Ce matin, le réveil a sonné à 6h. Les réceptionnistes nous accueillent en bas avec une petite collation, café ou thé, quelques petites choses car la salle à manger n'est pas ouverte. Elles sont d'une politesse exquise et d'une extreme gentillesse et se prosternet à tous propos. Nous prenons la route du port, les filles trainent un peu pour prendre quelques photos, Serge marche en tete, le ferry est là, pret à partir. On y arrive juste avant que le pont qui le rattache au port soit retiré mais au Japon quand c'est l'heure, c'est l'heure. Le préposé n'admet pas de passager quand la minute fatidique sonne et on reste à quai. Ce sera problématique pour attraper le train de 8h25. Heureusement, sur une autre partie du port, il ya une autre compagnie qui relie l'ile au continent. On paye le passage qui n'est pas dans le JR pass et on embarque. A l'arrivée, un train nous attend mais c'est une compagnie différente et on doit courir jusqu'à la gare JR. On monte en catastrophe dans le premier train et on a juste le temps de monter dans le Hiroshima-Osaka de 8h25. Arrivée à l'heure, naturlich, Himeji à 11h07.
La ville présente une très large avenue qui mène de la gare
A noter, au Japon, que les plaques d'égouts sont toutes personnalisées dans chaque ville et qu'Hélène fait une collection de plus remarquables comme, ici, à Himeji, les grues. Symbole d'amour et de fidélité, les couples étant monogames, la grue du Japon est importante dans la culture asiatique. On la retrouve souvent dépeinte dans l'art japonais. L'oiseau pouvant vivre des dizaines d'années, l'espèce est également souvent associée à la longévité, voire à l'éternité.
Nous partons, après cet excellent repas, pour la visite du chateau du Héron Blanc, Himeji-jo qui est inscrit à l'Unesco. "Himeji-jo est l'expression la plus parfaite de l'architecture de château du début du XVIIe siècle au Japon. Il comprend 83 bâtiments, avec des dispositifs de défense très élaborés et d'ingénieux systèmes de protection édifiés au début de la période du shogunat. C'est un chef-d'œuvre de construction en bois qui associe un véritable rôle fonctionnel à un grand attrait esthétique, par l'élégance de son aspect et ses murs de terre blanchis, et par la subtilité des relations entre les masses des bâtiments et les multiples plans de ses toits."
A l’origine, les bâtiments du château et ses douves s’étendaient jusqu’à l’actuelle gare ferroviaire de Himeji.
Seule des trois douves d'origine de Himeji-jo subsiste. C'est goku-bori, ou douve intérieure, il est possible de s'y promener
en bateau. Ces douves ont une largeur moyenne de 20 m et une largeur maximale de 34,5 m, la profondeur est quant à elle établie à 2,7 m environ.
La porte Otemon est l'entrée principale du château de Himeji. Elle donne
accès à la partie gratuite du site qui s'étend jusqu'au troisième mur
d'enceinte connu sous le nom de San-no-maru. Cette partie du château
dispose d'une grande pelouse plantée de nombreux cerisiers très
populaire pour pique-niquer au printemps lorsque les arbres sont en
fleur. Le parc du
compte plus d'un millier de cerisiers. Au printemps, sa façade blanche
semble émerger d'un océan de fleurs roses. C'est l'endroit idéal pour
s'adonner au hanami (contemplation des fleurs de sakura). fleurissent de façon spectaculaire. Ce site est l'un des meilleurs endroits du Japon pour admirer les cerisiers en fleurs.
Comme le château actuel a été fondé après l’unification du Japon en 1603, il n’a jamais été attaqué. Pendant la seconde guerre mondiale, la ville de Himeji a été bombardée par les armées américaines et une bombe est tombée dans le donjon du château. Mais miraculeusement, cette bombe n’a pas été explosée : le lendemain du bombardement, le donjon debout a donné aux habitants la force de vivre et reconstruire la ville.
Le bâtiment le plus remarquable du château de Himeji est son daitenshu, le donjon principal (dai signifie « grand » et tenshu « donjon »). C' est le plus grand donjon parmi les 12 chateaux antérieurs au XVIIème siécle dont le donjon subsiste. Le daitenshu aux murs de bois blancs mesure 31,5 mètres de haut et possède sept étages,iste incluant la cave en pierre qui sert de base et qui lui confère une hauteur totale de 46,3 mètres. Il est flanqué de trois kotenshu, des donjons secondaires plus petits reliés par des passages couverts appelés watari-yagura, et tous ces bâtiments sont désignés comme trésors nationaux.
Le domaine du château comprend 83 batiments.
On compte ainsi des tourelles, des remparts et d’autres éléments architecturaux, beaucoup nommés au patrimoine culturel. Au sommet de la colline Himeyama de 45 mètres, le château de Himeji domine le paysage aux alentours, avec l’interaction des toits et des avant-toits, offrant aux observateurs une apparence différente selon l’angle de vue. Les murs extérieurs du donjon, les couloirs ainsi que les joints des tuiles du toit sont recouverts d’un type de plâtre blanc appelé shiro-shikkui, qui protège le château contre le feu tout en contribuant à la beauté de la structure. Depuis l’achèvement de la construction du château dans sa forme actuelle, au début de l’époque d’Edo, il n’a jamais été attaqué, ni ravagé par un incendie.
On doit quitter ses chaussures à l'entrée pour visiter la tour principale (Dai-Tenshu), dont on voit cinq étages depuis l'extérieur mais qui en compte en réalité six (un même bloc accueille les deux derniers). L'ascension n'est pas aisée, les escaliers très abrupts ont été conçus de façon à ralentir la progression des assaillants. Au premier étage : un musée de l'armement avec armures, sabres et fusils japonais copiés sur des modèles européens.
Depuis le dernier étage, la vue porte loin sur la plaine.
Nous allons visiter ensuite Koko-en, l'ancien quartier des samourais et ses somptueux jardins.










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