dimanche 19 avril 2020

COLOMBIE, CARTAGENA AU HASARD

    
15h, quand nous quittons la Artilleria, il fait encore très chaud, beaucoup d'habitants de Getsemani font la sieste ou finissent leur nuit. 
   
En traversant le parc du Centenario, nous essayons de retrouver les paresseux. leur pelage gris sale se confond avec les branches et leurs mouvements ultra lents les rendent presque invisibles. Mais il y a dans le parc, un mec qui te propose de les montrer, c'est son boulot, à la fin, on lui glisse quelques billets. Ils sont là, plus visibles qu'hier et en fait ils bougent plus que je ne l'imaginais.
 Ceux-ci sont des Aïs, paresseux à 3 doigts. L'Aï vit dans les forêts tropicales 
Sa tête du paresseux est ronde, son nez écrasé, il n'a pas d'oreilles, mais de grands yeux. Il a de longues griffes qui lui permettent de se suspendre aux branches des arbres.
Il peut tourner sa tête à 270 degrés, car il possède 9 vertèbres cervicales. Il a 18 molaires pour déchiqueter sa nourriture et son odorat est très développé.
La couleur du paresseux tire sur le vert à cause des algues microscopiques qui se trouvent dans sa fourrure. Ainsi il peut se camoufler et passer inaperçu. Sa taille varie de 60 à 85cm et son poids de 4 à 8 kg.
C'est un herbivore qui se nourrit de feuilles, de fleurs et de fruits. Il est actif la nuit, c'est donc un animal plutôt nocturne. Il passe de 16 à 18 heures par jour à dormir et le reste du temps à manger et à se reproduire. Le coït de l'Ay doit être lent , un peu comme du tai-chi. Le coït se produit en juin donc pour nous c'est râpé.
Il est d'une lenteur incroyable et lorsqu'il est au sol sa vie est en danger, donc il vit dans les hauts arbres et ne descend à terre qu'à tous les dix jours pour soulager sa vessie et ses intestins. Il perd alors le tiers de son poids.
Contrairement aux autres animaux qui portent une raie sur le dos et dont la fourrure pend vers le bas, le paresseux a une raie sur le ventre et sa fourrure s'en va vers le dos parce qu’il est continuellement suspendu aux branches la tête en bas
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On découvre une très belle statue qui représente Cervantes en train d'écrire. Sa vie est un roman d'aventure avec son engagement dans la marine pour combattre les ottomans. Les 3 blessures qu'il reçoit. A son retour sa capture par des corsaires algériens et ses 5 années d'esclavage. Puis sa carrière littéraire qui commence mal, sa faillite et son emprisonnement. Et...Don Quichotte qu'il écrit en prison.


Cette statue est un clin d'œil, on est à la limite de Getsemani, le quartier des anciens esclaves et du centre habité par les riches colonisateurs espagnols. Cervantes est le plus grand écrivain espagnol et a été esclaves des arabes 5 ans...la liaison.

Dans mon récit sur le centre avec Ime, j'ai oublié de parler d'une autre statue remarquable, la Gorda Gertrudia de Botero. Elle est posée devant la porte de l'église de Santo Domingo sur une des place les plus touristiques de Cartagena, elle est opulente, lascive, des seins relativement petits pour des fesses généreuses et mafflues.

Je l'ai prise, façon de parler, face et profil, elle est réjouissante, offerte, un spectacle attirant mais peut être déstabilisant pour le prude révérant qui célèbre au couvent.  
Les jeunes couples qui caressent les seins de Gertrude vont vivre une longue histoire d'amour.
Martine , Hélène et Catherine sont bien décidées à faire du shopping. Pierre part de son côté, et je suis les femmes sans entrer dans les magasins en essayant de saisir des scènes de la vie carthaginoise.
Les palanqueras sont partout, elles se font prendre en photo, certaines comptent les billets.




  


Martine, Hélène et Catherine sont bien décidées à faire du shopping. Pierre part de son coté, et je suis les femmes sans entrer dans les magasins en essayant de saisir des scènes de la vie carthaginoise.
     
Les palaqueras sont partout, elles se font prendre en photo, certaines comptent les billets.
   





Je marche souvent nez au vent, tète en l'air pour saisir les plus beaux exemples de l'architecture coloniale, les balcons, les balustrades, les fenêtres.









Les fleurs dégoulinent, les palmes émergent de chaque balcon. Les filles sont entrées dans une boutique de chapeaux. Je ne résiste pas d'assister aux essayages.

Finalement c'est un sac qui fait chauffer la carte bleue, un sac indien noir avec des dessins incrustés de fil d'or, ç'est très haute couture.Je pense qu'ils sont faits par les indiens wayuu à la frontière venezuelo-colombienne.


Pendant que les filles s'attardent dans une boutique de la place Santo Domingo, je m'attable à une des grandes terrasses de café qui font face à l'église et à la grosse Gertrude.

















   
Les calèches continuent leur ballet incessant. les fesses et les seins de Gertrude sont plotés par une croisière en goguette. La façade austère de l'église Santo Domingo n'en finit pas de mater la grosse Gertrude et les pendaisons de l'Inquisition ont laissé la place aux buveurs de mojitos et de cocktails de fruits du Café del Mar.
Les filles décollent vers d'autres tentations alors que je n'ai pas fini mon verre, je les rejoindrait plus loin. Des rappeurs passent de table en table et improvisent un rap personnalisé pour chacun. Une belle nana doit subir le vacarme des 3 mecs qui doivent lui en dire de belles sur ses lèvres incarnat et sa peau bronzée.
 
Parfois ,derrière un balcon, on surprend un joli minois.


Je découvre 2 très beaux magasins. Une librairie qui fait aussi café littéraire, Abacos Libros y Café et une pâtisserie française.
  

Le jour est sur le point de se terminer, les lumières s'allument.
   


Nous marchons vers San Diego. Nous avons rendez-vous à 19h avec Pierre et nous devons diner au Malanga Bistro Caribe qui est exceptionnellement fermé ce soir. Pierre est ponctuel et nous décidons d'essayer de trouver une table à la Mulata. On doit patienter un moment mais l'endroit mérite qu'on y vienne. Calle Quero 9-58 dans San Diego. Excellent ceviche, service diligent, vif et très agréable, bons desserts. Malata, ça me fait penser à muleta : Pierre a visité les anciennes arènes transformées en centre commercial, la honte. Cartagena est abolitionniste depuis 2011. En 2014, cependant, des corridas ont eu lieu avec une goyesque et un mano à mano Castella- Bolivar et le lendemain Juan Bautista et Castella.








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Le retour vers Getsemani est un peu difficile. Nous partons d'abord à l'opposé puis nous utilisons la tour de la cathédrale comme phare. Sur la place des Coches, les dames ont commencé en arpenter à la recherche d'un gringo plein aux as. La boite de salsa ne produit pas d'orchestre en live. Le parc du Centenario est ouvert de ce côté mais impossible de sortir côté Getsemani, nous rebroussons chemin et en faisons le tour. Le Habana est fermé aussi, les dealers sont en plein coup de feu, la jeunesse boit, beaucoup sont déjà affalés sur les trottoirs. Retour à la Artilleria. Nous demandons un petit déjeuner avancé car le départ pour Medellin est prévu à 7h30.



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