vendredi 7 août 2020

AOUT 2020, LES ECREVISSES AMERICAINES EN BASSE ARDECHE

Samedi 1er Aout, Nous avons programmé une pêche aux écrevisses américaines, Arthur, Philippe et Thomas et nous changeons de destination: jusqu'à présent, nous posions nos balances dans les eaux de la Loire , à la hauteur de Costaros. Depuis l'an dernier, la population semble avoir régressé sous l'action des loutres qui en sont friandes et qui ont recolonisé la Haute vallée de la Loire.

Un ami de Thomas, Richard, lui a indiqué un ruisseau particulièrement riche en écrevisses américaines et pousse la gentillesse jusqu'à nous attendre sur un parking à proximité du ruisseau avant de nous conduire à un gour ombragé où nous pourrons taquiner le crustacé sans craindre la morsure du soleil particulièrement agressif aujourd’hui. La pêche des américaines est autorisée du 1er Janvier au 31 décembre pour essayer d'éradiquer ce fléau écologique qui les a vu prendre très rapidement la place des autochtones. L’apparition de la peste de l'écrevisse à la fin du XIX siècle a encouragé l'introduction d'espèces exotiques résistantes à cette pathologie et destinées à compenser la disparition des écrevisses européennes. C'est d'abord Orconectes Iimosus qui a gagné la France en 1896.

L’écrevisse du Pacifique (Pacifastacus leniusculus), elle aussi originaire d'Amérique du Nord, plus précisément de la côte Pacifique des Etats-Unis, a été introduite pour la première fois en France dans le lac de Divonne autour des années 1976. Elle a ensuite gagné de nombreux milieux naturels en lien avec les essais d'élevage, mais aussi grâce à des introductions occultes faites en eaux libres (LAURENT,)

L'avantage de ce ruisseau, outre sa bonne population d'écrevisses est sa proximité. Nous allions à 70 kilomètres de Montpezat alors que là nous n'en avons fait que 35 kilomètres... Le ruisseau est un affluent de l'Ardèche dont on peut craindre à brève échéance la colonisation des eaux.

Pour accéder au gour où nous allons pêcher, il faut traverser un champ brulé par la chaleur, descendre un pierrier que les vipères doivent apprécier.


Nous disposons de 13 balances: les miennes avec un dispositif classique, une longue ficelle et une perche qui permet de positionner convenablement le panier. Philippe a bricolé un dispositif in génieux avec une canne à pêche télescopique de 6 mètres et un système de flotteur avec une bouche en fer qu'on attrape avec le crochet posé au bout de la canne qu'on utilise comme à la pêche au canards de nos jeunes années pour gagner un Mickey.

 

  Il est interdit de transporter les écrevisses vivantes pour éviter que des petits malins prennent la bonne idée de les implanter dans les rares ruisseaux ou plans d'eau qu'elles épargnent encore. On doit donc les châtrer avant de les transporter en tournant la nageoire caudale centrale puis en tirant ce qui ramène un long boyau noir.

Nous installons les balances sur 4 points stratégiques du gour où Richard pense que les bestiaux séjournent. L'appât est constitué de morceau de viande variés que Mr Issartel, boucher à Lalevade nous a donné. Les Knackies et les tombées de poissons, les sardines font également le bonheur  (ou le malheur funeste) des américaines en folie.

Premier à être opérationnel, Richard remonte rapidement le début d'une bisque.

Philippe et moi continuons à préparer les balances qu'on pose au pied de la cascade. Richard, et Thomas se sont installés sur un mur 3 mètres au-dessus de l'eau. Cette situation entraine un certain nombre de ratages, les bestioles arrivent à traverser les mailles avant que le filet arrive sur la berge. A ce moment, les écrevisses sont voraces et à plusieurs reprises , on en capture 3 ou 4 à la fois.

Un des moments importants de la pêche est le casse-croute : un casse-croute d’homme, le pâté maison de Philippe excellent mais moins que le sublime pâté de bécasses qu’il nous a servi le mardi précédent, du jambon, du saucisson de chez Moulin à St Cirgues.

L’après-midi, les bestioles sont plus paresseuses et on plie les gaules vers 15h30. Un bière fraiche chez Richard et retour à Montpezat vers 17h.

78 belles pinçues qui rejoignent le congélateur.

Le destin n’est pas rose pour les belles américaines, séparation de la queue avec le reste du corps, pinces et céphalothorax seront pilées pour faire une bisque, et les queues décortiquées grillées
Rappel, un autre article sur cette pêche:
https://www.lemounard.com/2017/08/peche-de-lecrevisse-americaine-comment.html



 

 

 

 

 

 












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