dimanche 20 septembre 2020

CHAMBORD, LE BRAME DU CERF

 CHAMBORD, LE BRAME DU CERF

 

Nous terminons nos vacances bretonnes par le Mont Saint Michel et le château de Chambord. Un des buts de cette visite, outre le bonheur de revenir sur le site, est le brame du cerf qui vient de débuter. 


 Nous. arrivons au Relais de Chambord vers 17h. L'hôtel fait face au château dont il est séparé par le canal. Nous partons à la découverte du parc en longeant le bord de l'eau, le canal d'abord, le Cosson ensuite puis nous pénétrons dans les sous-bois. Un long mirador a été construit tout près du canal qui permet d'être en première loge au-dessus d'une large clairière bordée de taillis et desservie par une grande allée herbeuse. Quelques personnes sont déjà là, des zooms énormes, tenue de camouflage. Viendront ensuite quelques perturbateurs, une femme avec son chiarre qui dès qu'il piaille, extirpe un nichon généreux et lui colle entre les lèvres, une conne qui débarque avec son clebs à qui elle parle comme à son enfant et aussi fort que possible, on finit par la faire taire et, de guerre lasse, elle se barre.

       









 Ensuite un jeune cerf. Le groupe s’étoffe, une biche, le jeune cerf, un faon qui tète et une deuxième biche.



Le cerf se sépare du reste du groupe et s’isole dans la clairière, il semble un peu jeune pour participer au brame et concurrencer les grands males. 

Plus loin, on distingue un troupeau d’une vingtaine d’individus. Ce sont en fait des mouflons, on les distingue mal mais on voit un male qui traverse la prairie à une vitesse folle pour venir se mesurer au male détenteur du harem. Le combat est violent, mais le grand male, n’a pas de peine à garder le dessus. 


Au loin, du côté de Maurepas, le brame est à son comble,  5 ou 6 males se répondent, se défient. Je décide d’y aller. Le jour décline et je dois marcher un bon moment, courir parfois, pour ne pas manquer le spectacle.

Le mirador de Maurepas, est moins pratique : au sol, 2 ou 3 places avec des trous dans la palissade de roseau pour photographier et à l’étage, au bout d’une echelle,2 places. La nuit s’installe, on distingue 3 biches, 2 gros sangliers et le vacarme des cerfs qui réent. Chacun a son brame significatif. Les uns très graves, d’autres hoquetant. C’est déchirant et angoissant quand je traverse les 100 mètres de bois pour retrouver le chemin de halage. J’ai l’angoisse et, un peu l’espoir d’une rencontre…


Le château s’enfonce dans la nuit. Je me réveille vers 6h30 et je prend le même chemin. Les pièces du château sont éclairées.


Quand j’arrive à l’observatoire, une jeune femme y a passé la nuit, un énorme objectif. Une famille, le père et la mère et 2 jeunes enfants sont là, enroulés dans les couvertures. Le troupeau de mouflons est là.




Le male trône, dirige. Epuisé, peut-être, par une nuit à satisfaire le harem, il se couche pendant que ses brebis paissent. De temps en temps, une laie traverse la prairies, suivies par des marcassins turbulents, un lièvre sort des taillis, au loin, vers Maurepas, le brame continue et on entend raire les cerfs.

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