Elle déplie une carte, nous sommes dans le quartier de Getsemani qui est séparé du centre par le parc du Centenario. Le centre est la partie fortifiée, entre le centre et Getsemani, un petit quartier moderne s'enfonce comme un coin. En arrivant en fin de matinée, nous avons eu une première vision de Getsemani en suivant la rue principale jusqu'au café Habana. C'est le Getsemani des touristes et des fêtards, Ime va essayer de nous faire découvrir son Getsemani, l'architecture coloniale, les peintres muralistes, les petits bistrots, les gens du quartier. Dans Getsemani , l'architecture coloniale est partout présente qui fait beaucoup appel au bois, avec des balcons, des balustrades, des fenêtres et de la couleur. Aujourd’hui Getsemani devient un quartier tendance où les cafés , les boites , les restaurants à la mode et les hôtels se sont multipliés. La gentrification , l'embourgeoisement du quartier est en marche et bientôt les petites gens qui ont fait l'histoire de Getsemani seront remplacés par les bobos colombiens. Ime va essayer, en flânant de nous faire sentir la vie des gens du quartier qui historiquement ont résisté aux espagnols puis aux promoteurs.
Au hasard des murs, on perçoit que Cartagena s'est bâtie sur la mer, il y avait là du sable et peu de pierres et les murs anciens sont bâtis de roches coralliennes.
Au hasard des murs, on perçoit que Cartagena s'est bâtie sur la mer, il y avait là du sable et peu de pierres et les murs anciens sont bâtis de roches coralliennes.
Avant que les sonnettes existent, le visiteur se signalait en frappant au heurtoir. Un proverbe colombien dit «à chaque maison, son heurtoir". Chaque marteau de porte a sa signification: le lézard signifie qu'on descend d'une famille royale, le lion qu'on est un officier important, la main suggère la main de Fatima et donc que la famille est religieuse, les poissons ou les animaux marins indique un commerçant.
Getsemani est aussi un quartier de Street Art et justement, nous tombons sur 2 muralistes en train de peindre leur fresque.Getsemani est historiquement le quartier des descendants d'esclaves et des ouvriers alors que le centre-ville est le quartier des spaniards, la classe sociale dominante qui descend du colon espagnol. C'est de plus en plus un lieu de création pour les peintre muralistes. Chaque fresque raconte une histoire, parfois sociale, mais moins qu'à Bogota ou Medellin.
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Getsemani est historiquement le quartier des descendants d'esclaves et des ouvriers alors que le centre ville est le quartier des spaniards, la classe sociale dominante qui descend du colon espagnol. C'est de plus en plus un lieu de création pour les peintre muralistes. Chaque fresque raconte une histoire, parfois sociale, mais moins qu'à Bogota ou Medellin.
Ime veut nous montrer une rue qu'elle adore, la plus étroite de Getsemani, inaccessible aux voitures, il n'y a que les scooters et les vélos qui y viennent.
C'est un endroit unique, la manucure fait les ongles sur la chaussée, les commères chattent en fumant leur clope. La rue est couverte de parapluies, on se croirait à Aurillac.
De temps en temps, un mendiant.
Il y a une place très sympa, c'est la Plaza del Pozo. Sur la place, le restaurant italien Basilica a installé quelques tables, parfois quelques musiciens jouent sur la place. Au milieu de la place, un puits qui a donné son nom à la place et des statues de l’artiste cartagène Edgardo Carmona.
Gabriel Garcia Marques est naturellement une des vedettes des muralistes. Ime nous prend en photo avant de nous entraîner vers le Centro.
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