La nuit a été bonne une fois que la musique s'est arrêtée au bar restaurant et que les chiens ont cessé d'aboyer. Les nuits dans la Quebrada sont fraîches, Catherine était un peu inquiète car les fenêtres n'ont ni vitre, ni volet et elle craint les bestioles qui rampent, serpents, souris, rats, scolopendres et insectes divers. Des insectes, il doit y en avoir puisqu'on a des piqures sur les jambes et le ventre. Réveil vers 7h avec les chiens. Nous prenons le petit déjeuner dehors sous un auvent de bambous. Notre chocolatier vient nous vendre les tablettes grossières qu'ils a fabriqué. C'est très bon mais on s'aperçoit que le gout s'estompe avec le temps, la saveur et les arômes aussi. Chez nous, il finira en chocolat chaud où il retrouve une partie de ses qualités. Le guide débarque plus tard qui nous entraîne sur une colline au-dessus du village pour avoir une vue sur la Sierra. Le jour se lève à peine, j'essaye de surprendre un colibri, on entend leur manège mais impossible d'en trouver un qui prenne la pose. On les entend zinzinuler, c'est comme ça qu'on dit, on les voit passer fugacement, c'est rapide, furtif et facétieux mais impossible à fixer.
Le brouillard s'accroche dans les partie basse, et le soleil commence à éclairer le village.
Nous redescendons à la chambre pour rassembler notre maigre bagage. Le guide doit trouver 6 motos. Ce n'est pas facile car le samedi soir, les jeunes se saoulent la gueule dans les boites sur la cote. Il improvise, n'a rien préparé et finalement c'est notre chocolatier qui accepte de faire le sixième. Pendant ce temps, je me promène, les fleurs sont très belles.
Au bar, les habitués commencent déjà à écluser des bières, en particulier un afro-colombien très volubile.Quand l'escouade est au complet, chacun choisit son conducteur, dans le groupe, certains sont plus rassurés que d'autres, Pierre est un habitué et distille ses conseils judicieux pour la bonne position, se coller au pilote, l'enserrer de ses cuisses, Martine n'est pas bien du tout et je doute qu'elle jouisse de la sensualité de la situation.
La descente est raide et même si certains des conducteurs ont encore quelques effluves nocturnes dans le coco, visiblement ils connaissent la route.Il faut faire gaffe au gros 4x4 qui montent à tout berzingue et n'en ont rien à cirer du malheureux motocycliste qui descend. On croise aussi un gros groupe de VTT colombiens. Arrivés à la station de mototaxi, le guide leur demande de poursuivre sur la route , un kilomètre pour nous permettre d'accéder à la plage où la rivière Buritaca se jette dans la mer.
Nous marchons ensuite un bon kilomètre jusqu'à la plage. Nous voyons que le bord de la rivière est une réserve protégée de caïmans. L'un d'entre eux a provoqué une panique en 2016 sur une des plages du parc de Tayrona Avant d'arriver à la plage, une peinture murale naïve rappelle que la mer des Caraïbes est très proche des sommets enneigés de la Sierra Nevada.
C'est dimanche, il y a beaucoup de monde sur la plage, les familles viennent ici pour pique-niquer , boire des cocktails ou déjeuner dans un des restaurants ou dans les cabanons
Première chose, après avoir pris possession des chambres au Catedral Plaza, déjeuner. Nous voulons retourner à la Canoa Café Cultural où tout était parfait mais il est fermé le dimanche, nous découvrons Lulo. C'est un très bel endroit sur le callejon del Correo. Une belle terrasse qui donne sur la place où les groupes musicaux se succèdent. Le décor à l'intérieur est très coloré, les ceviches sont excellents, l'ambiance y est très caribéenne, garçons et serveuses sont adorables et quelques serveuses très mignonnes.
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