Dans la seconde moitié du XIIe siècle, sous Henri Plantagenest, duc d'Aquitaine et roi d'Angleterre, les Biron firent ériger une imposante tour, mais dés la fin de ce siècle, ils abandonnèrent le site à leurs descendants les Gontaud-Biron, et partirent s'installer à Montferrand-du-Périgord, dans une demeure qu'ils détenaient et qu'ils transformèrent ensuite en .
Sous le patronage des Plantagenêts et des Gontaud, le château est profondément remanié, la cour basse est ceinturé d'une courtine flanquée de tours et le bourg est fortifié. La courtine est une muraille qui relie 2 tours de fortification. C'est le temps des seigneurs guerriers.
Après être passé à travers tours et courtines qui permettent de voir les terres qui pouvaient être surveillées depuis le promontoire, on descend visiter l' impressionnante cuisine voûtée du XVIIIème siècle à l'Est avec de grandes citernes et ses 22 mètres de long.
Après la Guerre de Cent Ans et la croisade contre les Albigeois, on entre dans la Renaissance. Les esprits plus modernes, nourris de Renaissance italienne s 'attachent à le restaurer, l’agrandir, l’embellir et le rendre plus confortable.
À la fin du XVe siècle, Pons de Gontaut rénove le château dans un style renaissance italienne, mêlé à un gothique tardif et flamboyant. Un deuxième château est édifié sur le côté est de la cour supérieure où les appartements du logis sont beaucoup plus vastes que ceux de l'ancien château. La construction de la chapelle date de cette époque.
Les seigneurs de Biron n'ont alors de cesse d'embellir et de rendre plus confortable la demeure ancestrale. Un peu moins d'un siècle plus tard Armand de Gontaut-Biron pense à nouveau à transformer ce château, qui ne correspondait déjà plus à son temps. Une campagne de travaux permet d'édifier un troisième château. En 1602 le gros œuvre est terminé. En 1715 Charles Armand entreprend à son tour de grands travaux : la voûte de la grande cuisine (1721), la belle loggia à six colonnes jumelées ainsi qu'un énorme escalier descendant dans le jardin. Mais on détruit aussi beaucoup des réalisations de l'ancêtre Pons.
Après le portique, on débouche sur la cour d'honneur avec en fond une coursive en bois qui doit dater du Moyen Age.
A l’intérieur de la résidence principale du Château de Biron, Nous traversons des salles avec quelques pièces remarquables, les cheminées monumentales, les boiseries, les plafonds en bois et des parquets fabuleux. "La construction de cette partie du château a commencé avec Armand de Gontaut-Biron, premier maréchal de France pour Henri III et Henri IV. Ici, l’homme fait construire une immense salle de réception, avec de grandes cheminées sculptées, et un pavillon, dit Henri IV et s’inspirant du Louvre, est aménagé dans le prolongement.
C’est fidèle à Henri
IV, qu’Armand de Gontaut-Biron périt au siège d’Epernay, en 1592. « On
raconte qu’il aurait perdu la tête d’un tir de boulet de canon »,
précise l’archéologue. C’est alors son fils, Charles, qui poursuit les
travaux. Le corps du bâtiment principal est achevé à la fin du XVIe
siècle et jouit d’un escalier entièrement voûté qui permet de desservir
l’étage. Une superbe charpente en carène inversée supporte la toiture
haute de 11 mètres. Mais l’homme trahit Henri IV en s’alliant au roi
Philippe d’Espagne. Il est exécuté."
Après la disgrâce de Charles, le château est déserté et la famille se fait discrète. Elle possède des appartements à Versailles et vit dans ce qui est aujourd’hui le musée Rodin, à Paris. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle qu’un descendant, Charles-Armand de Gontaut-Biron, décide de réhabiliter le site. Il entreprend alors de grands travaux et c’est sur ces plans que les restaurations actuelles ont été menées.
Aujourd’hui, on peut donc admirer des cheminées de marbre qui recouvrent les cheminées sculptées du XVIe. Charles-Armand fait remplacer l’escalier voûté par un escalier sur voûte suspendue (les marches s’élancent du mur mais ne reposent sur rien). Les parquets Versailles et Marisy sont en noyer, en cerisier et les contours en chêne, des boiseries sont installées sur les murs : tout est colossal".
Nous quittons les pièces de réception en repassant par les coursives qui donnent une belle idée des remparts et de la belle campagne périgourdine avec son alternance de pâturages et de forets giboyeuses.
Pour finir, nous visitons la chapelle.
La chapelle du château, de très vaste dimension, est à double étage et a conservé les tombeaux de Pons de Gontaut, baron de Biron, mort en 1524 et de son frère Armand, évêque de Sarlat, mort en 1531, les têtes des gisants ont été martelées. Une « Mise en tombeau du Christ » et une « Pietà » se trouvent aujourd'hui au Metropolitan Museum of Art, à New-York. Pons de Gontaut fit bâtir cette chapelle en 1499, à son retour D'Italie. Elle est sans doute la construction la plus remarquable du château, avec son plan inspiré de la Sainte-chapelle de Paris : une partie haute pour le seigneur et une église basse pour les habitants du village.
Labellisé site majeur d'Aquitaine en 2011, siège de l’une des quatre baronnies du Périgord avec Bourdeilles, Beynac et Mareuil, le château de Biron occupe une position stratégique à la lisière du Périgord et de l’Agenais. On peut etre surpris par l'absence de meubles dans ce magnifique château :Dans les années 1920, le marquis de Biron a gaspillé une grande partie de la fortune de la famille sur les casinos et les hippodromes. Les meubles ont été vendu avec statues de la chapelle, suivie de diverses parties de l' héritage et, enfin, en 1938, le château lui-même.Les propriétaires n'ont ensuite pas entretenu le domaine qui est devenu propriété du département de la Dordogne qui a entamé de superbes rénovation. A noter qu'une branche des Biron se trouve dans le Cantal, les Biron de Lieutadès issus du chevalier Jean de Biron.
Maintenant route vers le Buisson de Candoin pour cette extraordinaire chambre d’hôtes du Clos Lascazes et son petit déjeuner d'anthologie.
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