mercredi 18 septembre 2024

ITALIE, MONZA, ESSAIS ET GRAND PRIX DE FORMULE 1, LECLERC ET FERRARI TRIOMPHENT SUR LEURS TERRES


 Après l' arrivée de Titouan à la gare et le repas de poissons crus au Mercato Central, Catherine va visiter la ville, le Duomo, en particulier et le quadrilatère d'or pendant que nous prenons nos billets pour nous rendre sur le circuit de Monza. Pour ce vendredi après midi où sont prévus les essais libres, il y a déjà foule, il y a beaucoup de trains qui desservent Monza, les tifosi de Ferrari sont sur leurs terres et les maillots, casquettes, drapeaux Ferrari sont en écrasante majorité, quelques timides Red Bull, quelques néerlandais en tee shirt orange, des supporters de Norris et Piastri, pas de supporters d'Alpine. En arrivant en gare de Monza, les spectateurs sont canalisés vers les navettes noires qui vont nous déposer à une bon kilomètres et demi du circuit.  Monza est une ville moyenne, 120000 habitants. Le célèbre parc figure parmi les plus grands parcs clôturés d'Europe avec de multiples sentiers, un moulin ou l'un des ponts du parcourset surtout le célèbre Autodrome national de Monza qui se trouve à l'intérieur. C'est l'un des circuits permanents les plus anciens du monde, et il est parcouru toute l'année par des voitures d'époque et de course, le premier Grand Prix date de 1922. En ville, En ville, la cathédrale et sa chapelle des Zavattari mériterait une visite pour admirer l'histoire de la reine Théodelinde, narrée par un cycle de fresques remontant au début du XVe siècle. En navette, nous passons devant le  Palais Royal , avec la Villa Royale, les Jardins et le Parc, représente un ensemble d'une valeur paysagère, historique, monumentale et architecturale inestimable. Quand la navette nous laisse, on doit suivre une longue allée ombragée qui longe d'un coté des près et de l'autre des dépendances du Palais Royal. Les premiers stands où on propose des nourritures grasses, dégueulasses d'aspect et hors de prix, les premiers stands où on propose la panoplie du fan Ferrari, 140 euros le tee shirt made in China, des bières, des bouchons pour atténuer le bruit des bolides ect...Petite déception quand on regarde le plan du circuit, j'ai acheté un bon prix des places Prato à la FNAC 300 euros, ce qui était un prix moyen et me laissait augurer que ces places étaient assises. Il n'en est rien et Prato, c'est l’entrée générale, les populaires où le premier arrivé est le premier servi. Il existe deux types de billets pour le circuit de Monza - un billet de tribune et un billet d'admission générale appelé « PRATO » en italien. Le billet d'admission générale est le plus avantageux, sauf si on l'achète à la FNAC) car il permet de parcourir les différents emplacements du circuit. Attention toutefois, vous n'aurez pas accès aux tribunes assises. En revanche, un billet de tribune, plus cher, est assorti d'une garantie de place et vous permet d'accéder à toutes les zones PRATO si vous le souhaitez. Ce vendredi, notre but est de faire du repérage. Après le contrôle des billets et des hommes, on va à la fan zone. La FanzoneF1 Monza Cento est une occasion unique pour tous les fans qui assistent au Grand Prix de s'amuser en dehors de l'action sur la piste. Il ne faut pas utiliser la FNAC comme intermédiaire pour la F1. Je ne sais pas qui prend un bénéfice éhonté mais il semble que la différence entre le prix réel de prato et la somme payée est exorbitante.

Il y a là plus de trente stands, une scène immense où se produisent des DJ de renommée internationale et les plus grandes stars du sport automobile. Tout au long du week-end, on peut tester ses compétences dans plusieurs jeux d'adresse, y compris un défi d'arrêt au stand pour simuler le changement des pneus de la voiture. Il y aura également des expositions de voitures, des F1 anciennes, des simulateurs de conduite et des coins de vente pour les produits officiels du championnat, des équipes et de la course. Pour se rafraîchir, il y aura un marché alimentaire avec une large sélection de cuisine de rue et gastronomique en théorie mais ça ne semble pas vraiment ragoûtant. On repaire un bel espace Prato, près du pont qui enjambe le circuit mais qui est aveugle pour éviter, sans doute, que des inconscient balancent des cannettes sur le pilote qu'ils n'apprécient. On trouve un deuxième espace Prato où on accède à travers bois et où on regarde les essais qualificatifs de la F2. Contre les barrières des tifosis on découpé des arbres et montent sur les troncs couchés pour améliorer la vue. On en voit un inoccupée et on entreprend d'y grimper, mal nous en prend, car une fille sort du taillis pour nous dire en italien "pas touche, c'est le notre", inférieur en nombre et en matériel, on choisit une retraite prudente Nous tournons autour du circuit, jusqu'à la variante Ascari pour essayer de repérer les meilleurs Prato. C'est très agréable d'assister à ce grand prix avec un passionné éclairé qui connaît tous les virages, les endroits où il est possible de dépasser, les techniques, en s’arrêtant au moment opportun, pour gagner une place sans s'engager dans un dépassement risqué. Titouan m'explique les endroits où on rétrograde de 7 en 5, les endroits où on utilise le DRS, où on recharge sa batterie. Le DRS ( Drag Reduction System )est un dispositif qui aide à gérer les turbulences aérodynamiques de la monoplace lors du dépassement. Dès lors, l’usage à bon escient du DRS devient une véritable art du pilotage pour les pilotes de F1.

En fait, au restaurant Ratana quand on regardera le nombre de kilomètres parcourus, on a marché 16 kilomètres. Il faut absolument que demain, je trouve un moyen d’être bien placé, la nuit va porter conseil. https://www.lemounard.com/2024/09/italie-milan-le-restaurant-ratana.html.

Le matin nous prenons le petit déjeuner vers 8h30, rendez vous à 11h mais avant, on se met sur mon ordinateur pour essayer de mieux se placer sur le circuit. On trouve 2 places à l'intérieur de la parabolique, juste au bout d'une longue ligne droite. La parabolique s'appelle désormais « Curva Alboreto », vingt ans exactement après la mort du pilote milanais, survenue en 2001 lors des essais au Lausitzring. La courbe qui précède la ligne droite d’arrivée de l’Autodromo Nazionale de Monza est l’une des plus emblématiques du sport automobile et a contribué à faire du circuit l’un des plus rapides au monde. La Parabolica a été construite en 1955, prenant la place de deux virages en épingle à cheveux pavés de cubes de porphyre et reliés par une courte ligne droite. Elle tire son nom de la conception et de la trajectoire qu’elle décrit : une ligne d’arc montant, semblable à un arc parabolique. 

Nous sommes dehors vers 11h, métro jusqu'à la gare centrale, un plat de tagliatelles à l'essence de truffe dans un des stands du Mercato central, train jusqu'à Monza puis navette. Une tempétature saharienne, on achète 2 bouteilles d'eau et j'avise une casquette Ferrari de Vetel en solde, 20 euros. Je suis capé et protégé pour la journée. On assiste à la course sprint de la F2 avant les qualifs de la F1.

Oliver Bearman s' impose.  Sur le podium, il devance Victor Martins et Joshua Dürksen, tandis qu'Isack Hadjar parvient à accrocher le top dix.Les pilotes de F2 sont les aspirants à la F1 et ils prennent des risques incroyables. Beaucoup d'accrochages et quelques crashes. Bearman a été titularisé à deux reprises cette saison, une avec Ferrari (Arabie saoudite) et l’autre avec Haas (Azerbaïdjan), l’Anglais s’est toujours distingué. À Djeddah, certes au volant d’une voiture capable de jouer le haut du tableau facilement, il a terminé 7e au lendemain d’avoir frôlé le passage en Q3 pour ses premières qualifications en F1. À Bakou, il a dominé tout au long du week-end son coéquipier Nico Hülkenberg pour décrocher le dernier point en jeu lui offrant un taux de réussite de 100% en deux Grands Prix. Il a même presque réussi à faire oublier l’absence de Magnussen, qu’il remplaçait à cause de sa suspension.


Nous assistons ensuite aux essais qualificatifs de la F1. Nous sommes placés sur les gradins de la parabolique intérieure juste sous le grand écran qui nous permet de suivre chaque pilote secteur par secteur.  La première séance, Q1, dure 18 minutes. Seuls les quinze pilotes les plus rapides ont accès à la seconde séance, Q2, qui dure un quart d'heure. Les dix meilleurs peuvent enfin disputer la Q3 (anciennement appelée « super pole ») pendant 12 minutes. Ricciardo échappe de peu à l'élimination avec son tour en +0.990 alors que Tsunoda, premier pilote dans la zone rouge, a bouclé son meilleur tour en +1.034. Pour le novice Colapinto, qui remplace Sargeant chez Williams, pas de miracle. Les éliminés en Q1 : Tsunoda, Stroll, Colapinto, Bottas, Zhou. Modeste satisfaction pour nous français, les 2 Alpines vont en Q2. Quelques émotions : Piastri fait un tout droit dans le premier virage et Colapinto se fait des frayeurs dans le second virage Lesmo.

Le Grand Prix d’Italie compte un total de 11 virages. Ce nombre est assez faible par rapport aux autres circuits . Cela a une conséquence évidente : une vitesse phénoménale. En revanche, s’ils sont peu nombreux, ces virages ne peuvent généralement pas être pris à grande vitesse.

Juste après le départ, il y a un long tronçon où les pilotes peuvent faire travailler leurs moteurs jusqu’à la première chicane. Dans cette Variante del Rettifilo, la vitesse doit être réduite, mais dans la faible Curva Grande, les pilotes peuvent à nouveau rouler à pleine vitesse. Vient ensuite la chicane ‘Della Roggia’ avant que les pilotes n’empruntent le Curve di Lesmo. Deux virages à droite, dont le second peut être conduit à une vitesse plus élevée. Après ces virages, en effet, suit une longue ligne droite jusqu’à la troisième et dernière chicane. Cette Variante Ascari constitue l’avancée vers la Curva Parabolica, le grand virage de Monza. C’est un virage délicat où les dépassements sont encore plus difficiles.


En Q2, les Alpine sont à leur place, 14 et 15, Alonso échoue d'un rien, les autres éliminés, Magnussen et Ricciardo. C'est très spectaculaire, à un moment, on voit Gasly septième puis il rétrograde inexorablement avec les temps que tous ses adversaires réalisent. En Q1, on espère un moment que Leclerc sera en Pole puis dans le dernier tour chronométré 3 voitures le devancent. Nous avons les yeux rivés sur l'écran géant,les secteurs sont décomposés et on constate que chaque voiture a son secteur préférentiel. C'est très serré. C’est le pilote McLaren Lando Norris qui  décroche la pole position et dev, ance son coéquipier Oscar Piastri pour un dixième. Suivent Russell, Charles Leclerc, Carlos Sainz, Lewis Hamilton, Max Verstappen, Sergio Perez, Alex Albon et Nico Hülkenberg . Les Red Bull sont à la peine ce qui n'empeche pas un clan de mexicains de s'enthousiasmer bruyament pour Perez. Nous quittons le circuit. Force est de constater qu'en Italien Ferrri est un religion et ses pilotes sont les idoles d'un culte qui a ses grands prêtres.


Grosse entorse à l'écologie, l'Héliport immense dédié aux invités du Grand Prix d'Italie de Formule 1 qui souhaitent profiter de transferts en hélicoptère ou d'escales d'hélicoptères privés.
           La foule qui s'écoule vers le départ des navettes est impressionnante. longue queue avant de pouvoir monter dans un bus. Ensuite train pour la gare centrale , taxi jusqu'à l’hôtel puis repas dans ce superbe lieu Il Marchese di Milano. https://www.lemounard.com/2024/09/italie-milan-restaurant-il-marchese-di.html. Le Dimanche, jour du Grand Prix. Plutôt que de déjeuner sur le circuit, nous allons chez notre poissonnier préféré au mercato central, on choisit nos anchois et nos calamars frais et on nous les fait frire, délicieux.
En arrivant au circuit, on fait provision de bouteilles d'eau car le soleil est implacable, le temps est orageux mais la pluie n'est prévue que cette nuit. Titouan cède et s'offre le tee-shirt officiel de la scuderia. Pour que le cadeau soit idéal, j'ai commandé une victoire de Ferrari et de Charles Leclerc. En arrivant à la parabolique , c'est un peu difficile de trouver une place car la foule se presse dans les gradins. Comme hier, on s'installe dans l'escalier jusqu'à ce qu'un stewart me demande de m’asseoir sur le gradin. Je m'exécute mais je constate que dès qu'il a tourné les talons, les tifosis ont pris nos places. C'est très chaud dans les tribunes et une discussion orageuse a lieu juste derrière moi. 4 jeunes ont pris des places pendant que ceux qui les occupaient s'attarder aux stands de bouffe et de bière. Le ton monte, les visages se touchent presque, personne ne cède, un vieux me pousse pour rentrer dans le lard des jeunes, puis les jeunes restent à leur place et les autres cherchent un coin où se poser. La F2 se termine avec une surprise. Les favoris étaient au stand quand la safety car est intervenu après un accrochage et
Gabriel Bortoleto remporte la course de Formule 2 à Monza en partant de la dernière ligne sur la grille. Il devance Zane Maloney et Richard Verschoor. Martins échoue à la sixième place, tandis que français Hadjar ne fait pas mieux que 12e alors qu'il est leader du championnat. Ensuite , les VIP sur de longues remorques à l'air libre ou dans des vans font le tour du circuit où les fans arborent les couleurs rouges, puis les safety cars, font un dernier tour d'inspection pour vérifier que le départ peut être donné dans les conditions optimales de sécurité.

Un grand moment de Monza, l'hymne italien Fratelli d’Italia est joué et chanté par 100000 spectateurs. Tous espèrent,sans trop y croire, le rechanter au moment du podium si une des voitures au cheval cabré remporte le Grand Prix. D'abord le tour de chauffe pour que les voitures se mettent en place sur la ligne. C'est un moyen de voir les 20 pilotes à vitesse réduite et de se mettre les voitures dans l’œil.Le départ est donné, on doit attendre une bonne minute pour que les bolides passent devant nous. Norris garde la pole jusqu'au premier virage, Leclerc passe devant Russell puis  profite de la bataille entre Oscar Piastri et Lando Norris dès le premier tour. Chez Mac Larren, bêtement, il n'y a pas de premier pilote, bien que Norris soit en position d'inquiéter Verstappen pour le titre. Piastri attaque agressivement son équipier dans la chicane, Les deux pilotes McLaren risquent la collision, Piastri passe et Norris, se fait doubler aussitot par Leclerc. Quand les voitures passent pour la première fois devant nous, les tifosis acclament Leclerc qui talonne Piastri, il y a déjà un petit trou derrière. Hulkenberg percute Tsunoda qui abandonne. Les arrêts au stand se succèdent et les pilotes passent en gomme dure. Sainz est provisoirement en tête. Titouan m"explique l'undercut. Quand l’écart avec la monoplace poursuivie est trop important pour un dépassement, le pilote « chasseur » peut envisager de la dépasser à la faveur des arrêts aux stands. Par un undercut par exemple comme Norris qui devance maintenant Leclerc.

A la fin du Grand Prix, on observera l'overcut, patience. Nous commençons a gagner des places vers le sommet des gradins et à nous rapprocher de l'écran géant. Les 2 Red Bull sont en tête pendant quelques tours mais Verstappen s’arrête et et son changement de pneus prend 6 secondes, il se retrouve huitième. LAlpine de Ocon est septième avant de rétrograder. Norris s’arrête au 33éme tour. Piastri est largement devant Leclerc mais s’arrête au 39ème tour, Leclerc est en tête. A 9 tours de la fin, Leclerc a 15 secondes d'avance sur Piastri qui lui reprend 2, 5 seconde au tour, on est en haut des gradins et on suit le combat sur l'écran geant. Va t'il tenir et réussir l'overcut? Encore 7 tours et seulement 9 secondes d'avance pour Leclerc, Sainz qui suit la meme stratégie est encore troisième. C’est une pratique beaucoup plus dure et rare que l’undercut. En effet, c’est l’inverse de l’undercut. Le principe consiste à rester en piste le plus longtemps possible alors que le concurrent s’est arrêté. Cela ne marche pas sur tous les circuits, mais peut être efficace sur les circuits courts, à basse vitesse comme Monaco, à Monza, ça parait gonflé mais on y croit. Norris dépasse Sainz et les 2 Mac Larren sont aux trousses de Leclerc. Presque 6 secondes à 2 tours de la fin,ça va le faire. Leclerc gagne, Monza est en transes, l'extase, il l'a fait. superbe Grand Prix. Titouan doit aller prendre son train vers 18H40, on assiste au tour d'honneur de Leclerc, Monza chavire.


 On doit partir, les tifosi sont restés et la foule est moins dense qu'hier pour aller à la navette,on a un train de suite pour rentrer sur Milan. Pendant ce temps, sur le circuit, l'hymne italien est entonné par 100000 tifosi.  On prend les bagages à la consigne, on va chercher sandwiches et boissons et Titouan monte dans le train précédent.  Superbe week-end end avec notre petit fils et la cerise sur le gâteau, Ferrari prophète en son pays.




 

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