caractéristiques qui différent avec le cèpe de Bordeaux, c'est le chapeau parfois brun -roux ou brun-ocre mais souvent plus clair café au lait et souvent craquelé par la sécheresse. Le pied est réticulé par un réseau à larges mailles, blanc puis brunissant. La chair est ferme chez les individus jeunes mais c'est un champignon souvent véreux et, aujourd'hui, complètement envahi par des limaces très petites mais boulimiques et voraces. Les premières girolles m'attendent, quelques beaux individus, de belles cibarius à la chair orange vif, beaucoup sont minuscules ou n'émergent qu'à peine de la terre très humide, le lavage va être difficile.


A la fin, le résultat est fort honorable, un bon kilo en une heure avec 5 ou 6 cèpes dont un a fort belle allure. Les girolles vont faire une omelette bien baveuse avec des champignons d'une grande fraîcheur, un régal avec une bonne petite mâche. Le lendemain même heure, sous la pluie, plus de cèpes que la veille. Beaucoup que je laisse sur place car trop avancés. Moins de girolles, en particulier
très peu dans ma fameuse draille à Titi, où pour sa première sortie à 5 ans, mon petit-fils avait fait un malheur. 

Le mercredi, je décide de monter plus haut. Les 2 premières orties se sont faites vers 600 m sous les châtaigniers qui donnent souvent des cèpes qui o,t très bon goût. Madame Brioude, à l’hôtel du Levant , la mère de Claude et Alain dit qu'elle ne se fait pas avoir par les ramasseurs et qu'elle distingue les cèpes de châtaigniers des cèpes de sapin. Ce matin, je monte jusqu'au sommet de ma montagne. A 700 m, la végétation change et les épicéas prédominent sur les châtaigniers. Je suis déçu de l'état de cette foret domaniale dont l'ONF prétend pratiquer une gestion durable. Durable certes, car elle respecte les équilibres originels entre conifères et feuillus, mais les coupes ont été anarchiques, certains troncs sont restés qui pourriront sur place, le bois est inextricable et le bois mort qui est laissé là peut présenter un danger pour les feus de foret. En résumé, Ils ont abîmé mon bois. Encore un petit kilo, de belles girolles de belle taille parfois mais pas ce que j'espérais.









 Ce jeudi, je n'ai pas de voiture pour aller à quelques kilomètres. Je pars de la maison à pied et je file dans les premiers châtaigniers, sur la dizaine de champs qui monte vers la route nationale, une seule belle girolle. Je vais ensuite dans le bois où mon père m'a initié quand j'avais 5 ou 6 ans. C'est un bois  très pentu, très glissant. On fait des aller-retour entre le bas et le sommet. Les girolles poussent sous les touffes d'herbes très robustes qui s’agrippent  à la terre qui ravine.
  


C'est un bois difficile où les girolles ne se voient que par en dessous, elles sont souvent enchâssées dans la touffe d'herbes. Contrairement à l'année dernière, la récolte s'annonce bien. Beaucoup de pluie alors qu'en 2022, pas une goutte n'était tombée entre le 5 juin et le 31 Août. Demain prospection à 1100m, foret de hêtres et de sapins.


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