mercredi 7 octobre 2020

UNE JOURNEE à BELLE ILE EN MER

 Ce lundi matin, nous avons retenu une traversée vers Belle Ile. Lever tôt le matin puis petite marche jusqu'à l'embarcadère. Le bateau Navix sera complet, des voyages du 3ème age, des groupes de cyclistes, des randonneurs. L'âge moyen des passagers est relativement élevé. Le bateau nous mène à Port Navallo sur l'autre rive du golfe et là nous changeons de bateau .

En quittant Locmariaquer, on passe au large de la pointe de Kerpenhir avec la statue de Notre Dame de Kerdro qui protège les marins.
En quittant Port Navallo, on croise le Ponant qui est au mouillage et qui a du poser ses croisiéristes qui visitent le golfe du Morbihan. Traversée sans histoire , mer d'huile, on a l'impression de naviguer sur le Leman.
Arrivée à Belle Ile au port du Palais que surveille la citadelle Vauban.


Nous retrouverons Pierre chez le loueur de voitures car il faut faire la queue pour remplir les papiers de location. Nous aurons une Clio rouge vermillon. Pour retrouver la voiture nous longeons le Grand Fossé avec une écluse qui permet aux bateaux de s'enfoncer à l'intérieur des terres où ils sont à l'abri des tempêtes. A la boulangerie, Catherine achète des Kouign Amann;

"En breton, Kouign Amann signifie "Gâteau au beurre", c'est une spécialité régionale originaire de Douarnenez, situé dans le département du Finistère.

L'histoire la plus probable est certainement celle de ce Boulanger de Douarnenez, Yves-René Scordia, qui aurait réalisé pour la première fois son Kouign Amann en 1860, par hasard, dans sa boulangerie, un jour de forte affluence, où il manquait de gâteau à l'étal. Il faut savoir que cette année là, le beurre était produit en abondance alors que la farine venait à manquer, le Boulanger essaya donc de réaliser une pâte à pain avec des proportions peu communes, ce qui donna une pâte à pain "ratée".

Afin d'éviter de perdre cette pâte, et pouvoir satisfaire les clients qui s'impatientaient, M. Scordia la fit cuire. Ce mélange peu commun donna alors naissance à ce petit gâteau croustillant, au bon goût de beurre et de caramel, qui rencontra un succès immédiat dans sa Boulangerie."

6 kilomètres nous séparent de Sauzon où nous déjeunons de bonnes moules frites au Saint Louis, les moules ne sont pas trop charnues mais elles sont très correctes.

. Le port est à marée basse.
De nombreux voiliers stationnent devant la passe, près du phare et tous les équipages mangent joyeusement en profitons du soleil et de la douceur du jour. Nous reprenons la voiture et nous roulons à travers la lande jusqu'à la Pointe des Poulains. Juste au bas du parking, un fortin du XIXème siècle.
En 1894, à 50 ans, Sarah Bernhardt découvre l’île en compagnie de son ami le peintre Clairin et acquiert cet fortin militaire.  Elle y séjourne 24 étés, toujours entourée de sa famille , de ses amis et de ses amants (ce qui faisait pas mal de monde), faisant construire pour eux deux autres villas sur le site.
Nous sommes à marée basse ce qui va nous permettre de marcher jusqu'au phare. Pierre en profite pour se baigner dans la crique. Des sentiers bien sécurisés permettent d'accéder au phare et de longer les rochers et les récifs.






De là, nous roulons jusqu'à l'Apothicairerie.
La grotte de l'Apothicairerie est une vaste grotte marine située dans la commune de Sauzon sur Belle-Île-en-Mer, formée par deux cavernes communicantes traversant de part en part une pointe rocheuse.
"Elle a été nommée ainsi à cause des nombreux nids d’oiseaux, alignés régulièrement le long de ses parois, faisant penser à des pots de produits pharmaceutiques, comme ceux qui ornaient les échoppes des « apothicaires » autrefois. Ces nids ont disparu aujourd’hui, les oiseaux nichant là ont été décimés par une chasse « touristique » dont ils faisaient l’objet à la fin du xviiie siècle : on y amenait les touristes en barque depuis Sauzon, arrivés dans la grotte ceux-ci s’amusaient à y tirer des coups de fusils et à voir voler, affolés, les oiseaux qui y trouvaient refuge."
Le conservatoire du littoral a fait détruire l'hôtel et les magasins de souvenirs pour rendre le site sauvage et a interdit l'escalier qui permettait d'accéder à la grotte. Il a préservé la flore en aménageant des sentiers et en interdisant l'accès à la lande de bruyères et d'ajoncs.
Les fleurs sont nombreuses sur la lande, marguerites , asphodèles, ficoïdes, armeries, orchidées sauvages, pâquerettes, fougères. C'est le domaine d'Erica Vagans, la bruyère vagabonde qui est une espèce protégée, on y trouve aussi la bruyère cendrée.







Nous allons ensuite jusqu'à Port-Donnant, une plage de sable fin avec de gros rouleaux qui déferlent et de hautes falaises, il y a là une maison de vacances isolée où il doit faire bon de passer quelques jours. La plage est réputée pour ses baines et ses courants dangereux lorsque la mer est forte.


L'heure avance, le bateau de retour est à 17h30 , il faut rendre la voiture à 17h. Dernier site incontournable, les Aiguilles de Port Coton . On les nomme ainsi car, par fortes tempêtes, l'écume s'y accroche comme aux fuseaux de la couseuse. Les Pyramides de Port Coton, mer sauvage est une des toiles impressionnistes les plus célèbres de Monet conservée au musée Pouchkine à Moscou..






Retour au Palais, un pot sur le port avant d'embarquer. Retour sur une mer d'huile, le phare et la citadelle s'éloigne. La prochaine fois, nous séjournerons 3 ou 4 jours sur l'ile pour s'attarder sur les sites.




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