dimanche 17 juillet 2022

Périgord NOIR, BEYNAC ET CAZENAC, DOMME

 Une légère collation avant de quitter les Milandes, puis quelques kilomètres jusqu'à Beynac.  Le village sommeille au bord de la Dordogne avec ses maisons aux façades blondes et aux toits de lauzes, nous montons par une ruelle étroite et pentue jusqu'à l'imposant château. Le château est bâti à même la roche, à flanc de falaise. Sa position stratégique sur la Dordogne, axe de circulation privilégié au Moyen Âge, lui confère une assise économique et militaire. Il a été le témoin de grands faits historiques. "Son destin est lié à celui du duché d’ Aquitaine dont hérite Richard Cœur-de-Lion, aux tumultes du catharisme, et au jeu des conquêtes de la Guerre de Cent Ans.


 

"En 1152, Aliénor d’Aquitaine, répudiée par son mari le roi de France, épouse à Poitiers Henri II, futur roi d’Angleterre. Elle lui apporte en dot le duché d’Aquitaine dont le comté du Périgord fait partie. Dans les années qui suivent, Aliénor donne à Henri II cinq fils et trois filles dont Richard Cœur-de-Lion. En 1194, Adhémar d"e Beynac s’éteint sans héritier direct. Richard Cœur-de-Lion est alors roi d’Angleterre, duc de Normandie et duc d’Aquitaine par sa mère. La baronnie des Beynac étant attachée au comté du Périgord, lequel répond du duché d’Aquitaine, c’est légitimement que Richard Cœur-de-Lion prend possession du château et offre la châtellenie à l’un de ses plus fidèles compagnons auquel il avait confié la garde de ses châteaux d’Aquitaine durant la troisième croisade : le capitaine routier Mercadier. Richard Cœur-de-Lion meurt en 1199, frappé par un carreau d’arbalète alors qu’il inspecte au clair de lune les travaux de sape engagés sur le siège du château de Châlus à une centaine de kilomètres d’ici. Quelques mois plus tard, le lundi de Pâques 1200, Mercadier est assassiné en pleine rue à Bordeaux. Le château revient à Pons de Beynac, frère du défunt seigneur Adhémar. Aliénor, reine d’Angleterre, fille de France et d’Aquitaine s’éteint en 1204 à l’âge de 92 ans en l’abbaye de Fontevrault où elle s’était retirée. Elle y repose auprès de son fils Richard au cœur de Lion. Simon de Montfort  prend la forteresse de Beynac. surnommé en cette période de trouble "l'arche de Satan" par le moine Pierre des Vaux de Cernay. Une conquête réalisée uniquement pour se saisir des fiefs rendant hommage au Comte de Toulouse, grand protecteur de la religion Cathare."

Le donjon est la partie la plus ancienne du château. Il est la tour la plus haute d'un château fort au Moyen Age. Bâti au XIIe siècle, le donjon permet de surveiller les terres et la vallée qui l'entourent. Il s'agit d'un ouvrage militaire et défensif, aux murs épais, et aux ouvertures étroites.
"Lieu de repli en cas de conflit, il ne présentait pas d'entrée à sa base. On y accédait par le premier étage grâce à une échelle escamotable. En temps de paix, on vivait dans un domicilium en bois, remplacé à la fin du XIIe siècle par un bâti de pierre qui abrite, encore aujourd'hui, la Salle des Gardes et la Salle des États du Périgord. Le château est très austère, sa défense était constituée par l'à-pic  suffisant pour décourager toute escalade côté vallée".  Côté plateau, les dispositifs étaient nombreux : double enceinte crénelée, double douve dont l'une approfondissait un ravelin naturel, double barbacane.







Nous passons devant la maison du peintre et affichiste O'Galop, inventeur du Bibemdum. Nous repassons par La Roque-Gageac pour nous rendre à Domme.

Particularité et atout charme indéniable de Domme : sa position à flanc de falaise, en surplomb de la Dordogne. Dans le prolongement de la place de la Halle, l’esplanade de la Barre domine de 150 mètres la mythique rivière et offre une vue panoramique sur les paysages de la vallée, marqués par des plaines cultivées et ces forêts de chênes verts très sombres qui donnent à cette partie du Périgord son qualificatif de Périgord "Noir". Le belvédère dévoile aussi quelques fleurons du patrimoine local : le château de Montfort, les villages de La Roque-Gageac et Beynac-et-Cazenac, également classés parmi Les Plus Beaux Villages de France, ou encore les Jardins de Marqueyssac. Établis le long de la Dordogne,



On peut voir la statue de Jacquou le Croquant au balcon d'un commerce sur la place de Domme. Le héros du livre d'Eugène Le Roy, symbolise la pauvreté des paysans exploités par les seigneurs de l'ancien régime. Il n'a qu'une idée en tête : se venger d'eux. Dans le village , nous croisons quelques belles maisons Renaissance.


Retour pour le repas et la nuit à La Roque Gageac.

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