jeudi 18 mai 2023

MES CHAMPIGNONS DE PRINTEMPS, AUVERGNE



 Ma saison des morilles est quelque peu tronquée cette année: retour du Viet Nam le 25 Avril, les belles blondes risquent de ne pas m'avoir attendu. Les premières sorties sont pour le 27. Visiblement, pendant les 3 dernières semaines, le ciel n'a pas été généreux. Les sous-bois sont secs. Quelques petites morilles et peu de coureurs des bois. Là où d'habitude le parking est plein, 2 ou 3 voitures pour se partager la maigre récolte. Dès que je découvre la première, le pas se ralentit, la tension monte et l'attention aussi. La récolte est modeste. Les rares spécimens sont isolés et se planquent avec un parfait mimétisme sous le tapis de feuilles. Les jours s succèdent sans plus de succès.



Un seul malheureux doublet. Un jour, enfin, le panier est mieux rempli, quelques morilles, des morillons et des verpes et des Tricholomes de la Saint Georges sur un beau rond de sorcière.


 


"Le mousseron ou Tricholome de la Saint Georges (Calocybe Gambosa) est un excellent champignon printanier qui se développe toujours en groupe de plusieurs individus.

Chapeau : de 5 à 10 cm mais pouvant aller jusqu’à 15 cm, hémisphérique devenant convexe souvent irrégulier et bosselé puis s’étant en vieillissant, à marge enroulée, épais, mat à finement velouté, de couleur blanche à crème ou gris fauve, parfois teinté d’ocre clair. Lames : adnées à échancrées, fines et serrées, de couleur blanche ou crème. Absence d'anneau.Pied  relativement court (de 4 à 7 cm), épais et blanc. Odeur de farine fraîche, parfois présent dès la mi-mars, mais principalement d’avril à juin. Son biotope  taillis, lisières de forêt, haies, prairies en friche, bois aérés, souvent à proximité des frênes et des ormes – appréciant la présence des rosacées, il est également présent sous les aubépines et les pruneliers bordant les ruisseaux, appréciant la mousse et se cachant le plus souvent sous la végétation basse – préférant les biotopes ombragés, c’est surtout en exposition nord à nord-ouest qu’on peut le trouver." Le mousseron, le vrai est réputé être un bon comestible mais, pour moi le résultat de ma cuisine n'a pas reçu un accueil délirant. J'ai adapté la recette de Régis Marcon avec ce que j'avais: j'ai remplacé le Noilly Prat par du Porto, la papillote de Marcon comporte beaucoup de variétés différentes, cèpes, marasmes, oronges, Rosés des prés ect...des épices. Le résultat est insipide. J'essayerai de trouver une recette plus dans mes cordes l'année prochaine.

Vers le 6 mai, la pluie s'installe en Auvergne avec le froid. Un petit tour du coté du Puy de Dôme avec Simone et Dominique, un coup d’œil dans les près et c'est le début du faux mousseron que tout le monde appelle mousseron, Marasmius Oreades. Une superbe omelette, goûteuse à souhait pour commencer.

Le mercredi suivant, je pars pour la journée et je cours la montagne. Une tourbière o\ j'espère débusquer quelques belles blondes, je m'embourbe plusieurs fois mais pas la queue d'une morille. Je monte jusqu'au Mont Dore, puis je vais au Guéry sans plus de succès. Je sauve la bredouille, en bordure de ruisseau et je fais provision d'Ail des Ours. Puis , pour ramener quelques champignons, je vais dans les près mouillés du coté du Puy de Dôme. Un beau petit plat de marasmes que je vais cuisiner avec un large dos de cabillaud dans une croûte d'ail des ours. Je cuit le cabillaud 5 minutes à la poêle sur un seul coté et parallèlement je fais ma fricassées de mousserons, salée, poivrée. J'ai mouliné l'ail des ours mélangé à du vieux parmesan et de la panure. J'en enduit le cabillaud d'une belle couche et j'enfourne 7 minutes à 220. Le résultat est délicieux avec un petit Sauvignon pour Catherine et le Viognier Ortus Solis de Arsac pour moi.



Belle récolte de marasmes en Ardèche que je vais déguster avec des couteaux gratinés avec mon pesto d'ail des ours.
Description du marasme: chapeau de 2 à 6 cm, d'abord hémisphérique puis conique, s'étalant ensuite en devenant ondulé, beige à fauve devenant marron-roux à l'humidité mais plus clair sous la sécheresse, à centre souvent légèrement plus foncé et mamelon généralement bien marqué. Lames: libres, assez épaisses et très espacées, doublées de lamelles et lamellules, de couleur crème à brun clair. Pas d'anneau. Pied  de 5 à 8 cm, creux et de même couleur que le chapeau, s'éclaircissant vers le sommet. Odeur de foin coupé puis devenant plus forte et cyanhydrique (amandes amères). Après la pluie, par poussées se produisant principalement de mai à octobre dans les prairies, les bords de route, chemin et sentiers herbeux. 

Un de mes regrets est d'avoir raté la pousse des Hygrophores de Mars qui était passée quand nous sommes rentrés du Vietnam.


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