Pour redescendre du mont Misen, nous prenons un itinéraire différent,
théoriquement moins difficile, qui passe par le temple Daisho-In. Au
démarrage, au moins, il semble pavé de meilleures intentions. Il y a quelques paliers où il est possible de reprendre son souffle et se reposer. Dans la montée nous avons été dépassé puis largué par un groupe d'adolescents qui couraient comme des dératés. Un de ceux qui étaient les moins prudents est allongé là, avec un accompagnateur, cheville bandée. Ils attendent les secours pour soigner une entorse ou une fracture.
La descente st plus sécurisée et on peut se cramponner à la rampe quand la pente est trop abrupte.
Nous faisons la descente avec 2 couples de bourguignons sympas qu'on dépasse ou qui nous rattrapent au gré des pauses repos. On suit maintenant un petit torrent qui nous mène en douceur au temple Daisho-In.
La descente est pénible et les muscles des jambes de Catherine se tétanisent complètement, je dois lui donner le bras jusqu'à un muret à l'entrée du temple. Pour y accéder on doit grimper un très long escalier et seul Serge et moi décidons de faire la visite pendant que ces dames se reposent à l'ombre d'un arbre en nous attendant. 
Daishô-in est un temple bouddhiste au charme inimitable . La création de ce temple remonte à un peu plus de 1.200 ans, à l'initiative du philosophe et poète religieux Kôbô-Daishi (Kûkai). Au-delà de ses escaliers rutilants (et ses moulins à prières renfermant des sutra à faire tourner en entrant) et de ses bâtiments majestueux, c'est l'ensemble des figures bouddhiques disséminées dans le temple qui séduit totalement. Car Daisho-in se visite au feeling, à la recherche des représentations religieuses bienfaitrices, béates ou plus nobles. Ici, les trois singes de la sagesse se cachent derrière un buisson. Là, des bébés Bouddhas flânent dans l'herbe, entourés de feuilles de momiji . Le long de l'escalier, on admire 500 bouddhas de part et d'autres.
Comme d’habitude à l’entrée du Temple, les gardiens Nio éloignent les mauvais esprits et ont pour mission de maintenir la philosophie Bouddhiste sur terre.
Nous allons assister, par hasard, à une scène étrange. L'esplanade est envahi de fumée, les silhouettes fantomatiques des fidèles qui dansent apparaissent vaguement dans les volutes. Quelle est cet cérémonie ? Daisho-In est l'un des 88 temples du pèlerinage de Shikoku. Le chemin de pèlerinage de Shikoku est l’un des rares pèlerinages circulaires au monde. Il comprend 88 temples officiels et de nombreux autres sites sacrés où Kukai (Kōbō Daishi) aurait été formé ou aurait passé du temps au cours du 9ème siècle. En marchant, l’ensemble de la route longue d’environ 1200 kilomètres permet de découvrir l’environnement naturel abondant de Shikoku et de se mélanger aux populations locales.
Seul Serge a le courage de monter jusqu'àu Senjo-Kaku. C'est le plus grand bâtiment en bois de l'île et a été appelé Senjokaku car il a une taille de 857 tatamis. Il date de 1587. Depuis que la construction a été arrêtée en raison de la mort subite de Hideyoshi, le plafond est resté inachevé avec une partie des poutres et chevrons du toit exposés. Il donne sur une pagode à 5 étages très colorée construite en 1407.
Nous arrivons près du Torii désormais à marée basse. Nous passons devant le Hsukushima-jinja que nous ne visiterons pas, nous désirons profiter du onsen avant le repas kaiseki du ryokan.

Pour nous récompenser de l'effort fourni, nous prenons une excellente glace dans la rue principale avant de reprendre la rue qui mène au ryokan.


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