mardi 27 septembre 2022

UNE SORTIE EN ARDÈCHE, LES CÈPES DU PAL


 De passage 2 nuits et un jour en Ardèche, pour entreprendre quelques travaux, je me lève à 7h pour voir si mon coin à fayards daigne me donner quelques girolles pruineuses ou quelques jolis cèpes. Personne sur le site mais pas une tache orangée sur le tapis de feuilles mortes, pas de cèpes non plus. Je monte plus haut en direction de Rieutord. Les bois sont très humides, la température fraîche, 7 ou 8°, surprise, les premières craterelles émergent de la mousse, nous sommes dans un bois majoritairement de conifères avec quelques hêtres. Je trouve quelques bolets bais, des lacaires améthystes, de minuscules pieds de moutons roux et de rares girolles.

je débusque enfin un bel edulis célibataire et bien seul sur son ile déserte. Il y a aussi des golmottes, des lactaires délicieux, la pousse de craterelles s'annonce bien, ce sont des craterellus lutescens exclusivement, la chanterelle jaune. Je suis venu pour les cèpes et je me prépare de redescendre à 600m quand je croise une dame qui a 5 ou 6 beaux cèpes dans le panier et qui me demande  si les bolets bais sont comestibles. Je lui explique aussi la différence entre girolles et fausses girolles. Son mari déboule avec un plein panier de cèpes certains un peu avancés. Ces gens là sont sympas qui m'indiquent , en gros, mais avec une précision qui fait que je ne peux pas me tromper, le spot où il a trouvé ses cèpes. C'est une coupe de bois, qui a éclairci la futaie et qui laisse entrer le soleil et la pluie. C'est un peu sportif de monter au sommet entre les troncs et les branches abandonnées anarchiquement par les bûcherons. Il y a quelques amanites tue-mouches et le premier cèpe dodu comme Larcher. Un groupe de " ensuite, é qui pointent à peine la moitié d'une oreille, le second nettement plus replet, puis un premier Aereus.


La cueillette continue tranquille, un petit panier, 2 kilos , peut-être avec une certaine diversité et de beaux champignons ardéchois, souvent sur les chemins qu'ont tracés les débardeurs.


Je retourne à la voiture en suivant une piste forestière très dégagée et très large jusqu'à la sente pierreuse qui me conduit au parking.

Dernier bonheur du jour, au milieu de cette belle piste, un superbe spécimen qui s'attendait de mourir de sa belle mort après avoir disséminé ses spores à tout vent.


J'ai découvert ce nouveau spot car je ne voulais pas aller dans le coin de JP qui m'y avait conduit l'automne dernier, je n'aime pas exploiter les spots de mes amis avant de leur dévoiler un site équivalent.

Les cèpes ardéchois sont délicieux: découpés en fines lamelles sur l'huile d'olive chaude, juste rôti, ils sont superbes et très goûteux, 2 beaux œufs sur le plat à coté, un sel parfumé aux herbes de l'Ardèche. La prochaine fois, les œufs seront pochés. Les moins beaux spécimens seront servi en velouté sans l'émulsion de truffe blanche d'Alba qu'Arkadicz Zuchmanski aime à servir à l'Apicius avec une poudre de trompettes... mais c'est pas mal, déjà.

Superbe sortie autour du 6 novembre, beau panier de chanterelles grises, un tapis de craterelles sur un petit périmètre dont je m'écarte à peune, sur la périphérie un beau cèpe, quelques pieds de mouton rufus, quelques girolles mais je n'avais jamais vu un telle quantité de chanterelles grises.



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