Nous dînons les 2 soirs à la Belle Étoile, les autres restaurants de La Roque Gageac font un peu piège à touristes, la Belle Étoile a un Bib gourmand et l'ambiance y est familiale et la cuisine semble mettre en valeur le riche terroir du Périgord Noir. Après un amuse-bouche avec des fèves, Catherine choisit le Foie Gras poché dans un vin rouge épicé avec un confit passion. Pour l'ensemble du repas, nous choisissons un château Mondazur, les Argiles bleus en 2019 qui fait partie de l’appellation Pécharmant. Le vin présente une couleur rouge profond avec des nuances mauves.
Nez : une complexité aromatique sur des notes de fruits noirs (cassis, mûres),
de cerises à kirsch avec une nuance vanillée.
Bouche : une belle fraîcheur se développant sur un joli et plein volume.
Des notes chocolatées, légèrement vanillées avec des tannins soyeux très bien
intégrés. La note finale est longue, suave et fruité. Ce Pécharmant permet de retrouver les parfums de fruits noirs du merlot,
le côté soyeux du cabernet franc et les notes épicées du malbec. Une
très belle cuvée pour découvrir les vins de l'appellation Pécharmant. En Dordogne, Pécharmant est un vignoble au nom séduisant, qui bénéficie
d'une exposition privilégiée sur les coteaux au nord de Bergerac. Bien
que menacé par l'urbanisation et les infrastructures routières, il reste
fidèle à sa tradition viticole déjà bien implantée au Moyen Âge. Sur le
« Pech » – la colline couverte de vigne – est produit un vin
exclusivement rouge, apte à une garde remarquable.
Le premier soir, nous dînons sur la terrasse couverte par une treille de vigne avec une vue superbe sur la Dordogne qui descend paresseusement avant de se marier à la Garonne. Le service est très agréable, les serveurs sont depuis très longtemps fidèles à la maison, ce n'est pas le service d'une grande table mais c'est très bon-enfant. La salle où nous prenons le petit déjeuner et où nous dînerons demain est très classique, un peu tartignolle et désuète à l'image des chambres mais en fait c'est attendrissant et sa rappelle les décors de nos grand-mères.
J'opte pour ma part pour des ravioles de langoustines dans une émulsion crémeuse parfumée à l'estragon.
Tout est très bon, c'est une cuisine agréable.
En plat principal, je choisis l'agneau du Quercy, frotté à l'ail, servi avec son jus et un mille-feuille de pomme de terre. alors que Catherine fait le choix des ris de veau dorés en cocotte, lait d'oignons accompagné d'un gratin de macaroni parfumé au vieux Cantal. Le lendemain, nous testerons la pintade farcie au foie gras et son jardin de légumes.Les desserts sont sympathiques avec un soufflet au chocolat et une fraîcheur verveine-framboise.
Gilles Pudlowski apprécie cette maison:"Un balcon sur la plus belle rivière du monde depuis la terrasse d’un des plus beaux villages de France : voilà la maison des Ongaro qui accueillent là avec gentillesse et modestie. Régis, qui représente la 3e génération présente ici même, travailla jadis au Martinez à Cannes, sous les ordres de Christian Willer, et au Palais à Biarritz, avec Jean-Marie Gautier. Il n’a rien perdu des bonnes leçons apprises, mais sait les distiller avec générosité et simplicité, les adaptant au gré du terroir périgourdin."
Joséphine Baker est venu y dîner en voisine depuis le château des Milandes. Cette maison a aussi accueilli la reine Élisabeth revenu sur des terres conquises autrefois par notre meilleure ennemie. Autre visiteur, moins prestigieux, celui là, François Hollande venu en voisin de sa Corrèze d'élection. C'est une table fort honnorable qui aime son terroir et le travail bien fait.
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