En quittant le Mitsui Garden Hotel Hiroshima, on prend d'abord le bus qui s'arrete de l'autre coté de la rue et nous dépose à la gare. Il y a un train toutes les 20 minutes Sanyo JR qui nous dépose à la gare de Miyajima, Miyajimaguchi ItsuHatsukaichi, on marche 2 minutes en suivant le flux des voyageurs jusqu'au ferry, qui, en 10 minutes nous pose au port de Miyajima.
On a une vue sur les montagnes embrumées qui ceinturent la baie, sur les parcs à huitres qui ont une réputation inégalée au Japon mais l'attraction majeure c'est le torii du sanctuaire shinto d'Itsukushima. Cette porte vermillon qui trempe les pieds en bord de mer constitue un paysage classique de l’imaginaire du Japon traditionnel. Ce torii marque l'entrée du lieu le plus sacré de l'île de Miyajima. Depuis trois siècles, les huîtres de Miyajima sont considérées comme les plus raffinées, notamment dans des préparations au barbecue. D’ailleurs, en France, ce sont les huîtres japonaises qui sauvèrent l’ostréiculture après une épizootie dans les années 1970. Et ce sont les huîtres portugaises, qui avaient remplacé les plates sur les côtes françaises au milieu du XIXe siècle, qui firent les frais de cette maladie virale.
Le torii flottant" de Itsukushima, bâti dans le sable, est notamment célèbre pour subir les marées sans sourciller ou presque. Il a subi d'importantes rénovations en 2022.
C’est l’emblème de l’île et il est classé au Bien culturel important. Le Torii actuel date de 1875 et c’est le 8e portique depuis sa première construction en 1168. Il fait 16.6m d’hauteur avec environ 60 tonnes. Son toit en écorce de cyprès japonais a une longueur de 24.2m. Les piliers principaux, 9.9m de périmètre, sont en bois de camphrier de plus de 500 ans et ils sont soutenus par 4 piliers en bois de cèdre japonais. La barre transversale sous le toit est en partie vide et est remplie de pierres d’environ 5 tonnes. Elle sert au poids du portique qui se tient seulement par son propre poids. C’est une construction impressionnante car la différences des marées y est importante : à la marée basse, on peut s'avancer jusqu’au pied du portique (il est situé à 200m du sanctuaire).
Le ferry avance lentement pour qu'on puisse admirer le torii sous toutes ses coutures. Nous entrons dans le port et débarquons sur l'ile, on soit le bord de mer en tournant sur la droite, comme à Nara les cerfs sita sont les maitres des lieux.

Sur la rive opposée, on aperçoit un temple gigantesque dont personne ne veut nous dire à quoi il correspond.. est ce une secte japonaise ? quand on demande aux gens de quoi il s'agit, réponses évasives, comme si le lieu était sulfureux...J'ai trouvé ce message sur le net : "Aujourd'hui, un de mes collègues m'a emmené (au hasard) à Oshajo et dans un musée d'art attenant à Hatsukaichi, Hiroshima. C'est l'immense bâtiment blanc situé sur la montagne qui fait face à Miyajima. Tout dans cet endroit était opulent et assez étrange, mais intéressant en même temps."voici le résultat de ma recherche : Le musée a été créé en 1981 selon les principes de la société religieuse Byodo Daieikai pour exposer la collection d'œuvres d'art et de trésors de la société. Il s'appelait à l'origine Oshajo Bijutsu Homotsukan, bien que son nom ait été changé en Umi-Mori Art Museum en 2005. Le musée a été fondé par Umemoto Reikiyo, le premier président de Byodo Daieikai. Depuis sa création, le musée a continué à collecter, préserver, rechercher et exposer des œuvres d'art et des trésors, sur la base de la conviction du fondateur selon laquelle l'art doit être partagé avec le monde et non stocké en privé. Dans le cadre du travail philanthropique de Byodo Daieikai, le musée organise des expositions et publie des recherches sur sa collection, etc., dans le but de contribuer à l'harmonie sociale à travers la transmission de l'art et de la culture.
Nous admirons le torii depuis le rivage.
Puis nous allons prendre possession de nos chambres dans le ryokan Kikunaya.
A partir du torii, on regagne la rue principale avec les commerces puis on tourne à gauche dans une rue qui monte en direction du mont Misen, dont nous ferons l'ascension cet après midi. Le ryokan se trouve 335 Miyajima-cho. Nos chambres sont typiquement japonaises, des tatamis, vue sur le torii. Les ryokan sont l'illustration parfaite de l'omotenashi, ou l'art de l'hospitalité à la japonaise. Ce type d'hébergement aurait vu le jour au Japon au VIIIe siècle. On dit même qu'il s'agit du plus ancien type d'hôtel au monde. Les ryokan sont véritablement ancrés dans la tradition japonaise: un sol en tatami, des futons, des bains privés , le yukata (kimono d'été), un somptueux dîner maison kaiseki. Le personnel vous expliquera les coutumes japonaises comme enlever ses chaussures en intérieur, se baigner dans un onsen, porter le yukata (kimono d'été généralement porté au sein des ryokan).


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