A 7 heures pétantes, Titouan est au petit déjeuner: il se lève mieux pour les voitures que pour les champignons ! A 7h30, nous sommes dans le train et à 8h2O en gare de Monte Carlo, les bolides des années 60 résonnent dans le vallon de Ste Dévotte. On cherche la meilleure boulangerie de la Principauté, pas très loin de la Rascasse. Quand on y est, on entend l'hymne américain qui célèbre la victoire catégorie Colosacco. L’Américain et sa Ferrari devancent finalement 3 Lotus collées à ses basques. La série A1 avec des voitures d'avant-guerre se met en place avec , en particulier Jean Jacques Bally sur sa Gordini.
L’américain Gillies se fait surprendre par Topliss au départ . Topliss semble impossible à dépasser mais le pilote français Chanoine, va avoir un comportement inadmissible en fermant la porte dans la montée du Casino alors qu'il va perdre un tour, malgré les drapeaux bleus qu'agitent les commissaires. La voiture de Topliss monte sur la roue de Chanoine sur une Riley Dobbs, il réussit à passer mais se fait doubler par Gillies et Sinopoli. A noter que Chanoine s'est comporté de la même façon avec Gillies qui a réussi à passer dans un trou de souris. Gillies gagne devant Sinopoli et la Frazer-Nash de Blakeney-Edwards qui a réalisé un départ magnifique : parti 12e il était déjà 4e au premier virage ! Derrière se classent une Maserati et une Alpha Roméo. Petit tour dans le paddock pour voir la voiture du vainqueur, sa couronne de laurier et la coupe. Cette voiture est l'ERA R3A. R3A était une voiturette de 2 litres construite en 1934. Raymond Mays a utilisé la voiture vert clair jusqu'à ce qu'elle soit vendue à la fin de 1935. Mays a utilisé R3A pour établir le record mondial du kilomètre ainsi que le succès dans les courses en circuit et en cote.
La foule des fans traîne dans les allées mais les équipes, désossent les carrosseries, nettoient les moteurs, c'est une ruche laborieuse avec les mécanos qui triment, remettent en état, règlent, les clefs sont en action, les chromes brillent.
Puis c'est au tour des voitures de la catégorie de Juan Manuel Fangio de s'affronter sur 10 tours. Claudia Hürtgen avec la Ferrari Dino mène de bout en bou avec Wood dans ses échappements. La course est interrompue à un tour de l’arrivée à cause d’un gros accrochage au virage Antony-Noghès. Wood termine deuxième, devant Fierro-Eleta sur Maserati 250F, Haddon sur Scarab et Smith-Hilliard sur Lotus 16. Retour dans le paddock
La Gordini est déjà ouverte qui vient de terminer 18éme.Les connaisseurs admirent la Bugatti. Quand on retourne à notre place, on observe un mouvement de foule dans les stands, une meute de photographes précèdent le héros de la ville, Charles Leclerc qui se rend au paddock pour conduire la Ferrari de Niki Lauda, celle qui l'an dernier a gagné la catégorie E conduite par Jean Alesi. Il va piloter ce bolide pour une démonstration pendant la pause entre 13h30 et 14h. C'est la Ferrari 312B3 (ex-Niki Lauda) engagée dans la Série E pour Claudia Hürtgen, par l’écurie Methusalem. En 1974, cette monoplace avait triomphé en Espagne et aux Pays-Bas, permettant ainsi à l’Autrichien de remporter ses deux premières victoires en F1, puis à Clay Regazzoni de gagner en Allemagne et à la Scuderia de se classer deuxième du championnat constructeurs, derrière McLaren.
De son côté, Ickx retrouve le volant de sa 312B2, inscrite dans la Série D . Avec cette voiture, le Belge était monté sur la deuxième marche du podium en Principauté en 1971, avant de s’imposer au Pays-Bas et en Allemagne plus tard dans la saison. Nous allons justement assister à la course de la catégorie D, les Formules1 de 1965 à 1972.
Jordan Grogor sur une
Matra MS120C vole le départ et prend la tete mais sera pénalisé de 10 secondes et classé troisième. C'est donc Stewart Hall sur la Mac Laren qui gagne devant Mikael Lyons sur une Surtees. Esteban Gutierrez, sur BRM ancien de la F1 abandonne sur problème mécanique. Il conduisait la voiture du mythique pilote mexicain Ricardo Rodriguez.
Ensuite sur 1_ tours, c'est la course de la série E, les voitures de F1 de 1971 à 1975 dont la mythique Ferrari que va conduire en démonstration Charles Leclerc pendant la pause. La course est superbe: nouveau départ volé par Moreno, l'ancien de la F1, Stuart Hall gagne encore sur une Mc Laren devant Werner (5 fois vainqueur des 24h du Mans) sur Lotus et Mickael Lyons sur une autre Mc Laren. Moreno, pénalisé , finit 5ème.
Les dernières photos sont les plus belles, c'est Titouan qui les a prises, il sait mieux que moi se faufiler, se glisser dans la foule des photographes, des fans et à travers l'escouade de mécanos qui entourent les champions. On quitte vite le paddock pour assister à la démonstration des 2 Ferrari. Jackie Icks tourne comme une horloge au volant de son ancienne voiture. Pour Leclerc, 2 tours sans histoire puis il perd le contrôle dans le virage de la Rascasse et tape le rail de sécurité en détruisant l'aileron arrière de la voiture de collection. « Quand tu penses avoir déjà eu tous les malheurs du monde à Monaco et perdre les freins à la Rascasse avec l’un des plus emblématiques Ferrari de Formule 1 ». On peut cependant se demander pourquoi le leader du championnat prend un tel risque en pleine saison de F1. Le jeu des sponsor, la pression de la Principauté ne justifient pas de risquer de ficher une saison en l'air.
C’est Frederic Wakeman qui signe la pôle sur sa Cooper-Jaguar T38. Il devance Lukas Halusa et Guillermo Fierro-Eleta, tous deux sur Maserati 300S.
Wakeman, en pole,sur Cooper-Jaguar T38 va ferailler avec Halusa sur Maserati300S pendant toute la course mais rester en tête et empocher la victoire. Une autre Maserati 3OOS tape le mur dans le dernier tour mais finit malgré tout troisième.
Claudia Hürtgen sur une autre Maserati 300S est conquième. Nous traversons la ville jusqu'à la gare, le bruit des serie F nous suit, nos tetes bourdonnent, on est comme saoul de bruits. Nous sommes à l'aéroport vers 16H30. Les compagnies low cost ne savent pas comment faire du fric et obligent Titouan à mettre sa valise en soute, trop large, ils disent, 4à euros pour Easy Jet...no comment. Super week-end end grand- père -petit fils. a refaire peut être au Grand Prix de France ou à Monza
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