Deuxième sortie en Margeride. Étant donnée la fréquentation du lieu, j'ai mis le réveil plus tot pour essayer d’être sur zone vers 8h. A partir de St Flour, les creux du paysages vallonné sont remplis de coton, puis quand on émerge du brouillard et qu'on roule plein est, on est ébloui par le soleil. Je me rend directement à l'endroit où , la semaine dernière, j'ai connu un beau succès. Pas de voiture, bon ou mauvais signe ? la pousse est elle déjà terminée? Je passe un bon quart d'heure avant de découvrir enfin un bel edulis, il est planqué dans de hautes myrtilles, un peu avancé déjà mais c'est le premier et le seul. Je croise un couple qui en a 5 ou 6 et qui me dit qu'ils habitent sur place et qu'ils sont là depuis 6h. Ils ont démarré à la frontale. Je m'enfonce sans plus de succès et je repart un peu plus loin. Il y a quelques voitures et je me gare quand je suis enfin seul. Je croise quelques ramasseuses bredouille, et je suis désespérément capot. 
Une dame me dit qu'elle a eu plus de chance que la semaine dernière et qu'elle a fait son panier dans 2 bois. Je repars tenter ma chance plus loin. Je ne sais pas pourquoi mais depuis toujours quand je prospecte un nouveau coin, j'attaque systématiquement le bois au dessus de la route en négligeant celui qui est au dessous. Je décide de changer cette habitude. Pas plus de succès sur les 40 premiers mètres, le bois est bien ordonné, un tapis épais de mousse, des bandes de myrtilliers. Je découvre enfin le premier; il sort à peine un bout de chapeau mais une longue queue très saine est planquée dans la terre.Je continue en décrivant des cercles concentriques. 
Après une première découverte, les mouches changent d’ânes, le rythme ralentit, on est comme un épagneul qui vient de sentir la belle mordorée. Les yeux scrutent, on observe le plus petit renflement sous la mousse jusqu'à détecter un doublé sous les épines et sous la moquette. Un superbe Aerius et puis d'autres edulis. Il y a beaucoup de bolets bais que j'ai décidé de ne pas ramasser aujourd'hui



Autre curiosité, de nombreux gomphides glutineux. C'est un champignon comestible après avoir enlevé la pellicule visqueuse qui couvre le chapeau. Ce champignon possède une cortine colorée de spores noirâtres. Ici, le chapeau est gris violacé, les lamelles décurrentes et espacées, la base du pied est jaune soufre. On lui donne différents noms comme le baveux ou le pied de Rhubarbe. Régis Marcon conseille de ne garder que le chapeau qu'e l'on pèle. Il est légèrement acidulé, fait un bel effet dans la fricassée ou la pizza au champignons.
Le panier se remplit peu à peu, je décide d'aller prospecter le premier bois qui m'avait réussi la semaine précédente. Quelques autres beaux spécimens.

Je croise un ramasseur qui vient d'Ytrac près d'Aurillac. Il n'a pas grand chose, des cèpes un peu vieux et...il est satisfait par son plat de girolles qui n'en sont pas : Ce sont des Omphalotus Olearius, le clitocybe de l'olivier qui provoque des gastro-entérites sévères...Il faut rappeler que les girolles possèdent des plis et pas des lamelles.Lundi, aucun succès au col de la Moreno, qualques erythropus et c'est tout...
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