dimanche 30 octobre 2022

AUTOMNE 2022, MES SORTIES EN FORET, MES RENCONTRES

 L'été en Ardèche a été étouffant, contrairement en 2021, il n'y a pas de champignons dans les bois et la récolte de girolle n'a absolument rien donné. Une rencontre cependant avec un Polypore Soufré.

Celui ci pousse sur un châtaignier.

Le polypore soufré, Laetiporus sulphureus, est un champignon qui pousse directement sur les arbres (vivants ou morts), et plus particulièrement les chênes. Il est disposé en couches successives, souvent superposées. Ce champignon est parfois très abondant et peut ainsi recouvrir le tronc sur une hauteur assez importante !

 On dit qu’un champignon est saprophyte lorsqu’il se nourrit de substances mortes, ce sera donc le cas ici si le polypore soufré pousse sur bois mort, et parasite lorsqu’il pousse sur bois vivant. Le champignon va alors détourner les substances nécessaires à son développement au détriment de l’arbre. Le dessous des chapeaux est jaune citron ou jaune soufré et les pores des tubes sont fins. La chair est épaisse et jaunâtre. Sa chair a un goût rappelant la chair du poulet. La croissance de ses fructifications s’étale sur une période de quatre semaines et ce champignon est peu parasité. l attaque le bois vivant du tronc ou des grandes charpentières et contamine le bois de cœur en épargnant l'aubier. La décomposition du bois (pourriture brun-rouge cubique) est rapide, provoquant la rupture.

En forêt, les arbres atteints n'ont plus de valeur commerciale, ils seront laissés, la présence de bois mort favorisant la biodiversité. Mais aux alentours de zones fréquentées ou de voies de desserte, les arbres contaminés sont systématiquement coupés. Au Canada ou aux USA, les gastronomes l'apprécient pané.

On coupe les polypores soufrés  puis on émince les pieds  pour obtenir des champignons le plus plat possible. Les blanchir 5 min dans une eau bouillante additionnée de sel et diverses épices de votre choix, pour en relever le goût.
Les égoutter et les sécher dans un linge. Casser l'œuf dans une assiette creuse, saler, poivrer, battre l'ensemble, y passer les champignons pour bien les imprégner de l'œuf puis, bien les sécher dans la chapelure, disposée dans une autre assiette. Passer les polypores soufrés panés dans une poêle bien chaude, bien les faire dorer des deux côtés, et dresser immédiatement sur plat de service ou directement sur assiettes.


En Margeride , j'ai trouvé quelques beaux gomphides glutineux et des tapis de Lacaria Amethystina.

Chapeau de 2 à 5 voire 7 cm, mince et délicat, à marge enroulée puis ondulée; couleur améthyste (violet) devenant pâle et presque blanc en vieillissant.Lamelles épaisses, espacées et saupoudrées de blanc (par les pores) à maturité.Pied : long, mince et sinueux, de 5 à 10 cm, souvent feutré de blanc à la base, de même couleur que le chapeau. Odeur délicatement fruité.. Il aurait la désagréable propriété d'accumuler les substance radioactives.


Dans d'épais tapis de mousse humide,j'ai eu le bonheur de trouver quelques cèpes.



 







La golmotte ou amanite vineuse ou rougissante ’amanite rougissante un chapeau de 4 à 20 cm est de couleur brun rosé, parsemé de petites verrues (provenant du voile) blanc cassé ou crème ochracé, qui peuvent être lavées par la pluie, avec des lames tachées de rose et dont le pied subbulbeux est de couleur blanchâtre à brunâtre et mesure 6-22 cm sur 1,5-3,5 cm. Elle a une chair blanche qui rougit dans les blessures et à la cassure.

l’Amanite rougissante ou Golmotte (Amanita rubescens) est un excellent comestible à faire en sauce.

  1. Nettoyez et coupez vos golmottes en petits morceaux.
  2. Faites revenir vos Amanites rougissantes dans une poêle avec un peu de beurre. Et faites réduire puis poivrez et salez. Réservez.
  3. Faites cuire vos tagliatelles selon vos préférences. Égouttez et Réservez celles-ci.
  4. Remettez vos pâtes dans la casserole avec vos amanites rougissantes cuites et ajoutez-y généreusement de la crème fraîche. Faites réchauffer tout en mélangeant.
     



    A la fin de cette cueillette, sur le chemin de retour, c'est l'époque du brame et je tombe sur la fuite éperdue de 4 biches qui répondent à l'appel du mâle.Autre sortie près du Puy de Dôme, rien dans les bois de feuillus et de conifères, je décide de conclure en allant dans les près, quelques marasmes et des coulemelles.


  5. Les coulemelles (Macrolepiota procera) se ramassent de la fin du printemps à novembre, selon les conditions météorologiques, dans les prés, les pâtures, les bois ainsi qu'au bord des chemins et routes de campagne, en ronds de sorcières ou en isolées. Toutefois, le début de l'automne à savoir septembre et octobre sont les mois les plus propices à la cueillette. Régis Marcon propose une recette qui doit plaire aux enfants, la coulemelle en croque-monsieur.
  6. Un autre de mes spots favoris, du coté de St Germain Lherm et St Allyre d'Arlanc. Beau panier un après midi, quelques cèpes, des Girolles, cibarius et améthisteus) Pour amethysteus, le chapeau présente des petites écailles violacées ou lilas sur fond jaune ochracé.




    Le meme jour, belle cueillette de chanterelles en tube et de beaux pieds de mouton.







    Une découverte sympa, l'hygrophore des près, hygrocybe pratensis. C'est un bon comestible mais il faut le protéger car il a tendance à se raréfier. De couleur fauve orangé vif, il peut être plat ou mamelonné. Son diamètre oscille entre 2 et 6 cm. Avec le temps, il peut se craqueler sur les bords.


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