mercredi 19 octobre 2022

ITALIE, VENISE, MES TABLES


 Après l'incident à l'aéroport St Exupéry, 3 heures de retard à l'arrivée, un Mars et de l'eau gazeuse offerts par Easy Jet pendant le vol et une fringale à l'arrivée: On s'installe à la Locanda Art Déco, on marche un peu en ville et près du Rialto, planquée au bout d'un impasse , après un dédalle de passages et de venelles, on découvrele Bacarando in Corte dell' Orso. crte dell'Orso , San Marco 5495.

Pour commencer on se jette sur les cicchetti tous plus attrayants les uns que les autres qui font la part belle aux produits de la mer. Les cicchetti sont une des traditions culinaires les plus délicieuses de Venise , des bouchées mangées dans de petits bars avec un verre de vin local ou de Prosecco.

D’origine italienne, les cicchetti sont une véritable institution à Venise. On les savoure souvent debout dans un traditionnel « bacari ». Ces petits bars locaux présentent sur leur comptoir différents types de tapas vénitiens. Accompagnés d’un bon verre de vin, ils sont l’occasion pour les locaux et touristes de passage de se retrouver et partager un moment convivial autour d’un apéritif gourmand.

Dans la cuisine italienne les cicchetti sont de petites portions composées d’un ou de plusieurs ingrédients. Accommodés de produits de la terre et de la mer, ils peuvent être fait d’œufs, de poisson, de charcuterie ou de fromage. Recettes séculaires, certaines saveurs ont traversé les siècles sans perde de leur gourmandise.

Parmi les plus typiques on peut citer la Spienza vénitienne, le potiron en sauce, les anchois marinés ou encore le poulpe. En une bouché c’est toute la saveur de la gastronomie italienne qui charme les papilles. Les olives, la polenta et les légumes gorgés de soleil transforment l’apéritif en une délicieuse expérience. A Venise les chefs regorgent d’imagination pour satisfaire la curiosité de leurs clients. Alors, selon la saison, l’arrivage de poisson et les envies du cuisinier les cicchetti se modernisent et enchantent les voyageurs gourmands."

On choisit ses cicchitti au bar, on paye et on s'installe sur les tables en bois qui occupent une petite courette. Le poulpe , les crevettes, les calamars, les beignets de morue, les aubergines, des petites brochettes de poissons, les anchois posés sur des galettes fondantes et savoureuses de polenta accompagnent notre premier verre de prosecco à prix imbattables. Pour étancher notre faim, on poursuit à l'intérieur avec une assiette de spaghetti à la vongole servie généreusement, al dente avec un verre de vin blanc du Frioul. Belle adresse et accueil très sympathique, sourire et bonne musique, beaucoup de jeunes du viennent boire un spritz avec quelques bouchées. Les 2 adresses de glaciers que conseille le Routard sont surfaites, les glaces crémeuses... pour moi, écœurantes serait un qualificatif plus juste. Donc éviter la Gelatoteca Suso calle della Bissa 5453 San Marco et Gelateria Paolin campo San Stefano 2962. C'est d'autant plus surprenant que partout en Italie on mange des glaces et des sorbets d'une exceptionnelle qualité. Les glaces Grom qu'on trouve partout en Italie mais aussi à Paris et New York sont toujours délicieuse.

 A midi, les 2 jours que nous passons à visiter la Biennale de l'Art Contemporain, nous avons trouvé une petite trattoria remarquable. C'est la trattoria da Denis ,Salizzada dei Greci, 3305, 30122. On y mange des moules et des palourdes sautées, des linguine au noir de seiche, des tagliatelles à la bolognaise, de bons petits vins de Vénétie, une jeune femme souriante et belle, une belle petite trattoria de quartier à 2 pas de la place Saint Marc. Le soir, nous dînerons à le Casa Cappellari, un restaurant de charme du quartier San Polo sur l'autre rive du Rialto. Ce repas fera l'objet d'un article particulier sur le blog.

Le troisième soir, nous dînons à l'Osteria di Santa Marina, campo Santa Marina Castello 5911. Heureusement nous avons Google Map. A partir du Rialto, on franchit quelques canaux puis on prend une venelle très étroite, dans le noir avant de déboucher sur le campo. Le restaurant a une belle terrasse, où nous nous installons d'abord avant de nous raviser et de nous installer à l'intérieur. La cuisine est axée principalement sur les produits de la mer, et le serveur maître d’hôtel charmant vient nous conseiller fortement de suivre les conseils du jour que prodigue le chef.

 Et nous avons choisi Campo Santa Marina, dans le quartier de Sestiere di Castello, le plus ancien de la ville.
C’est pour cela que nous avons voulu réserver une attention toute particulière aux moindres détails.
Avec un ameublement chaleureux et accueillant, en bois aux couleurs délicates,
nous voulons vous offrir un cadre idéal où retrouver la tranquillité de vivre en paix et sans être pressés.
En créant une parfaite mise en place, nous voulons exalter votre expérience
en vous offrant de la créativité et du concret.

 

 

 

 

 

 

 

C’est une véritable osteria, avec une belle cuisine très élaborée. Chic, avec ses nappes blanches, et simple comme un bon vin de la région. Pour sa cuisine, le chef ne retient que le meilleur du marché et tous les plats sont un vrai régal, 

Pas de prosecco ce soir, on attaque directement par un Sauvignon de Vénétie intéressant. On commence par les produits de la mer crus: du thon en carpaccio, la langoustine, des calamars et , à déguster en dernier, les anchois.

Pour suivre, la deuxième assiette est composée des produits de la mer, bouillis cette fois. Jaime moins car les saveurs sont un peu masquées, c'est plus fade et il ne faut pas lésiner sur le poivre.Il y a là des cigales de mer, la seiche, les crevettes, le poulpe, la morue et le crabe.

Le tiramisu est à se damner, crémeux comme ce n'est pas possible , à faire explorer le cholestérol.

Le biscuit est présent mais ne domine pas ce qui évite le spongieux du tiramisu, le che f ne lésine pas sur la crème, le café est présent, l'amaretto aussi, une tuerie pour parler djeun.

Notre adresse du mercredi midi est dans le Dorsoduro proche du musée de Peggy Gugenheim. C'est l'Osteria da Codroma. Un cadre simple, au bord d'un large canal , une ambiance chaleureuse où se mélangent habitués et touristes sur des tables communes, une carte courte avec des sardines marinées, poulpe et polenta, très bonnes pâtes, un petit verre de rouge. Adresse Fondamenta Briati Dorsoduro 2540.

Il fallait bien une déception pour le dernier soir dans la sérénissime, l'Antica Sacristia calle della Corona, Castello 4463. le lieu est superbe qui a une histoire. En effet, ici était située depuis 1966 la galerie d'art du Maître-verrier vénitien Egidio Costantini; la galerie avait été rebaptisée "La Fucina degli Angeli" ( "La Forge des Anges") par Jean Cocteau qui voulait par là souligner la nature de ce lieu de création artistique, où le Maître et d'autres artistes pouvaient réaliser et exposer leurs propres oeuvres. Ici nacquit et se développa un nouveau courant artistique, dénommé justement "La Fucina degli Angeli", guidé par Egidio Costantini lui-même. Quelques-uns des plus grands noms de l'art du XXème siècle sont passés par ici, comme Max Ernst, Pablo Picasso, Marc Chagall.

Nous dînerons dans la cour intérieure, Catherine se limite a une excellente pizza et moi, je coûte 4 fois plus cher et je choisis le repas spécialité de poissons. Je commence par les antipasti de poissons qui manquent de peps, un peu fadasses, insipides, j'utilise le moulin à poivre sans parcimonie.





 

Ensuite, ce sont les taglioini au crabe, bonnes pâtes mais pas de quoi se pâmer ou connaître l'extase. Puis un filet de poison à la méditerranéenne, trop cuit, un dessert sans intérêt. Le vin sauve la mise mais pas une adresse à conseiller, éviter car le prix n'est absolument pas justifié dans une ville où les bonnes tables sont nombreuses quand on s'éloigne des pièges à touristes autour de San Marco. Dernier passage par la place. Les grands cafés rivalisent de musique, ringarde mais c'est bien agréable ou jazzy comme au Quadri.






Nous rentrons à travers ruelles et canaux, un arrêt devant la sublime boutique de Dolce et Gabbana.

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